[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
[22] Côtes d'Armor n°175 mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°175 de mai/jun 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : cet été, cap sur les Côtes d'Armor.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
12 / À SUIVRE... INITIATIVES COSTARMORICAINES Le Miel de Bretons, Gast ! (Corlay) Du miel 100 % centre-breton Inlassablement, elles butinent dans les contrées centre-bretonnes. Elles, ce sont les abeilles de Roland Auffret et Maud Jaouen, apiculteurs récoltants installés depuis trois ans dans leur miellerie à Corlay. Ils y produisent un miel de grande qualité, le bien nommé Miel de Bretons, Gast ! Une jeune entreprise en plein développement. « L’année dernière, nous avons produit deux tonnes de miel, cette année ce sera environ cinq tonnes ». Avec une production doublée en l’espace d’une année, Roland Auffret et Maud Jaouen, les deux producteurs de la miellerie Miel de Bretons, ont le sourire. Créée il y a un peu plus de trois ans, la jeune entreprise affiche une belle progression, d’autant plus quand on sait qu’il y a quatre ans, Roland Auffret, à l’initiative du projet, évoluait à mille lieues de la production agricole. « Pendant 20 ans, j’ai été régisseur son et vidéo dans le spectacle, précise l’apiculteur. En 2017, lassé d’être toujours dans le noir, j’ai voulu me reconvertir ». Déterminé, il se forme alors dans le pays basque pour passer son diplôme d’apiculteur, et jette son dévolu sur le Centre-Bretagne d’où il est originaire pour y implanter son activité dans l’ancienne minoterie Bernard. « Cette minoterie appartenait à ma grand-mère, c’est ainsi que nous nous sommes rencontrés… », se souvient Maud Jaouen. 200 ruches réparties dans le Centre-Bretagne La première année, le couple transforme les lieux, aménage les différents espaces de travail, achète une vingtaine de colonies d’abeilles, et investit dans le matériel professionnel nécessaire à la production. De l’achat des ruches à la cuve à décanter le miel, en passant par l’extracteur, qui permet d’extraire le miel des cadres : en quelques mois, tout est prêt pour démarrer. Deux ans plus tard, les résultats sont là. « Avec nos 200 ruches, nous commençons à devenir une entreprise viable », se réjouit le Corlaisien. 200 ruches qui sont ré- “ 5 tonnes de miel cette année parties dans tout le Centre-Bretagne, entre Corlay, Rostrenen, Lanfains ou encore Guerlédan. À leur actif aujourd’hui, six miels différents : du miel toutes fleurs de printemps et d’été, de ronce, de châtaignier, de sarrasin, et de bruyère. « Nous amenons les ruches là où se concentre une forte densité de fleurs. Pour le miel de châtaignier par exemple, les ruches sont installées à proximité de ces arbres, grands producteurs de pollen pendant la période de floraison ». Un miel local et extrait à froid Soucieux de proposer des produits de qualité, Roland Auffret ne fabrique que du miel extrait à froid, qui présente donc une cristallisation naturelle. « Un signe de qualité car le miel perd ses qualités quand il est chauffé ». Une recette gagnante, car en quelques mois, le Miel de Bretons, conditionné dans des pots de 35 grammes à 1 kg, a trouvé sa clientèle. Nos producteurs ne comptent pas s’arrêter là. À l’automne, Maud projette de lancer son activité de cosmétiques, à base de miel évidemment. Affaire à suivre… Pour l’heure, vous pouvez trouver leur miel, testé et hautement approuvé, dans plusieurs magasins, sur les marchés de Corlay et Saint-Brieuc, en ligne sur leur site Internet, ou en vente directe à la miellerie. Les deux passionnés se feront une joie de vous en raconter un rayon sur l’élevage de leurs reines et sur l’activité de leurs milliers d’ouvrières, aussi inlassables qu’indispensables. ◀ Stéphanie Prémel ▶ mieldebretonsgast.fr Côtes d’Armor magazine Maud Jaouen et Roland Auffret, apiculteurs récoltants, près de leurs ruches au site du Moulin à Corlay. PHOTO THIERRY JEANDOT PHOTO THIERRY JEANDOT
Endro Cosmétiques à Lannion Transparents jusqu’au bocal Garnis de déodorant ou de dentifrice, les petits bocaux de la société Endro ont tout pour plaire ! Une formule simple, des matières premières d’origine naturelle et bio, une démarche zéro déchet et une fabrication 100 % locale… Le concept de Marion Le Goualher et Boris Le Goffic a su convaincre, en à peine un an, des consommateurs en quête d’une cosmétique plus responsable. PHOTO THIERRY JEANDOT N°175 / Juillet - Août 2020 “ Un bocal qui a du sens Marion Le Goualher est une adepte du do it yourself *. C’est en 2018 qu’elle a commencé à fabriquer elle-même ses propres cosmétiques, pour son usage personnel. « J’étais déçue par les produits du commerce, souvent inefficaces, et je me méfiais des compositions parfois douteuses. Alors j’ai tenté de faire mon déo moi-même, avec des produits simples et naturels, et j’ai constaté que ça fonctionnait vraiment bien. » Pour Noël, Marion offre ses produits « maison » à ses proches, conditionnés dans de jolis bocaux de verre. « Ça a vraiment beaucoup plu ! » Il n’en fallait pas plus pour donner des idées à Boris, le compagnon de Marion, alors étudiant en école de commerce. « Après une prise de conscience écologique lors d’un voyage en Asie, j’avais très envie d’entreprendre autour d’un projet sain et zéro déchet. Les petits bocaux de Marion, ça avait du sens ! Alors on s’est lancés en présentant le projet à l’incubateur de mon école. » Une campagne de financement participatif plus tard, Endro ouvrait ses portes à Pleumeur-Bodou, en juin 2019, avec une gamme de quatre déodorants solides. À SUIVRE / 13 INITIATIVES COSTARMORICAINES Marion Le Goualher et Boris Le Goffic, cofondateurs associés d’Endro, dirigent une équipe de 10 personnes et devraient encore recruter d’ici la fin de l’année. Dans son laboratoire lannionnais, Endro produit chaque mois 8 à 10 000 déodorants en bocaux. 4 ingrédients seulement Le succès ne se fait pas attendre ! Après avoir fait ses armes sur les marchés durant l’été, Endro se développe vite. La société distribue 250 points de vente dès la fin 2019, pour atteindre les 600 aujourd’hui, en France et à l’étranger. L’équipe, quant à elle, passe de deux à dix collaborateurs en moins d’un an et déménage dans un laboratoire plus spacieux, à Lannion. Après la sortie d’un dentifrice en février dernier, elle continue à développer sa gamme et annonce de nouveaux produits pour septembre prochain... La clé de cette réussite ? « C’est avant tout notre simplicité qui inspire confiance, analyse Marion. Nos déos ne comptent que quatre ingrédients, cinq pour les dentifrices. Nous communiquons sur l’origine de nos matières premières, naturelles, non nocives et certifiées bio ou Cosmos. Tout est transparent. En parallèle, notre démarche zéro déchet est aussi un atout. Nos bocaux sont recyclables et consignables. Ils séduisent toutes les générations, et pas seulement les « écolos ». Mais rien de tout ça ne marcherait si nos produits n’étaient pas efficaces ! » En s’implantant dans leur Trégor natal, Marion et Boris ont eu à cœur de défendre l’entreprenariat local et le savoir-faire breton. « Nous sommes fiers d’avoir créé de l’emploi sur notre territoire et de travailler avec des partenaires du secteur. Nous collaborons notamment avec l’ESAT de Lannion et ce sont des personnes précaires ou en situation de handicap qui assurent la pose de nos étiquettes. » Ainsi, la jeune société n’a de cesse de pousser son modèle responsable encore plus loin… Avec une moyenne d’âge de 25 ans, elle ne demande qu’à grandir et à porter haut et fort son engagement pour une consommation plus réfléchie. ◀ Virginie Le Pape ▶ www.endro-cosmetiques.com (*) Do it yourself : faire soi-même. PHOTO THIERRY JEANDOT



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :