[24] Vivre en Périgord n°50 déc 17 à avr 2018
[24] Vivre en Périgord n°50 déc 17 à avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de déc 17 à avr 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : très haut débit, le déploiement s'accélère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PLANÈTE PÉRIGORD LE DÉPARTEMENT LANCE L’OPÉRATION Rivières propres en Périgord Adossé au Massif Central, véritable château d’eau de la France, le département de la Dordogne s’est développé au fil de l’eau. Les rivières ont forgé ses magnifiques paysages de vallons et vallées. D’importantes activités économiques ont été rendues possible avec les moulins, les papeteries, sans oublier l’agriculture. Aujourd’hui, l’eau qui demeure une richesse vitale, permet le développement de nouvelles activités plus ludiques comme les sports aquatiques, le canoë en premier lieu avec ses 400 000 randonneurs annuels, la pêche, la baignade. Sa qualité est aussi un enjeu prioritaire pour sa consommation. Autre défi essentiel, la sauvegarde de la biodiversité dans nos cours d’eau et notamment dans la Dordogne, qui est l’une des dernières grandes rivières d’Europe à voir remonter autant d’espèces sauvages de migrateurs comme le saumon, la lamproie... De tous temps, le Département a été conscient de ces enjeux, mettant au point une véritable politique de l’eau aux côtés de l’Agence de l’eau et de l’Etat, qui reste chargé de la police de l’eau. Cependant, à l’heure où les préoccupations environnementales deviennent prégnantes, le Conseil départemental a souhaité aller plus loin dans cette démarche. 28 Objectif  : l’excellence environnementale Depuis l’été dernier, le Département a ainsi engagé une réflexion pour limiter l'impact des stations d'épuration sur la qualité bactériologique des cours d'eau. Intitulée « Rivières propres en Périgord », cette opération vise en premier lieu à s'assurer que la politique d’assainissement des collectivités est bien compatible avec l'objectif de développement des loisirs nautiques. Un suivi spécifique pour les 5 principales rivières du département Dronne, Auvezère, Isle, Vézère et Dordogne vont bénéficier d’un suivi des rejets des stations d’épuration de 17 communes, ce qui représente un millier d’analyses effectuées par le L aboratoire départemental de Coulounieix-Chamiers. Ce suivi s’inscrit en complément du suivi des points de baignade réalisé par l'Etat. Cet état des lieux permettra de confirmer les points noirs en terme bactériologique et d'identifier les freins à l'amélioration de la qualité de l’eau, en vue d'élaborer une stratégie pour accompagner les collectivités et le territoire. L’eau est une richesse. Préservons-la !
Pascal Bourdeau Vice-président chargé de la transition écologique, de la mobilité et du développement durable Pourquoi le Département s’engage-t-il maintenant dans une telle démarche ? Le Département a été assez avant-gardiste en menant une politique de soutien pour l’amélioration de la qualité des eaux de rejet des stations d’épuration dès le milieu des années 90. Cette nouvelle étape a pour objet de prendre en compte les usages récréatifs de l’eau, de s’inscrire dans le développement d’activités économiques importantes pour les territoires dans le respect des principes du développement durable. Ce projet de mandat est aussi l’expression pratique de notre volonté de mettre en avant l’excellence environnementale. L’eau est un bien commun que nous devons partager pour l’intérêt de tous. Qui est associé à l’opération ? Nous voulons associer l’ensemble des acteurs du territoire à cette action. Tout d’abord les élus qui, à travers les travaux qu’ils ont réalisés, ont participé activement à l’amélioration de la qualité des eaux de nos rivières. Certains ont aussi pris en compte notre approche en gérant également la qualité bactériologique de leurs rejets. N’oublions pas dans notre action les forces vives de notre département, au premier rang desquelles les entreprises dont celles qui œuvrent dans les loisirs de pleine nature, les hébergements touristiques, les agriculteurs pour qui l’eau est une ressource précieuse mais aussi toutes les associations qui jouent un rôle dans notre environnement et qui créent du lien social. Enfin, nous avons associé les services de l’Etat et leurs établissements publics comme l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, l’Agence Française pour la biodiversité. La population et les touristes sont également concernés. C’est en effet avec leur concours que nous pourrons améliorer la qualité des eaux et avec des gestes appropriés. Une fois les résultats des analyses connus, quelle sera l’action du Département ? Les résultats des analyses ne sont que la première étape d’un long processus qui pourrait aboutir à la mise en place d’une nouvelle politique en ce domaine. Mais auparavant, il faut franchir un certain nombre d’étapes. Tout d’abord partager le bilan entre les acteurs, puis fixer un objectif commun qu’il faudra porter sur les territoires par la mise en place d’une communication concertée. Enfin, cette politique doit déboucher sur des actions opérationnelles qui feront l’objet d’études spécifiques rattachées aux enjeux des territoires. Le chemin est encore long avant de constater l’amélioration de la qualité des eaux de nos rivières qui, n’ayons pas peur de le dire, sont déjà de très bonne qualité ! Bien entendu, le Département reste l’acteur majeur tout au long de ces étapes. Il est le maître d’ouvrage de ce projet et à ce titre il doit tout mettre en œuvre pour qu’il aboutisse. 29



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