[24] Vivre en Périgord n°51 mai à sep 2018
[24] Vivre en Périgord n°51 mai à sep 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de mai à sep 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : mon département, utile et innovant !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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" Entretien avec Germinal Peiro Président du Conseil départemental Il s’agit du troisième budget voté sous votre présidence. Les objectifs fixés sont-ils tenus ? Ils le sont pleinement ! L’objectif de la majorité départementale que je préside, c’est de tout mettre en œuvre pour que la Dordogne soit chaque jour un peu plus solidaire et plus attractive. Pour y parvenir, nous travaillons sur plusieurs fronts. D’abord, le Département est mobilisé pour accompagner toutes celles et ceux qui se trouvent dans une situation de fragilité due à la précarité, au handicap ou bien à l’âge. Dans le même temps, nous travaillons il n’est pas question de renoncer à ce pour quoi nous avons été élus par les Périgourdins  : une action progressiste, solidaire et responsable. " 12 INTERVIEW d’arrache-pied pour déployer la fibre optique et généraliser le Très Haut Débit. Il s’agit d’un dossier vital pour notre économie. Les chantiers se multiplient, s’accélèrent, et je veille personnellement à ce que les engagements du Syndicat Périgord Numérique soient respectés. Nous travaillons sur ce projet essentiel main dans la main avec la Région, l’Etat, les communautés d’agglomération et communautés de communes. Nous avançons rapidement, conformément au calendrier prévu. Pour autant, nous ne délaissons pas nos autres projets. Nous poursuivons par exemple les chantiers de modernisation des collèges publics et des routes départementales, à la fois pour les rendre plus sûres et pour améliorer les temps de déplacement. Plus globalement, il n’est pas question de renoncer à ce pour quoi nous avons été élus par les Périgourdins  : mettre en œuvre une politique progressiste, solidaire et responsable. Cela signifie que nous réalisons des économies de fonctionnement partout où cela est possible mais que nous maintenons notre soutien au monde associatif, culturel et sportif, aux communes, au monde agricole. Enfin, je veux rappeler que l’ensemble de nos actions sont menées avec le souci permanent de faire du Périgord une terre d’excellence environnementale.
La solidarité mobilise la majeure partie des moyens budgétaires du Département. Quelles sont les évolutions en cours en matière d’action sociale ? Notre volonté, c’est d’exercer pleinement notre rôle auprès de celles et ceux qui sont dans la difficulté. Il s’agit là du cœur de nos missions, qui nécessitent toujours plus de moyens et d’énergie de la part de nos services. Du fait du vieillissement qui caractérise l’évolution démographique de la Dordogne, nous portons une attention particulière à l’accompagnement des personnes âgées, avec comme priorités de les maintenir le plus longtemps possible - et surtout dans les meilleures conditions de " confort - à leur domicile et de contribuer à la qualité de leur prise en charge dans les EHPAD. En matière d’aide sociale à l’enfance, notre responsabilité est immense, qu’il s’agisse de la prise en charge du millier d’enfants périgourdins qui nous sont confiés ou bien de l’accueil des mineurs étrangers en provenance des pays en proie à la guerre ou à la misère. Leur nombre a progressé de 25% en l’espace de 2 ans. Nos équipes exercent leur mission avec beaucoup de sérieux et d’humanisme. Mais l’évolution inédite à laquelle nous faisons face entraîne une forte hausse des moyens humains et financiers qui doivent y être consacrés. Comment parvenez-vous à faire face à cette réalité qui impacte de façon croissante vos dépenses de fonctionnement ? Nous avons réalisé des efforts inédits pour contenir nos dépenses de fonctionnement. Depuis le début de notre mandat, nous avons par exemple stabilisé la masse salariale, ce qui nous a obligés à réduire le nombre d’agents. Nous avons aussi diminué de façon significative les frais d’administration générale. Mais cela L’etat n’assume pas son rôle. Pire, le gouvernement met aujourd’hui sciemment les départements dans la difficulté. " 13 INTERVIEW ne suffit pas si l’on veut continuer d’aider correctement nos concitoyens et d’agir en faveur des territoires ruraux. C’est pourquoi nous avons décidé d’ajuster légèrement le niveau de la taxe sur le foncier bâti. Mais nous ne pouvons être les seuls à faire des efforts. Nous attendons que l’Etat, garant de la solidarité nationale, tienne ses engagements financiers en direction des Départements.



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