[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°175 de mai/jun 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : cet été, cap sur les Côtes d'Armor.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 / AH, SI J’ÉTAIS... Faustine Bollaert Ah, si j’étais… Animatrice télé Propos recueillis par Kristell Hano // Photo : Nathalie Guyon Arrivée sur le petit écran il y a 20 ans, Faustine Bollaert a enchaîné les plateaux, d’abord en tant que chroniqueuse puis en présentant ses propres émissions comme 100 % mag ou Le Meilleur Pâtissier sur M6. Son expérience en radio lui a permis de faire des émissions de témoignages, son « ADN ». « J’ai toujours voulu faire ça, et aujourd’hui, j’ai la chance de le faire tous les jours à la télé », nous confie-t-elle. Depuis 2017, elle est aux commandes de « Ça commence aujourd’hui » diffusée sur France 2. Un rendezvous où les récits personnels, rencontres et confidences se succèdent dans une ambiance conviviale même si « parfois on passe du rire aux larmes ». Cette émission, optimiste et bienveillante, est à l’image de celle qui met régulièrement le cap sur la Côte d’Émeraude. En compagnie de sa famille, Faustine Bollaert aime se ressourcer dans ces lieux où elle a ses repères familiaux et tous ses souvenirs d’enfance. Pour nous, elle s’est prêtée au jeu du portrait chinois. ◀ Un livre — Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle. Ce livre a été une révolution pour moi. Il propose des exercices concrets pour s’ancrer dans le présent et profiter de l’instant. Une chanson — Louis Chédid, Tout ce qu’on veut dans la vie. Cette chanson me touche beaucoup elle est pleine d’énergie et teintée de mélancolie. Une pâtisserie — La pâtisserie de mon enfance que je trouve absolument divine, le Castin de la Belle Meunière à Saint-Cast-le-Guildo, un mélange de meringue, praliné et génoise. La première chose que je fais en arrivant en Bretagne, c’est d’ailleurs d’en savourer un. Un objet — Une boule à neige. J’essaie de figer le temps dans des souvenirs, des objets donc à chaque fois que je vais quelque part, j’en ramène une. Un lieu — Le Mont Saint-Michel. Je suis émerveillée par ce lieu de beauté, de majesté. Quand j’étais petite et que je l’apercevais, c’était un signe qu’on était bientôt arrivé à la maison. Une couleur — Le noir. J’adore cette couleur qui représente la nuit, le fantastique, les histoires qui font peur. Une citation — La vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets de John Lennon. Ça commence aujourd’hui – France 2 - Du lundi au vendredi à 14 h Tous les jours, Faustine Bollaert accueille sur le plateau, des hommes et des femmes qui évoquent des événements marquants de leur existence, pour permettre à d’autres d’avancer dans leur parcours : un rendez-vous positif et optimiste. Retrouvez l’interview complète + cotesdarmor.fr SUR ◀
Côtes d’Armor magazine - N°175 / Juillet - Août 2020 À PARTAGER / 29 Vincent Rouxel Coureur au long cours Vincent Rouxel, coureur de trail, est un homme épanoui. Trustant les victoires dans les trails régionaux, collectionnant les performances internationales, il vit sa vie comme elle vient, pourvu qu’il soit entouré des gens qu’il aime, notamment les personnes en situation de handicap dont il s’occupe à l’Adapei-Nouelles. À33 ans, le quinocéen Vincent Rouxel n’en finit pas de courir, courir pour lui, courir pour les autres aussi. Aide soignant au foyer Ty Coat (Saint-Brieuc) de l’Adapei-Nouelles qui accueille des adultes déficients intellectuels, Vincent est un sportif né. « J’ai commencé par le vélo, à 13 ans. Ça marchait bien, j’ai intégré l’équipe de France junior à 17 ans, puis j’ai gagné l’Essor breton en 2008 et la Ronde finistérienne en 2012. Mais je me suis vite rendu compte que j’avais fait le tour de la question, et le cyclisme était trop contraignant pour moi. Petit à petit, je me suis mis à la course à pied sur longues distances. » Pour son premier grand trail, à Guerlédan en 2015 (58 km), il finit 5 e . « Je m’épanouis dans le trail, car cela représente des valeurs qui me sont chères : le contact avec la nature, l’entraide, la mixité sociale des coureurs… à pied, on ressent beaucoup moins de frustrations qu’à vélo, où le paysage défile trop vite. » Il remporte ensuite de nombreux trails régionaux. En 2017, Vincent participe à un trail de 120 km dans les Dolomites italiennes, avec 6 000 m de dénivelé et des « paysages grandioses », une manche de coupe du monde où il terminera 4 e . La même année, il part faire la Diagonale des fous à la Réunion : 170 km pour 10 000 m de dénivelé, l’un des trails les plus durs du monde. Il finira 22 e en 28 h. « Je suis arrivé les pieds en sang, mais ça valait le coup, j’étais épaulé par ma famille, car le trail, c’est aussi du partage ». Un partage qu’il veut aussi mettre en œuvre avec les handicapés dont il s’occupe. Ainsi, l’an dernier, avec eux, il s’est lancé un défi de 140 km en deux jours : 1 re étape entre Tréguier et Paimpol par le GR34, seconde étape entre Paimpol et le foyer Ty Coat à Saint-Brieuc, toujours par le GR34. « C’est le mental qui compte » « Les personnes handicapées m’ont aidé, ce sont elles qui ont porté le projet. Je voulais démontrer ce dont elles sont capables, elles m’apportent beaucoup et ont de grosses facultés d’adaptation, elles me l’ont prouvé durant la période de confinement liée à la pandémie de Covid-19. » Au final, le défi est relevé et permet même de récolter 600 euros au profit de la SPA. Passionné par son territoire et amoureux du GR34, il s’entraîne six fois par semaine pour un total de 100 km à pied et 200 km à vélo. La souffrance physique du coureur de trail, Vincent la connaît bien sûr, mais il a appris à la dompter. « C’est le mental qui compte. La course, c’est comme la vie, il y a des hauts et des bas, les bas, il faut les surmonter au mental. Le sport guide ma vie, c’est une question d’équilibre, et puis je suis soutenu par les “ Le personnes que j’accompagne, ma compagne, ma famille. » Si cette année aura été, crise sanitaire oblige, une année blanche pour Vincent, il ne désespère pas participer à l’automne aux trois dernières manches du challenge Ouest trail tour, et a déjà pris date pour l’an prochain avec l’Ultra trail de Madère (120 km) et surtout celui du Mont-Blanc, avec ses 170 km et 10 000 m de dénivelé. Un homme qui sait voir la vie par le bon côté : « Je m’épanouis dans mon travail, dans ma vie privée et dans le sport. Le bonheur, c’est partager des moments simples avec les gens qu’on aime. » ◀ trail, c’est comme la vie, il y a des hauts et des bas Bernard Bossard PHOTO THIERRY JEANDOT



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