[24] Vivre en Périgord n°49 mai à nov 2017
[24] Vivre en Périgord n°49 mai à nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de mai à nov 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : un budget 2017 tourné vers l'action, la solidarité et l'innovation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Quelles sont les priorités définies par le Département pour cette année 2017 ? Nous tenons les engagements pris devant les Périgourdins il y a deux ans. La politique de la majorité départementale de gauche est tournée vers le progrès social, l’éducation, le développement durable, mais elle vise aussi à aménager la Dordogne et à améliorer les conditions de vie, de travail, de circulation, d’accès aux services publics pour chaque habitant de notre département, quelle que soit la commune où il réside. C’est pourquoi nous combattons l’immobilisme, le passéisme, le repli sur soi. La société change à une vitesse folle. Dans ce contexte mouvant, nous continuons d’agir résolument face aux conservatismes, avec le souci de l’intérêt général, de l’innovation et d’une juste redistribution de l’argent public. Nous choisissons d’investir pour le Très Haut Débit. C’est pourquoi le plan de déploiement de la fibre optique lancé en 2015 connaîtra cette année un nouveau coup d’accélérateur. Nous choisissons d’investir dans l’éducation. C’est pourquoi nous augmentons nos investissements pour moderniser les bâtiments et infrastructures sportives des collèges. Nous sommes très attachés au système social français. C’est 14 ENTRETIEN Germinal Peiro " Nous continuons d’agir avec le souci de l’intérêt général et d’une juste redistribution de l’argent public pourquoi nous mettons tout en œuvre afin d’améliorer le quotidien de nos concitoyens les plus fragiles. Nous voulons également améliorer la sécurité routière et réduire les temps de trajet. C’est pourquoi 21 millions d’euros seront cette année consacrés à la modernisation des routes départementales. Nous sommes enfin très attachés à mettre en valeur notre patrimoine historique et naturel. C’est tout le sens de notre engagement pour faire du Périgord une terre d’excellence environnementale et poursuivre l’embellissement de ses sites. Vos recettes financières manquent cruellement de dynamisme. Avez-vous dû réaliser de nouveaux efforts d’économies ? Nous continuons en effet de payer les conséquences de la suppression de la Taxe Professionnelle décidée par le gouvernement Fillon en 2010. Ce sont plus de 100 millions de recettes fiscales cumulées qui nous font défaut depuis cette date. Nous devons faire aussi avec la réduction des aides de fonctionnement de l’Etat, mise en œuvre dans le cadre de l’effort de redressement des finances publiques. Nous poursuivons cependant les efforts d’économies très significatifs " réalisés ces dernières années, notamment en matière de masse salariale. Dans le même temps, notre action de maîtrise de la dette se poursuit, à travers notamment une nouvelle diminution du montant de notre emprunt. Ce sont ces efforts conjugués qui permettent au Département de la Dordogne de maintenir ses missions et de ne renoncer à aucune de ses politiques, y compris facultatives. Certains Départements, de plus en plus nombreux, peinent pourtant à financer leurs dépenses obligatoires, notamment en matière de solidarités humaines. Comment la Dordogne parvient-elle à assumer ces missions ? La situation est de plus en plus critique. Près de la moitié des Conseils départementaux sont aujourd’hui contraints de renoncer à certaines actions, par exemple en matière sportive, culturelle ou environnementale. D’autres cessent d’accompagner les communes. D’autres réduisent à peau de chagrin leur budget d’investissement routier. En Dordogne, nous n’en sommes pas là  : le Département assume ses missions de solidarité
et il accompagnera pleinement la mise en œuvre des nouvelles mesures en faveur des bénéficiaires de l’APA, il assurera le suivi de l’ensemble des enfants qui lui sont confiés, il versera l’allocation RSA aux bénéficiaires tout au long de l’année… Mais il faut clairement rappeler que l’évolution de ces dépenses sociales échappe dans sa quasi-totalité à notre emprise et que, sans nouvelle mesure forte au niveau national, les prochaines années risquent de s’avérer très difficiles. A cet égard, l’idée de nationaliser, non pas la gestion, mais le financement du RSA, constituait une piste assez aboutie et judicieuse, à la fois pour soulager les Départements, mais aussi afin de conforter le principe de solidarité nationale en matière d’accompagnement des Français en proie à la précarité. Des négociations très avancées se sont déroulées l’an passé entre les représentants des Départements et le Premier Ministre Manuel Valls, qui avait alors fait part de son accord pour la mise en place d’une telle solution. Je regrette vivement que la majorité de droite de l’Assemblée des Départements de France l’ait fait échouer. Pour pallier l’augmentation du budget de l’action sociale, en hausse de près de 2% par rapport aux dépenses réalisées en 2016, j’ai proposé à l’assemblée départementale d’ajuster au même niveau les recettes de la fiscalité départementale. Vous avez donc fait le choix de recourir à une évolution de la fiscalité sur le foncier bâti ? Oui. Comme en 2016, le taux de fiscalité départementale sur le foncier bâti évoluera de 4,5%. Si cette augmentation reste modérée en valeur absolue pour les Périgourdins qui y sont soumis (1,4 € par mois et par contribuable, uniquement pour les propriétaires d’un ou plusieurs biens immobiliers), je m’engage à ce qu’elle soit la dernière de cet ordre d’ici la fin de la mandature, en dehors d’éventuels ajustements liés à l’inflation. Il n’est jamais aisé d’augmenter les impôts, même de façon modérée, mais nous assumons ce choix. Cette décision est transparente. Elle était annoncée. Il faut ENTRETIEN Germinal Peiro toujours expliquer clairement les choses aux contribuables. Certains élus de l’opposition départementale, qui dénoncent cette évolution, n’hésitent pas dans le même temps à voter, de façon maquillée, une augmentation beaucoup plus importante de la fiscalité dans la commune qu’ils gèrent. Je le répète  : la majorité que je préside annonce et assume ses choix dans la plus grande clarté. Cette année marque la dernière étape de la mise en œuvre de la Loi NOTRe*, qui a redéfini les compétences des collectivités locales. Quel premier bilan peut-on en tirer ? La Loi NOTRe n’a pas révolutionné nos missions. Le Département ne peut plus aider directement les entreprises, à l’exception des exploitations agricoles, des entreprises agro-alimentaires, des activités liées à la pêche et à la forêt, que nous continuons d’accompagner financièrement. Mais nous incitons les communes *Loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République 15



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