[22] Côtes d'Armor n°174 mar/avr 2020
[22] Côtes d'Armor n°174 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°174 de mar/avr 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial budget 2020.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
PHOTO THIERRY JEANDOT 28/ À DÉCOUVRIR... Cap Fréhel Pâturer pour sauvegarder Ils s’appellent Clown, Gaïa, Farinelli… Le troupeau de la Petite Ferme d’Émeraude s’est installé, fin 2019, sur les landes ventées du Cap Fréhel. Leur mission : contribuer au renouvellement de ce milieu rare, aujourd’hui en voie d’extinction. C’ est l’un des plus beaux paysages des Côtes d’Armor ! Riche de panoramas à couper le souffle, le Cap Fréhel est aussi reconnu pour ses 340 hectares de landes, un milieu unique qui abrite de nombreuses espèces protégées. Emblématiques du territoire, ces landes connaissent un recul alarmant, en partie lié à la disparition des activités de pâturage. En effet, ce sont bien les pratiques paysannes qui furent autrefois à l’origine de l’apparition des landes, la végétation s’étant adaptée à la nature des sols appauvris par le bétail. D’où l’idée, pour restaurer le milieu, de réintroduire un troupeau sur le site. Côtes d’Armor magazine Des races anciennes lippe Quéré, animateur Natura 2000 Le troupeau se compose aujourd’hui de pour reconstituer les milieux au Syndicat mixte du Grand Site Cap Ce troupeau, c’est celui de Katell Lorre, d’Erquy-Cap Fréhel. Par exemple, en 3 vaches Froment du Léon, 2 ânes et créatrice de la Petite Ferme d’Émeraude. picorant la bruyère devenue trop dense, 8 chèvres des fossés, À Saint-Cast-le-Guildo, Katell élève une elles vont permettre la réapparition de la des espèces locales quarantaine de bêtes issues de races gentiane, une plante prisée de papillons rustiques parfaitement adaptées au locales anciennes, qu’elle contribue à rares comme l’Azuré des Mouillères, qui terrain. préserver. Avec ce cheptel, elle entend développer une « agriculture paysanne » à taille humaine et respectueuse de l’environnement. Voilà plusieurs années que Katell souhaitait développer l’éco-paturage. « Titulaire d’un BTS gestion des espaces naturels, je tenais à concilier mes activités d’élevage et la préservation de sites devrait se développer. De même, les prairies à brachypodes et peucedan officinal, milieu rare connu en France uniquement sur le Cap Fréhel, vont pouvoir se régénérer. Et ce ne sont là que quelques exemples. » C’est donc un beau défi de préservation qui est confié au troupeau de Katell Lorre. D’ici l’été, 10 moutons d’Ouessant et 5 chevaux viendront fragilisés, explique-t-elle. À Plévenon, sur des parcelles de la mairie, j’ai trouvé rejoindre le groupe. ◀ Virginie Le Pape un beau terrain d’expérimentation et un ▶ Important : pour votre sécurité et celle véritable enjeu. » des animaux, il est demandé de ne pas Sur le Cap Fréhel, 75 hectares de landes pénétrer dans l’enclos, de retenir les sont considérés comme dégradés. La chiens et de ne pas nourrir les bêtes. présence des animaux vise à récréer un équilibre. « Les bêtes vont favoriser la ▶ Plus d’infos : www.la-petite-ferme.fr reconstitution du milieu, indique Phi- « La population doit s’approprier le Grand Site Cap d’Erquy - Cap Fréhel » Développement de liaisons douces, ouverture de 4 Maisons de Site, création de sentiers d’interprétation, etc… Suite à l’obtention du label « Grand Site de France », fin 2019, les projets ne manquent pas sur les Caps. Pour Yannick Morin, Président du Syndicat Mixte du Grand Site Cap d’Erquy-Cap Fréhel et conseiller départemental, l’enjeu est aussi d’impliquer la population : « Les habitants sont ici chez eux ! Il est important qu’ils puissent s’approprier le Grand Site et participer à sa construction. Nous les invitons tous à nous rejoindre, les 15, 16 et 17 mai prochain, pour un grand week-end d’animations à la découverte des caps et de ses acteurs. » Programme d’animations sur grandsite-capserquyfrehel.com/ PHOTO THIERRY JEANDOT PHOTO THIERRY JEANDOT
N°174 / Mars - Avril 2020 Daïtshi Yamamura 20 millions de vues de New York à Tokyo C’est dans le studio installé dans sa chambre, à Grâces, que Daïtshi Yamamura, 21 ans, compose et produit de la musique électronique, en toute discrétion. Ses titres ont déjà cumulé près de 20 millions de vues sur Internet, et font le tour du monde. « Quand je fais de la musique, je ne vois pas le temps passer », annonce Daïtshi Yamamura, lorsqu’il nous reçoit chez ses parents, à Grâces. C’est ici, dans sa chambre sous les toits, que depuis 2014 il aime plus que tout passer du temps sur son ordinateur pour créer des morceaux, à l’univers « plutôt Chill ou Deep House ». « J’ai démarré la musique à 11 ans, en prenant des cours de guitare à l’école de musique de Guingamp, suivi de l’apprentissage en autodidacte du piano et du synthétiseur, en 2013, se souvient le jeune homme. Mais c’est en arrivant au lycée, à Guingamp, que j’ai découvert la musique électro. Rapidement j’ai eu envie de faire pareil que les groupes que j’écoutais, alors je me suis mis à passer tout mon temps libre à visionner des tutoriels, à me renseigner, à tester, avant de réussir à maîtriser le logiciel FL Studio, sur lequel je compose encore aujourd’hui. Au total, j’y consacrais environ 30 heures par semaine ». Premier succès à 17 ans Une persévérance payante, puisqu’en 2015, alors qu’il a 17 ans, son premier morceau, intitulé Coming After You, engrange rapidement des milliers d’écoute sur SoundCloud, à sa grande surprise. Un succès qui le pousse à continuer sur la voie de cette musique « calme et typée asiatique, assez mélancolique », inspirée par sa culture japonaise, héritée de son père. Aujourd’hui, Daïtshi compte près d’une vingtaine de morceaux à son actif, et savoure ses quelque 20 millions d’écoutes (streams sur Spotify, Deezer, ou encore Youtube), et ce partout dans le monde, des États-Unis au Japon, en passant par le Brésil ou le Mexique. « Pour l’instant je suis loin d’en vivre car l’écoute en streaming ne rapporte pas grand-chose aux artistes, explique le musicien avec l’humilité et la modestie qui le caractérisent. Mon but est donc de jouer mes musiques en live, de faire de la scène. J’y travaille… “ Mon but, faire de la scène J’ai appris à mixer, et cherche dans un premier temps des plans pour m’habituer à jouer en public ». La tête sur les épaules, il poursuit actuellement une Licence de Droit à Rennes, « pour travailler dans l’économie ou le droit de la musique, si jamais ça ne marche pas ». Pour l’heure, l’étudiant s’agite près de deux heures par jour derrière son ordinateur pour mixer instruments, sons et voix, après les cours. « Plus que tout, j’aime partir de rien et construire ma musique pour faire ressortir mes émotions ». Ce n’est pas rien, notre jeune compositeur s’apprête à produire quatre de ses nouveaux titres en 2020 chez Toco International, un des plus grands distributeurs de musique électronique, grâce à l’appui de ses deux managers parisiens. Et rêve de susciter l’intérêt des festivals et des clubs… Affaire à suivre… ◀ Stéphanie Prémel ▶ Daïtshi, à écouter sur les plateformes de streaming À DÉCOUVRIR / 29 Depuis 2014, Daïtshi Yamamura compose et produit ses morceaux dans sa chambre, ici à Grâces chez ses parents, où à Rennes où il est étudiant en 2 e année de Droit. PHOTO BRUNO TORRUBIA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :