[24] Vivre en Périgord n°51H juin 2018
[24] Vivre en Périgord n°51H juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51H de juin 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (197 x 251) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 14,5 Mo

  • Dans ce numéro : vivre en Périgord.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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E X P O S I T I O N D A M I E N C A B A N E S Il a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives, à la villa du Parc à Annemasse et au passage de Retz à Paris en 2000, à la Maison rouge fondation Antoine de Galbert à Paris en 2001, à la Cuchifrethos Art Gallery de New York, et à la Plus Ultra Gallery à Brooklyn en 2002, à l’abbaye de Meymac et au CREDAC d’Ivry sur Seine en 2003, au musée de Tourcoing en 2004, au Domaine de Chamarande, et à la Biennale d’art contemporain de Sélestat en 2005, à l’International Prize of sculpture, Francesco Messima Fondation en 2007, à l’Indonesian National Gallery à Djakarta et à la Parker’s Box à New York en 2009, au LAM de Lille pour le prix Marcel Duchamp en 2011, au MAC/VAL de Vitry sur Seine en 2012, au Museum of art and design de New York et à Blicksachsen 9, Bad Homburg et Frankfort en 2014, à la Biennale internationale de Busan, en Corée du Sud, en 2015, au FRAC d’Ile de France et à la fondation Maeght en 2016, au Centre International de l’Art Pariétal Montignac- Lascaux en 2017-2018. Damien Cabanes expose cet été simultanément à Biron, à Paris, galerie Eric Dupont, et à L’Atelier Blanc de Villefranche de Rouergue. L’exposition consacrée à Damien Cabanes, au château de Biron, est la troisième d’un cycle dont les deux premières réalisées, grâce à un choix dans la collection de la fondation Maeght, posaient les questions suivantes  : « L’art et les artistes sont-ils les messagers d’une future nature ? », « L’art n’est-il pas plus vivant que la nature elle-même ? ». Ces deux expositions étaient des expositions collectives, la troisième est consacrée à un des peintres les plus passionnants de notre époque, Damien Cabanes qui, après les controverses entre Titien et Michel-Ange, Ingres et Delacroix, Seurat et Matisse... au sujet du dessin et de la peinture pose une question paradoxale  : « Peut-on dessiner la couleur pour peindre le monde ? » Chacune de ces trois expositions ont, au coeur, la question de la vitalité de l’art, de sa substance, dans un monde qui doute des paris qu’il fait sur la dématérialisation et la transparence. L’exposition de Damien Cabanes rappelle l’importance de la présence du réel, des sens, de la relation à la matière, de la perception de l’espace, des corps, des êtres, grâce aux pouvoirs 18 de la couleur qui produisent l’émerveillement, la joie de peindre, d’inventer le monde et de l’habiter. En 2018, Damien Cabanes reprend et relance les questions précédemment posées en 2016 et 2017 à Biron. Le visiteur qui aura vu les deux premières expositions constatera qu’un artiste, continue à dialoguer avec Alberto Giacometti quant à la question de la présence humaine et du modèle, avec Joan Mitchell ou Simon Hantaï pour ce qui est du paysage, avec Claude Viallat au sujet du rythme et la forme de la peinture. Damien Cabanes n’a jamais cru à la pérennité des « tabula rasa ». La peinture est une longue histoire qui remonte à la grotte Chauvet ou plus encore, dans cette région qu’il Damien Cabanes, « Sandra de profil au téléphone », 2018, 220,5 x 143,5 cm, Huile sur toile, photo J.-F. Rogeboz, galerie Eric Dupont, Paris.
aime et qu’il peint, à Lascaux et ses alentours. Il entretient des relations vivantes avec l’histoire de l’art avec les oeuvres de créateurs comme Picasso ou Matisse. Il est également un artiste totalement engagé dans la peinture de son temps. Il démontre, chaque jour, combien la peinture et la sculpture sont des pratiques et des pensées contemporaines qui permettent d’établir notre relation au monde, de le connaître et le créer. Il n’est pas seul et on devine ses complicités, ses intérêts communs avec le travail de Günther Förg dont il dit qu’il aurait pu peindre certains de ses tableaux, avec l’oeuvre de A.R. Penck qui, à la manière des maîtres japonais, choisit par le geste rapide d’enlever la figure dans le mouvement, comme il le fait lui-même dans ses remarquables portraits d’animaux. Il se sent proche des sculptures de Baselitz, dans sa volonté empirique de créer un face-à-face direct, brutal, avec les spectateurs ou encore de Per Kirkeby, pour ses paysages, véritables corps entre figure et abstraction. Damien Cabanes est, parmi eux, un créateur essentiel qui rappelle combien la peinture, la sculpture sont d’extraordinaires moyens pour rendre visible la nature, sa densité, rendre tangible la respiration des mondes. Mondes qu’il ne comprend jamais comme une photo, un instant mais comme un long déroulement, depuis les origines jusqu’aux temps inachevés qui sont les nôtres. Damien Cabanes fait, aujourd’hui, son oeuvre en France et il se réclame d’une peinture que l’histoire de l’art a, parfois, qualifié de peinture à l’esprit français, une peinture dont il souhaite qu’elle suscite une profonde émotion du visible, qu’elle impressionne la rétine, le regard, mais sans théâtre, sans emphase dans un équilibre entre passion et raison. Il s’exprime grâce à la toute-puissance de la couleur. Il pense, il dessine cette couleur, ces couleurs qui sont des moyens comme pour Francis Ponge ou Charles Baudelaire de transformer l’espace, par « le parti pris des choses », en « luxe, calme et volupté » recelés dans ce qui est là, devant nous, qu’il nous permet de voir. E X P O S I T I O N D A M I E N C A B A N E S Olivier Kaeppelin 19 Damien Cabanes, « Glaïeuls fond blanc n°2 », 2017, 219,5 x 204 cm, Huile sur toile, photo J.-F. Rogeboz, galerie Eric Dupont, Paris. Photo Radio France - Christophe Abramowitz OLIVIER KAEPPELIN Commissaire de l’exposition Homme de lettres et de radio, historien de l’art et commissaire d’expositions d’art contemporain, Olivier Kaeppelin a imaginé un parcours de dix-huit peintures, une installation, et quinze sculptures en quatre expériences  : paysages ruraux et paysages intérieurs de l’atelier, présence mystérieuse des animaux, portraits, et enfin expressions du pictural et manifestations pures et autonomes de la peinture. Les grandes huiles sur toiles et gouaches sur papier de 2017 et de 2018 pour la plupart inédites, et les sculptures en terre cuite polychrome proviennent des collections de l’artiste, de sa galerie française Eric Dupont, qui le représente, et de la collection Gilles et Marie-Françoise Fuchs. Comme en 2017, l’exposition est installée aux deux niveaux de l’aile des maréchaux et d’Henri IV du château, spectaculaire ensemble castral classé Monument Historique. Le Conseil départemental, propriétaire du site, poursuit sa mission engagée depuis de nombreuses années de diffuser hiver comme été dans le territoire l’offre culturelle autour des arts visuels, en faisant cohabiter dans l’harmonie le patrimoine architectural et l’art d’aujourd’hui.



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