[24] Vivre en Périgord n°58 jan/fév/mar 2020
[24] Vivre en Périgord n°58 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (315 x 470) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : logement, l'union fait la force.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 LOGEMENT : L’UNION FAIT LA FORCE ! Avec la nouvelle année, un nouvel outil au service de la Dordogne et de ses habitants a vu le jour. En effet, depuis le 1 er janvier 2020, les deux offices publics HLM existants dans le département, Dordogne Habitat et Grand Périgueux Habitat, ont fusionné pour donner naissance à Périgord Habitat. Ce projet, mûrement réfléchi, s’inscrit dans la volonté de renforcer l’action publique en faveur de l’habitat social pour répondre aux besoins de logement des Périgourdins. La loi ELAN (Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) pose comme obligation, à l’horizon 2021, de réunir plusieurs offices en un afin que chacun atteigne une taille de gestion minimale de l’ordre de 12 000 logements. La possibilité a été laissée dans les territoires ruraux de ne conserver qu’un seul opérateur même s’il se situe en dessous de ce seuil. C'est le cas de Périgord Habitat qui, avec le cumul des « portefeuilles » des deux structures actuelles, avoisine les 10 000 logements. Mutualiser les compétences et les moyens Il ne s’agit pas là de créer une structure supplémentaire ni d’en absorber une au profit de l’autre, mais bien de mutualiser les compétences et les moyens à l’échelle départementale pour agir plus efficacement dans le but de construire et de rénover des logements à vocation sociale. Le Département, moteur de la démarche, a souhaité que ce nouvel outil public ne se cantonne pas aux deux seules collectivités de rattachement des anciens offices Dordogne Habitat et Grand Périgueux Habitat, c’est-à-dire le Département pour le premier et l’agglomération de Périgueux pour le second. A leurs côtés, la Communauté d’agglomération bergeracoise et 5 autres communautés de communes ont déjà annoncé qu’elles adhèreraient à la structure. Ce regroupement est bien plus important qu’il ne le paraît de prime abord. En effet, il ne se réduit pas à une simple affaire de Lego ou d’emboîtement administratif. L’enjeu est tout autre. S’il n’y avait pas eu d’entente au plan départemental entre les deux offices existants, le risque était grand de voir, par exemple, des structures privées avec une assise financière plus forte, issues d’autres départements, prendre pied en Dordogne pour, à terme, se tailler la part du lion au détriment d’acteurs publics locaux. Conserver un outil public Tout l’intérêt de la fusion réside dans l’ambition de conserver dans le département un outil public piloté par les élus locaux, bons connaisseurs des préoccupations de leurs concitoyens et soucieux d’un aménagement équilibré du territoire. Car une politique dynamique en matière de logement social a un impact direct sur le développement local. Tout d’abord, sur le plan économique, les volumes de travaux générés par les constructions et les réhabilitations ont des retombées favorables pour les entreprises du territoire. Ensuite, sur le plan démographique, une offre de logement conséquente à un coût modique, et donc accessible, permet d’attirer de jeunes ménages et des familles, favorisant le renouvellement de UN PÉRIGORD PLUS SOLIDAIRE la population et donnant ainsi une vitalité nouvelle à des secteurs menacés par une baisse du nombre de leurs habitants. La construction ou la rénovation de logements est également souvent l’occasion de réhabiliter dans les centres-bourgs un patrimoine ancien en voie d’abandon et de lui offrir une seconde jeunesse en l’embellissant. Autant de buts d’intérêt général poursuivis depuis de longues années par le Conseil départemental qui finance aux côtés d’autres partenaires (Etat, bailleurs sociaux, communes et communautés de communes notamment) la production de logements rénovés ou neufs destinés à un public de ménages modestes, à l’exemple des familles monoparentales, qui ne trouve pas dans le parc privé une offre adaptée à sa situation. Cette démarche vient en complémentarité de celle des communes qui peuvent proposer, elles aussi, des logements dont elles sont propriétaires. Avec le futur office Périgord Habitat, le Département veut également donner une nouvelle dimension environnementale à la politique locale en faveur de l’habitat social. Ce sont désormais 160 salariés qui mettent leur savoir-faire en commun pour déployer cette nouvelle stratégie au bénéfice des Périgourdins. Signe de cette union, la future Maison de l’Habitat en Périgord les accueillera sur un nouveau site moderne et fonctionnel, proche de la gare de Périgueux, en 2023. SAPEURS-POMPIERS DE DORDOGNE : DES MESURES FORTES POUR LA PROTECTION DES PÉRIGOURDINS ! SDIS 24 Une priorité : la sécurité des Périgourdins. En Dordogne, 226 pompiers professionnels et 1350 volontaires, appuyés par une centaine de personnels administratifs, effectuent environ 25 000 interventions par an. Comme sur le plan national, une large majorité d’entre elles (85%) correspond à des secours aux personnes malades, blessées principalement lors d’accidents de la circulation, intoxiquées ou noyées. S’y ajoutent des opérations liées à des menaces nouvelles, terroriste par exemple, et à des risques témoins de notre époque, de type technologique et environnemental, ainsi que l’a mis en lumière l’accident industriel de Rouen. A l’instar d’autres professions, le métier de sapeur-pompier est un métier à risques qui justifie des rémunérations supérieures à celles des autres titulaires de la fonction publique territoriale. Ainsi, dès son recrutement, un caporal professionnel perçoit une rémunération mensuelle de l'ordre de 1 700 € nets par mois et son déroulement de carrière le situera à un niveau environ supérieur de 400 € par mois à la moyenne des agents publics de même catégorie. Il y a quelques mois, les sapeurs-pompiers professionnels initiaient un mouvement social répondant à un mot d’ordre national de grève. Leurs revendications s’adressent pour une large part à l’Etat, notamment pour ce qui concerne leur système de retraite et la revalorisation de la « prime de feu », et pour l’autre aux Conseils départementaux, employeurs, pour ce qui a trait en particulier aux effectifs et aux conditions de travail. Principal financeur du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS), le Département de la Dordogne assure sa modernisation pour garantir une haute qualité de service et améliorer les conditions de travail des personnels. En 2019, il lui a apporté son concours à hauteur de 17,35 millions d’euros, pour un budget global de fonctionnement de 35 millions d’euros. En 20 ans, sa contribution a triplé. La part des communes s’élève, quant à elle, à 14.3 millions d’euros. Afin d'apporter une réponse opérationnelle de qualité sur tous les cantons, plus de la moitié des centres de secours ont été reconstruits, le tournant du numérique a été pris avec le centre d’appel d’Atur et le matériel a été largement renouvelé avec plus de 2 millions d’euros investis chaque année. La sécurité n’a pas de prix. En revanche, elle a un coût. Recevant à plusieurs reprises les organisations professionnelles, Serge Mérillou, président du SDIS, et François Colomès, directeur, ont rappelé l’importance de l’engagement du Département en faveur du SDIS de la Dordogne. Tous ont partagé le même constat : la cause majeure des difficultés des pompiers tient à l’augmentation croissante du nombre des interventions qui ne relèvent pas directement de leur champ de compétences. Les exemples sont légion, qu’il s’agisse d’aider à relever une personne âgée ayant chuté à son domicile ou encore de récupérer un animal sauvage mort sur une route. Le recours quasi systématique aux pompiers, quel que soit l’aléa, trouve son origine dans les effets de la désertification médicale, mais aussi dans l'évolution des comportements individuels. L’une des solutions passe par une meilleure régulation des secours entre les acteurs de santé et une nouvelle organisation de l’offre médicale dans les territoires. C'est pourquoi les élus du SDIS formulent des demandes appuyées à l'Etat consistant : - à apporter des solutions en vue d'améliorer le secours à personne relevant de l'hôpital et donc des financements « sécurité sociale », - à veiller à ce que les sapeurs-pompiers ne soient pas la variable d'ajustement de la régulation médicale, en renforçant notamment les moyens affectés au SAMU et aux SMUR. La complémentarité entre professionnels et volontaires constitue la force de notre modèle de sécurité civile. Dans notre département rural, le volontariat doit être encouragé car il permet d’assurer un secours de proximité et de resserrer les solidarités locales. Un effort budgétaire inédit d'1 million d'euros supplémentaire. Lors du Conseil d’administration du 23 décembre dernier, le Département s’est engagé à augmenter les effectifs des pompiers professionnels et à revaloriser leurs rémunérations. Ce sont des décisions conséquentes, prises dans un contexte financier que tout le monde sait difficile et contraint pour l’ensemble des collectivités locales et les Départements en particulier. Des mesures fortes pour améliorer la qualité des secours. - Augmentation de 9 % des effectifs professionnels grâce au recrutement de 20 nouveaux sapeurs-pompiers professionnels sur 3 ans (dont 10 dès 2020). - Affectation et indemnisation de 62 sapeurs-pompiers volontaires supplémentaires, mobilisables en astreinte. - Augmentation de la prime de feu (de 19 à 22.5 %) dès que cette possibilté sera décidée par le gouvernement. - Attribution de l'IAT (Indemnité d'Administration et de Technicité) aux agents réalisant des gardes de 24 heures. - Augmentation de 10 % de l'indemnisation des gardes postées réalisées par les sapeurs-pompiers volontaires. Ces choix réaffirment clairement le soutien solide et constant du Département en faveur des sapeurs-pompiers autour d’un unique objectif : l’amélioration de la réponse opérationnelle au service de la sécurité des Périgourdins. SDIS 24
5 UN PÉRIGORD MIEUX PRÉSERVÉ LE DÉPARTEMENT, ACTEUR INCONTOURNABLE DES POLITIQUES DE PROTECTION DE LA RESSOURCE EN EAU Depuis de nombreuses années, le Département accompagne les collectivités locales qui œuvrent dans le domaine de l’eau. Qu’il s’agisse d’eau potable, d’assainissement, de ressource en eau naturelle ou de la biodiversité qui lui est associée, communes, communautés de communes, agglomérations et syndicats intercommunaux ont toujours pu compter sur l’aide du Conseil départemental pour mener à bien leurs projets. Afin d’améliorer la connaissance scientifique sur le grand cycle de l’eau en Dordogne, la partager avec tous les acteurs concernés de façon à améliorer la prise de décision, le Conseil départemental a conforté son équipe avec une hydrogéologue dès 2001. Cela lui permet de s’engager plus fortement auprès de l’Agence de l’Eau Adour Garonne (AEAG) et du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) dans leurs politiques territoriales. Grâce à cette volonté politique forte ayant permis de développer en interne un savoir-faire reconnu par tous, le Département s'est imposé comme un UN COLLOQUE INTERNATIONAL SOUS L’ÉGIDE DE L’UNESCO AUX EYZIES C’est dans le cadre du quarantième anniversaire de l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial des sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère, que le Département de la Dordogne et la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) Nouvelle-Aquitaine ont accueilli aux Eyzies un colloque international placé sous l’égide de l’Unesco sur le thème des biens de la préhistoire et leur intégration dans les territoires. acteur incontournable des politiques de l’eau. Pour poursuivre dans cette voie, les élus ont décidé de mettre en place un schéma départemental de la ressource en eau potable mais également de créer un Comité Départemental de l’Eau Dordogne- Périgord afin de mettre en place un lieu de réflexion et de coordination. Le schéma de la Ressource en eau Retenue de substitution du bassin versant du Bandiat sur la commune de Varaignes Le précédent schéma de l’eau potable, approuvé en 2005, avait permis d’aider les collectivités locales et leurs syndicats gestionnaires d’eau potable à lutter contre le gaspillage, couvrir les besoins actuels et futurs, assurer une qualité conforme des eaux distribuées, sécuriser les approvisionnements, optimiser l’organisation des collectivités et maintenir un prix raisonnable de l’eau. Pour se mettre en conformité avec les récentes règlementations mais également l’organisation du territoire qui en découle et la nouvelle répartition des compétences, le Conseil départemental de la Dordogne a décidé de faire évoluer sa politique Les sites de la vallée de la Vézère ont compté parmi les cinq premiers biens français inscrits en 1979 au Patrimoine mondial de l’Unesco. Une reconnaissance qui a permis au Département de valoriser le territoire grâce à un travail de préservation et de mise en valeur au service du public dont le point d’orgue était l’ouverture du Centre International de l’Art Pariétal Montignac-Lascaux en 2016. Elle a également favorisé l’intégration de la France dans les programmes européens de coopération de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, notamment le réseau CARP (Chemins de l’Art Rupestre Préhistorique), dont le Conseil départemental de la Dordogne est un des membres actifs. Ce colloque international a permis de rassembler une grande diversité d’acteurs français et étrangers (Espagne, Portugal, Italie, Russie) en charge de sites d’art rupestre et de grottes préhistoriques inscrits sur la liste du Patrimoine mondial et confrontés aux mêmes problématiques de conservation, de recherche, de gestion et de valorisation. Sur trois jours, les délégations ont ainsi découvert la vallée de la Vézère dans sa dimension historique et territoriale. OT Terre de cro-magnon d’accompagnement des collectivités avec des objectifs nettement orientés sur les enjeux de long terme. Les trois volumes du nouveau schéma témoignent de l’ambition nouvelle portée par le Département et ses partenaires. Détaillant d’abord l’évolution du contexte et des actions réalisées depuis 2005, dressant ensuite un état des lieux de la ressource, le schéma établit - dans sa partie conclusive - un plan d’actions visant de manière primordiale à l’amélioration quantitative et qualitative de l’eau. Le Comité départemental de l’eau Dordogne-Périgord Dans le contexte du réchauffement climatique et avec des questions fortes sur les usages de l’eau, le comité a pour ambition de créer les conditions pour un débat apaisé, constructif et équilibré sur l’eau et de mobiliser tous les partenaires. Le Département est largement engagé en matière d’ingénierie technique et de soutien financier avec ses propres services départementaux, mais aussi avec des outils comme EPIDOR (Etablissement Public territorial du bassin de la Dordogne) pour les rivières à l’échelle interdépartementale, le SATESE (Service d'Assistance Technique à l'Epuration et au Suivi des Eaux) pour l’assainissement ou bien encore le CAUE (Conseil d'Architecture d'Urbanisme et de l'Environnement) pour les paysages et la biodiversité. Pour autant, n'ayant pas directement de compétence en matière d'eau potable, d'eaux pluviales, de GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) ou d'assainissement, c’est Remise du Label CARP (Chemin d'Art rupestre Préhistorique) aux 3 sites distingués. Trois sites distingués par le Conseil de l’Europe en Dordogne Vendredi 29 novembre, le Centre International de l’Art Pariétal Montignac-Lascaux, le Pôle d’Interprétation de la Préhistoire et le Parc du Thot ont reçu la certification CARP, un label délivré par le réseau CARP et certifié par le Conseil de l’Europe. Cette distinction est délivrée aux sites d’art rupestre, à l’issue d’un processus d’évaluation visant à récompenser la démarche qualité engagée en termes notamment de protection du site, d'accès et de services de base, de documentation, d'accueil du public, d'organisation des visites, ateliers et animations, d'espaces interprétatifs… Les trois sites de la vallée de la Vézère qui obtiennent aujourd’hui ce label rejoignent ainsi les sites emblématiques déjà certifiés, tels que Foz- Côa au Portugal et Siega Verde en Espagne. Le Saud-Ruban, Saint-Mesmin en toute impartialité qu’il souhaite s’investir pour porter une vision globale et départementale de la gestion et de la préservation des ressources naturelles et des milieux. Ce Comité sera composé de trois collèges : collectivités, usagers et experts. Bien évidemment, les futurs membres pourront faire évoluer ses missions qui, dans un premier temps, porteront sur le partage des connaissances déjà acquises, le suivi de l’ensemble des travaux des partenaires et le lancement des études ou opérations complémentaires. RIVIÈRES PROPRES Cette opération lancée par le Département a pour objectif de faire un bilan de l’impact des stations d’épuration sur la qualité bactériologique des principaux cours d’eau de Dordogne. Il s’assure ainsi que la politique d’assainissement des collectivités est bien compatible avec sa volonté de développer les loisirs de pleine nature dans de bonnes conditions et d’atteindre son objectif d’excellence environnementale. Ainsi, les 6 principaux cours d’eau de Dordogne font l’objet de prélèvements entre juin et septembre sur un ensemble de points en amont et aval des stations d’épuration et des haltes nautiques. Une démarche appelée à se développer Le Département accompagne les autres sites, notamment privés, dans le processus de labellisation de manière à enclencher une véritable démarche de qualité à l’échelle de la vallée de la Vézère. Site d’une valeur universelle exceptionnelle au titre du patrimoine mondial de l’Unesco, la vallée de la Vézère vient d’obtenir le label Grand Site de France, attribué à l’unanimité par la Commission nationale supérieure des sites, perspectives et paysages, qui reconnaît ses qualités en matière de développement durable, conciliant préservation du paysage et de « l’esprit des lieux » avec l’accueil du public.

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