[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°175 de mai/jun 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : cet été, cap sur les Côtes d'Armor.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOTO THIERRY JEANDOT 18 / À SUIVRE ACTIONS DÉPARTEMENTALES La SNSM22 Ces bénévoles sauvent des vies Tous bénévoles, les secouristes de la SNSM se mobilisent à tout moment pour aller porter secours aux marins en détresse. Ils portent haut les couleurs de la solidarité des gens de mer. « Avant de prendre la route, les automobilistes prennent soin de préparer leur voiture, ils vérifient les niveaux, la pression des pneus... avant de prendre la mer, beaucoup de plaisanciers ne prennent pas ces précautions avec leur bateau qui est resté parfois un an sans naviguer. Ils partent, quel que soit le temps, souvent sans véritable expérience de la mer. » William Abbest, délégué départemental de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), ne mâche pas ses mots. « Nous avons en Côtes d’Armor 347 km de côtes inhospitalières, avec de forts marnages, des courants, des vents… les gens ne se rendent pas compte des risques qu’ils prennent, seulement 5 à 6 % portent un gilet de sauvetage ! L’accès à la mer est devenu un produit de grande consommation. » Toussaint Le Clavez est président de la station SNSM de Loguivy-de-la- Mer. Il a à sa disposition un canot tout temps et une bonne cinquantaine de bénévoles opérationnels de tous horizons : « Nous effectuons en moyenne 50 à 60 interventions par an, avec un pic d’activité les mois d’été. Nous portons secours Une partie de l’équipe SNSM de la station de Loguivy-dela-Mer. “ Une station SNSM, c’est une fabrique de lien social à une grande majorité de plaisanciers, environ 80 %. Quand on appareille, on ne sait jamais à quoi s’attendre sur zone. Les gens nous appellent, nous remercient, mais oublient un peu trop souvent que nous sommes des bénévoles, c’est dommage… ». 299 sauvetages en 2019 « Nous sommes des bénévoles qui assurent une mission régalienne de l’État, par délégation », précise William Abbest. L’année 2019 aura vu une forte progression des sorties en Côtes d’Armor, avec 299 opérations de sauvetage. Mais en réalité, la SNSM 22 a effectué 1 182 sorties en comptant les exercices, et la station de Loguivy 177 sorties, toujours en comptant les exercices, indispensables au maintien en alerte opérationnelle Côtes d’Armor magazine des hommes et du matériel. « Le temps passé à maintenir nos moyens opérationnels est très chronophage », atteste William Abbest. Une autre mission de la station de Loguivy est l’accompagnement des pêcheurs à la coquille Saint- Jacques, en alternance avec les stations d’Erquy et de Saint-Quay-Portrieux, « parce qu’il n’est pas rare qu’il y ait des accidents », indique Toussaint Le Calvez. Et d’ajouter : « Être président d’une station SNSM, c’est enrichissant, une station, c’est une fabrique de lien social où chaque bénévole apporte sa part. » ◀ ▶ Pour faire un don à la SNSM : don.snsm.org Bernard Bossard Le Département soutient la SNSM Chaque année, le Département alloue une subvention de 30 000 € pour l’aide au fonctionnement de la SNSM22. En complément, il attribue une aide à l’investissement dans la modernisation de la flottille variant d’une année sur l’autre en fonction des besoins : 66 250 € en 2019 et 26 200 € en 2020. Le Département finance par ailleurs régulièrement des travaux d’investissement dans les infrastructures de la SNSM. Ainsi, en 2018, il a participé à hauteur de 71 000 € à la rénovation de la cale de la station de Ploumanac’h, et en 2019, dans le cadre du contrat de territoire, 60 000 € ont été versés à la commune de Pleubian pour la réhabilitation et extension de la station. PHOTO THIERRY JEANDOT
N°175 / Juillet - Août 2020 Portrait d’agents Aussi étonnant que cela puisse paraître, les Côtes d’Armor comptent parmi les départements peu boisés de France... C’est pour préserver ce patrimoine forestier et garantir son accès aux habitants que le Conseil départemental a acquis, depuis 70 ans, pas moins de 2 500 hectares d’espaces boisés. Forêt d’Avaugour-Bois Meur, de Beffou, de l’Arguenon, etc... l’exploitation de ces bois est confiée à l’ “ équipe forêt ” du Département. Bernard Rannou, Tony Le Bourdon, Gwendal Berthou et Benjamin Boutier y développent une gestion multifonctionnelle. « Il s’agit d’assurer à la fois l’accueil du public, la production de bois et la préservation de la biodiversité, explique Mickaël Jézé gou, en charge de la coordination de l’équipe. Nos forestiers as su rent l’entretien de 150 km de sentiers, l’exploitation sylvicole des parcelles, la production de bois de chauffage... Ces missions nécessitent des savoir-faire spécifiques et une grande polyvalence. » Les principaux concernés, eux, évoquent surtout des vocations. « Plus on travaille au contact de la nature, plus on en redemande ! », affirme Benjamin. Travailler pour et avec la nature Pourtant, le métier est physiquement difficile. L’hiver dernier, les coups de vent successifs n’ont pas ménagé l’équipe : « On a beaucoup navigué d’un bout à l’autre du département, pour sécuriser ou évacuer des arbres déracinés », témoigne Bernard. « On est souvent tributaire des éléments, complète Tony. Il faut savoir s’adapter et faire preuve d’humilité face à la nature. » Si l’équipe sait ré - pondre aux urgences du quotidien, l’or ganisation du travail, en forêt, prend souvent une au tre dimension. « En sylviculture, on con çoit nos interventions sur une échelle-temps de 80 à 100 ans, expose Tony. Cela va au-delà de la carrière d’un homme ; il faut savoir se projeter. Dernièrement, on a éclairci * une parcelle plantée peu après la première guerre. On poursuit le travail des anciens… Et demain ce seront d’autres qui s’occuperont des arbres que l’on plante aujourd’hui. » À l’heure ou la question environnementale est au centre des débats, l’équipe a conscience que son travail prend toujours plus de valeur. La bonne gestion des bois est aujourd’hui indispensable pour faire perdurer la ressour ce. « Les gens pensent que les forêts se développent naturellement. Mais c’est parce que des hommes ont toujours entretenu les bois que l’on a une nature comme ça aujourd’hui. » Alors quand certains visiteurs leur reprochent d’abattre les arbres à coups de tronçonneuse, l’équipe fait preuve de pédagogie : « Si on coupe un arbre, c’est soit parce qu’il est dangereux, soit pour favoriser le développement de la forêt et sa diversité », explique Gwendal. Car abattre certains arbres, c’est souvent permettre aux autres de mieux grandir. Et c’est ainsi offrir aux Costarmoricains un patrimoine forestier aux vertus inestimables. ◀ Virginie Le Pape À SUIVRE / 19 ACTIONS DÉPARTEMENTALES Ils prennent soin des forêts départementales Enfants, ils avaient pour point commun de courir inlassablement la campagne. Bernard, Tony, Gwendal et Benjamin sont incontestablement des hommes des grands espaces… Ils arpentent chaque jour les quelque 2 500 hectares de forêts départementales. Leurs missions : favoriser le bon développement des bois et permettre leur ouverture au public. “ Au-delà de la carrière d’un homme Durant le confinement, l’équipe est restée mobilisée pour assurer la sécurité des sentiers et l’entretien des sites. L’équipe forêt apprécie l’autonomie, la variété du travail et les grands espaces, mais aussi l’ambiance de travail : « plus c’est difficile, plus on s’entend bien ! » PHOTO PASCAL LE COZ Véronique Méheust Vice-présidente en charge de l’environnement et de la mobilité « Bientôt de nouveaux équipements à Avaugour - Bois Meur » « Toujours plus investi pour favoriser l’accueil du public sur ses sites, le Département des Côtes d’Armor réa ménage actuellement la ferme de Bois Meur, porte d’entrée de la forêt départementale. Outre la rénovation de la ferme et la création d’un atelier de stockage, réservés à l’équipe forêt, nous aménageons divers équipements destinés au grand public. La nouvelle cabane et l’aire ludique devraient ravir les visiteurs dès l’automne 2020 ! » (*) Éclaircir : supprimer certains arbres pour permettre aux autres de mieux se développer. PHOTO THIERRY JEANDOT PHOTO PASCAL LE COZ



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