[24] Vivre en Périgord n°51 mai à sep 2018
[24] Vivre en Périgord n°51 mai à sep 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de mai à sep 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : mon département, utile et innovant !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PÉRIGORD SOLIDAIRE L’ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS Un enjeu majeur pour le Département L’accessibilité à un médecin, notamment aux généralistes dont le nombre tend à baisser, s’avère de plus en plus difficile en Dordogne. Notre département a aujourd’hui l’une des densités les plus faibles de la Région en la matière. Dans le même temps, 38% des médecins ont plus de 60 ans et devraient partir à la retraite dans les toutes prochaines années. Autant dire qu’il est urgent de réagir. C’est tout le sens de l’action du Département qui vient de voter un schéma départemental d’accès aux soins de proximité pour la période 2016-2020. Comme le souligne Jean-Paul Lotterie, vice-président en charge de la santé, de la télémédecine et de la démographie médicale « ce schéma a été voté à l’unanimité. Tout le monde est aujourd’hui conscient du fait que l’accès à des soins de proximité est un enjeu majeur en termes d’aménagement et d’attractivité du territoire ». Dans ce cadre, le Département développe plus particulièrement des actions spécifiques avec  : l un objectif de proximité (pas un Périgourdin à moins de 15 mn d’un cabinet médical) ; l l’accompagnement financier et technique des porteurs de projets ; l la mise en œuvre d’une expérimentation sur trois ans portant sur la création d’un centre de santé départemental avec le déploiement de trois antennes sur les territoires les plus fragiles en offre de soins  : 26 - Excideuil - Mareuil en Périgord - Tocane-Saint-Apre - Pays de Belvès - Domme ; l la réalisation d’une étude sur l’offre de télémédecine existante afin de généraliser la médecine connectée ; l la participation aux frais de formation des étudiants en médecine, par le biais de 5 bourses d’études par an ; l la participation forfaitaire à l’indemnité de stage, aux frais d’hébergement des médecins stagiaires sur la base de dix bourses par an ; « Le Département a fait le choix, poursuit-il, d’aller au-delà de ses propres compétences et d’apporter des réponses aux légitimes préoccupations des citoyens afin de lutter activement pour réduire les inégalités sociales et territoriales en matière de santé et de permettre à tous les Périgourdins d’accéder, en moins de 15 minutes, à des soins de qualité. » Cette démarche s’appuie sur un véritable partenariat avec un schéma élaboré avec l’ensemble des acteurs compétents  : Etat, Agence Régionale de Santé, CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), MSA (Mutualité Sociale Agricole), Ordres des Professionnels de Santé, Directeurs des Centres Hospitaliers... Ce schéma s’appuie sur deux axes stratégiques forts  : permettre l’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire et renforcer l’attractivité de la Dordogne pour faciliter l’installation de professionnels de santé. l le développement d’un portail internet unique pour l’accompagnement des professionnels de santé. En parallèle, le Département souhaite s’associer aux communes sur d’autres avancées et soutient plus que jamais l’idée d’une meilleure implantation de formations médicales et paramédicales en Dordogne, notamment la première année de médecine sur le campus de Périgueux.
PÉRIGORD SOLIDAIRE REVENU DE BASE Donnez votre avis et participez à la réflexion Pourquoi expérimenter un dispositif destiné à compléter voire à remplacer le RSA et certains autres minima sociaux ? La pauvreté est encore aujourd’hui une réalité, malgré le système très développé de minima sociaux existants (Revenu Minimum d’Insertion (RMI) créé en 1988 devenu il y a 10 ans le RSA, Revenu de Solidarité Active). Mais la société a beaucoup évolué et avec elle le monde du travail. Les Départements, dont la première compétence est celle de la solidarité, doivent donc répondre à ce défi non seulement financier mais surtout humain. Le Département de la Dordogne a toujours été à la pointe dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Aujourd’hui, le RSA atteint ses limites et il convient de mettre en œuvre un nouveau dispositif qui permette à ceux qui sont dans la difficulté de vivre et non de survivre. Le Revenu de base est très innovant car il vise à répondre à la raréfaction du travail qui touche les économies occidentales. Il anticipe l’accélération de ce phénomène lié à la financiarisation mondiale de l’économie, à la montée en puissance de la capacité de production des pays émergents et à la révolution numérique et robotique. Des représentants des 13 Départements « pilotes » pour l’expérimentation du revenu de base Quels sont les objectifs de cette expérimentation ? Le Revenu de base vise à améliorer le filet de sécurité existant pour une meilleure insertion des personnes en situation d’insécurité, de précarité ou de pauvreté. L’enjeu est de taille, en particulier dans notre département où la part de la population en situation de pauvreté est supérieure au niveau national. Avec cette expérimentation du revenu de base que nous entendons mener, l’idée est de démontrer qu’une prestation, en étant mieux ciblée et simplifiée, permettrait d’avoir de meilleurs effets dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. AVEC CETTE PROPOSITION D’EXPÉRIMENTATION, LA DORDOGNE, AVEC 12 AUTRES DÉPARTEMENTS, S’AFFIRME À LA POINTE DE L’INNOVATION DANS LE DOMAINE DE LA SOLIDARITÉ. COMMENT Y PARTICIPER ? L’étude menée en commun, avec les 12 autres Départements « pilotes », aboutira à une ou plusieurs simulations. L’objectif aujourd’hui est d’en préciser les contours. Pour ce faire, vous êtes invités à vous exprimer, jusqu’au 31 mai 2018, dans le cadre d’une consultation citoyenne sur le site http://monavissurlerevenudebase.fr Les internautes sont ainsi invités à se positionner, par exemple, sur la pertinence d’ouvrir ce dispositif aux jeunes qui n’ont pas aujourd’hui droit au RSA et dont le taux de pauvreté avoisine les 24%, sur le montant de ce revenu, sur les allocations à fondre dans le dispositif ou sur les conditions d’accès (obligation de recherche d’emploi, notamment)… A l’issue de cette consultation, les 13 Départements concernés soumettront une proposition de loi aux parlementaires pour lancer le test grandeur nature. 27



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