[25] Vu du Doubs n°167 avril 2009
[25] Vu du Doubs n°167 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°167 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : logement, le Conseil général accompagne vos projets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les correspondants de nuit veillent sur les Bisontins Reconnaissables de loin à leur parka jaune, ils arpentent les rues, 365 nuits par an, de 20h à 1h l’hiver, de 20h à 2h l’été. « Ces médiateurs ont une mission de prévention pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie dans sept quartiers actuellement », indique Lazar Hakkar, adjoint au maire chargé du contrat local de prévention et de sécurité. « L’adhésion des bailleurs sociaux au dispositif leur permet d’accéder aux communs des immeubles, ce qui constitue un atout. » Le dispositif a été lancé en 2007 pour trois ans, par la Ville avec le concours du Conseil général. À mi-parcours de l'expérimentation, le bilan est encourageant. Un coup de frein a été donné à la progression des troubles nocturnes, des dégradations et des incivilités, observée entre 2005 et 2006. « L’objectif des correspondants de nuit est de répondre à tous les appels dans le délai d’un quart d’heure », précise Frédérique Petitcolin, responsable de la mission Tranquillité publique. Ce qu’ils parviennent à faire dans plus de 80% des cas, selon une enquête récente. Complémentaires d’autres dispositifs, « les canaris », comme les appellent les jeunes, ont trouvé leur place dans la volière bisontine, et rétablissent le dialogue là où il était rompu. 26_vu du doubs_avril 2009 La prévention de la délinquance juvénile est une priorité dans le Doubs. « I zoom I Délinquance : la prévenir et la guérir avant de recourir aux sanctions Certes le Doubs affiche une situation plutôt favorable avec un taux de criminalité qui le situe au 56 e rang des 96 départements. Toutefois, le taux de délinquance juvénile est supérieur de 4,3% à la moyenne nationale. Ce qui justifie pleinement d’en faire l’une des priorités du premier Plan départemental de prévention de la délinquance. La délinquance enregistre une baisse constante depuis 2002 », se réjouit avec mesure Jacques Barthélemy, préfet de Région. Effectivement, le taux a diminué de 21,4% entre 2002 et 2008, contre 13,5% au niveau national. Et la délinquance de proximité, sur la voie publique, a chuté de 42,6% dans le département, contre 34,10% en France. Si les violences crapuleuses (vols à main armée, vols avec violence) reculent de 41,76%, entre 2002 et 2007, les violences non-crapuleuses (atteintes volontaires à l’intégrité physique) augmentent, elles, de 14,7%. Délinquance juvénile, trafic et usage des stupéfiants Plus préoccupant encore, si le taux de délinquance juvénile régresse d’environ 3%, il demeure de 4% supérieur au taux national (22% contre 18%). Ce phénomène touche toutes les communes de plus de 5 000 habitants, hormis Grand-Charmont (15,7%) et Baume-les-Dames (17,8%). Par ailleurs, le département se distingue par une progression des infractions à la législation sur les stupéfiants. Sa situation frontalière n’est bien entendu pas étrangère à ce phénomène. Ce sont autant de préoccupations qui sont au centre du premier Plan départemental de prévention de la délinquance. « Ce plan constitue un guide pratique », commentait le préfet de Région lors de sa présentation. « Il recense une trentaine d’actions menées de longue date, et d’autres que l’on envisage de développer comme la vidéo-protection dans les agglomérations, ou de mettre en œuvre,
Aide éducative : une mobilisation permanente Chaque année, 1 200 jeunes environ, âgés de 12 à 25 ans, sont accompagnés par les quelque 40 éducateurs spécialisés de l’ADDSEA*. Cette mission de prévention, menée à Besançon, Montbéliard et Pontarlier, dans des quartiers qui cumulent les difficultés sociales, est soutenue par le Conseil général à hauteur de 1,9 M € sur un budget global de 2,3 M €. « Chaque éducateur intervient sur un territoire où il s’attache à se faire reconnaître comme adulte référent », explique Tony Morin, directeur du service Prévention spécialisée. « Tout notre travail est basé sur la confiance et la confidentialité. L’éducateur écoute, conseille, oriente, propose, mobilise, en s’appuyant sur le tissu associatif et institutionnel. » Pour les garçons, l’insertion professionnelle, les démarches administratives, les rapports à la justice et à la police arrivent en tête des préoccupations. Pour les filles, il s’agit plutôt de l’accession à un logement, du soutien psychologique et moral... Ce que confirment les éducateurs : « Près de 40% des jeunes que nous rencontrons présentent des états de souffrance psychosociale. » Est-il besoin de préciser que la prévention est une œuvre de longue haleine ? *Association départementale du Doubs de Sauvegarde de l’enfant à l’adulte comme la création d’une maison de la justice pour venir en aide aux victimes, par exemple. » Des acteurs mobilisés Ce plan vise à orchestrer les initiatives conduites par les acteurs de la prévention, à savoir les services de l’État et des collectivités. « Chef de file de l’action sociale, le Département se situe en première ligne », rappelle Claude Jeannerot, président du Conseil général. « Pour faire face aux situations de détresse et de violences de toutes sortes, nous mettons en place des dispositifs ciblés et partenariaux : l’Antenne enfance ado, par exemple, les correspondants de nuit à Besançon. » L’ensemble des acteurs présente un front uni avec l’ambition de réduire autant que possible le recours à la répression. Comment contacter l’Antenne enfance ado « Les passages à l’acte des jeunes sont des messages d’alerte. Mieux vaut en parler avant que tout s’aggrave », avance Françoise Bonvalot, médecin responsable de l’Antenne enfance ado, créée en 2001 par le Conseil général du Doubs, pionnier en la matière. « Nous sommes là pour cela, tous professionnels : pour écouter, conseiller, orienter, proposer un suivi médico-social, le cas échéant, ou encore un suivi éducatif, avec l’accord des parents. » L’an dernier, l’Antenne a reçu 1 800 appels téléphoniques, 2 500 courriers... Enregistrant ainsi une progression de 20%. Sans doute un effet de la loi de Philippe Bas, promulguée en 2007, réformant la protection de l’enfance. Le ministre s’est d’ailleurs inspiré de l’expérience de l’antenne Tél. 03 81 25 81 19. Du lundi au jeudi de 8h à 18h, le vendredi de 8h à 12h. En dehors de ces permanences, le téléphone est basculé sur le 119 (7 jours sur 7, 24h sur 24). Accueil : 23 rue Charles-Nodier, à Besançon. Internet : Les jeunes disposent d’un portail qui leur est réservé, de façon anonyme : www.enfanceado.doubs.fr À cette même adresse, les adultes ont accès à leur propre portail, ainsi que les professionnelsI zoom I Antenne enfance ado En parler, c’est déjà une issue du Doubs pour rendre ce dispositif obligatoire dans tous les départements. La force de l’Antenne réside dans la constitution d’un réseau composé de tous les partenaires institutionnels : services judiciaires, Éducation nationale, professionnels de la santé, Jeunesse et Sport, Direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Tous signataires d’un protocole de collaboration qui vise à détecter le plus tôt possible les situations difficiles afin d’engager les actions préventives adaptées. Le prochain protocole sera élargi entre autres à la Caisse d’allocations familiales, à d’autres professionnels de la santé, aux associations qui œuvrent dans le secteur de la jeunesse. L’effet réseau n’en sera que plus fort. avril 2009_vu du doubs_27



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