[24] Vivre en Périgord n°50 déc 17 à avr 2018
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  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de déc 17 à avr 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : très haut débit, le déploiement s'accélère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DÉVELOPPER LE PÉRIGORD DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Le cuir, filière d’avenir Dans ces temps où la morosité économique semble gagner les esprits, il est une filière qui connaît une forte croissance ces dernières années en Dordogne  : la filière cuir. La Dordogne fait partie d’un triangle d’or au cœur de la région Nouvelle-Aquitaine étendu sur 3 départements  : Charente, Haute-Vienne et Dordogne. Un triangle d’or regroupant quelque 5000 emplois, des dizaines d’entreprises allant de l’artisanat aux PME, jusqu’à un grand groupe comme Hermès. « Dans cet ensemble, la Dordogne fait incontestablement figure de locomotive », souligne Colette Langlade, vice-présidente du Conseil départemental chargée de l’économie, élue du nord du département qui a accompagné cet essor. Un retour aux sources Terre d’élevage, la Dordogne était par le passé un département où le travail du cuir faisait partie d’un savoir-faire traditionnel, au même titre que la région de Saint-Junien en Haute-Vienne réputée dans le domaine de la ganterie. 8 L’implantation de nombreuses usines de chaussures témoigne de ce passé. La crise dans ce secteur, les délocalisations, ont profondément affecté ces territoires, à l’image de Nontron qui a vu partir les activités de l’usine Adidas. A la fin des années 90, l’arrivée du groupe Hermès a changé la donne. L’activité, cette fois centrée sur la maroquinerie, est repartie à la hausse. « Tout le monde a joué le jeu », se souvient Colette Langlade. Aujourd’hui, les résultats sont là. Si le géant mondial du luxe continue de se développer, faisant figure de vaisseau amiral, il a entraîné dans son sillage de nombreuses entreprises. Des fleurons de l’industrie française De nos jours, la Dordogne dispose ainsi de quelques fleurons industriels. Outre Hermès, implanté essentiellement à
Nontron, on peut citer CWD, une dynamique PME leader dans le secteur des selles d’équitation de compétition ou encore Repetto, l’entreprise de Saint- Médard-d’Excideuil qui exporte ses ballerines dans le monde entier. Autant d’activités qui génèrent une forte valeur ajoutée, nécessitent une main d’œuvre très qualifiée et qui ont contribué sur le secteur à la création de centaines d’emplois ces dernières années. Un accompagnement fort des collectivités. « Dès le départ, les collectivités Région et Département, ont senti tout l’intérêt de soutenir ce développement et de raisonner en terme de filière », souligne Collette Langlade. Raisonner en terme de filière, de réseau, c’est édifier un projet qui va de la matière première aux produits finis, en passant par la formation. C’est aller à la rencontre de tous les acteurs, fédérer les projets et injecter de l’argent public à bon escient. « Nous avons ainsi identifié plusieurs problèmes, dont la question notamment de l’approvisionnement en matière première. Il a fallu à la fois sensibiliser les éleveurs locaux pour disposer de belles peaux, promouvoir des tanneries de façon à développer un marché local alors que jusqu’alors le marché français importait l’essentiel du cuir de premier choix. » Dès 2012, un Pôle d’Excellence Rurale, soutenu par le Département, a vu le jour pour aider les agriculteurs. Cette idée de réseau s’est ensuite développée en direction des entreprises avec la création d’un cluster, fédérant tous les acteurs économiques de la filière. Département et Région ont accompagné financièrement tous ces efforts, avec une autre priorité forte  : la formation. De fait, la Région sous l’impulsion de son Président Alain Rousset, particulièrement sensible à ces questions de développement industriel, joue le jeu. Le lycée de Thiviers ajoute une nouvelle corde à son arc en accueillant des nouvelles formations aux métiers du cuir qui débouchent sur des embauches rapides. Aujourd’hui, le réseau fonctionne à plein dans le cadre d’un aménagement du territoire qui fait plaisir à voir. Saint-Junien va bientôt accueillir une cité du cuir, Thiviers et son lycée hébergent le cluster, Nontron a retrouvé une nouvelle jeunesse avec le développement d’Hermès notamment et valorise dans le même temps son statut de cité des Métiers d’art. La ville vient, par ailleurs, d’accueillir avec succès fin septembre les « Portes du cuir », un salon itinérant organisé par les professionnels de la filière cuir à destination du grand public, véritable vitrine de promotion des métiers du cuir. 9



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