[24] Vivre en Périgord n°54 fév/mar/avr 2019
[24] Vivre en Périgord n°54 fév/mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de fév/mar/avr 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (315 x 470) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : pourquoi il faut terminer le contournement de Beynac.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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N o 54 FÉVRIER MARS 2019 VIVRE EN PÉRIGORD L E MAGAZINE D U CONSEIL D É PAR T E M E N T A L D E L A D O R D O G N E Notre pays connaît depuis plusieurs mois un mouvement citoyen inédit, qui porte de légitimes revendications concernant le pouvoir d’achat, la justice fiscale et qui exprime un fort sentiment d’abandon, particulièrement perceptible dans les départements ruraux. La Dordogne n’échappe pas à cette tension sociale exacerbée. C’est même ici, théorisent certains, qu’elle aurait vu le jour. Nous savons à quel point les souffrances qui s’expriment dans nos campagnes sont réelles et profondes. Nous y sommes chaque jour confrontés. Le fait est que la ruralité, subissant les contrecoups de décisions technocratiques imposées depuis Paris, vit aujourd’hui très mal le peu d’estime qui lui est accordée. Depuis dix-huit mois, plusieurs faits sont venus illustrer cette réalité  : limitation de vitesse à 80 km/h, rapport Spinetta mettant en cause l’utilité de l’ensemble de nos lignes ferroviaires, suppression brutale des contrats aidés, refus d’augmenter les retraites agricoles, régression des services publics (fermetures d’écoles, de bureaux de poste, dématérialisation des demandes de cartes grises, désengagement de l’État auprès du monde sportif…). www.dordogne.fr @cddordogne POURQUOI IL FAUT TERMINER LE CONTOURNEMENT DE BEYNAC L'ÉDITO GERMINAL PEIRO Président du Conseil Départemental de la Dordogne Autre illustration du peu de considération portée aux habitants de nos territoires  : la suspension des travaux du contournement du village de Beynac. Ce site, l’un des plus beaux de France, est défiguré et pollué par le trafic de la route départementale reliant Bergerac à Sarlat, coincée entre une falaise à la dangerosité avérée et la rivière. La sécurité des automobilistes, des cyclistes et des piétons est menacée tous les jours. Face à cette situation, le Conseil départemental, unanime jusqu’à la mandature en cours, a décidé dès 1985 de détourner cette circulation de transit en réalisant un contournement de 3,2 kilomètres. Après des années de procédures, après l’obtention de tous les arrêtés et autorisations nécessaires qui ont tous mis en avant l’exemplarité environnementale du projet, le chantier a débuté il y a un an. La moitié des travaux a d’ores et déjà été réalisée et payée. Le Conseil d’État décidait pourtant il y a quelques semaines de suspendre le chantier en attendant la décision, au fond, du Tribunal administratif de Bordeaux. Le Département conteste cette décision sur le plan juridique et entend démontrer de nouveau l’intérêt public majeur du projet. En attendant, les conséquences de cette situation sont à tout point de vue désastreuses pour le monde rural et pour les entreprises locales. Au-delà du dossier de Beynac, c’est aujourd’hui la capacité d’agir et d’imaginer des projets qui se trouve gravement fragilisée. Qui se hasardera désormais à lancer des réalisations d’envergure dans nos territoires qui en ont pourtant profondément besoin ? Quand l’État faiblit et recule, ce sont les citoyens des zones rurales qui se trouvent les premiers déclassés. Nous ne nous y résoudrons jamais ! Cette photo prise le 7 janvier 2019 depuis le calvaire de Beynac, témoigne de l’absence d’atteinte au paysage. LE MONDE RURAL A DROIT AU PROGRÈS ! Nous refusons cette France à deux vitesses avec, d’un côté, des métropoles à la croissance insoutenable et, de l’autre, des zones rurales dévitalisées, mises sous cloche pour donner bonne conscience à ceux qui en réalité polluent le plus et viennent s’y reposer durant leurs vacances… Sans désenclavement, il ne peut y avoir d’attractivité économique, et sans attractivité, aucune dynamique en terme d’emploi pour les jeunes et les familles qui continueront de s’agglutiner dans les grandes agglomérations. Si nous voulons vivre et travailler au pays, nous devons valoriser et moderniser nos territoires ! Par son action de proximité, le Département pallie le désengagement croissant de l'État. C’est lui qui agit concrètement pour assurer la cohésion de notre société, réduire les inégalités sociales, protéger l’environnement et promouvoir une ruralité moderne. En Dordogne, nous commençons l’année 2019 sous les meilleurs auspices. Les économies conséquentes réalisées sur nos frais de fonctionnement nous permettent de proposer un budget offensif et ambitieux, marqué par un accroissement de 9% des investissements. Cet effort de modernisation renforcé, je propose qu’il soit réalisé sans hausse des impôts du Conseil départemental. Forte de cette gestion sérieuse et d’une volonté intacte, la majorité départementale entend poursuivre son action, à vos côtés, auprès des élus des communes, du monde associatif, culturel et sportif, pour améliorer votre cadre de vie et rendre le Périgord toujours plus attractif. RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN POUR L'ACHÈVEMENT DU CONTOURNEMENT DE BEYNAC ET LA DÉFENSE DU MONDE RURAL SAMEDI 16 FÉVRIER À 10 HEURES RENDEZ-VOUS SUR LE CHANTIER À SAINT-VINCENT-DE-COSSE DEVANT LE CHÂTEAU DE MONRECOUR



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