[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°173 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : agir au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
PHOTO THIERRY JEANDOT 22/À SUIVRE Côtes d’Armor magazine ACTIONS DÉPARTEMENTALES Bactérie tueuse d’oliviers Labocea-Ploufragan fait parler son expertise Labocea à Ploufragan, le plus important laboratoire public territorial, fait partie des cinq laboratoires agréés par l’Etat pour effectuer des contrôles sur Xyllela fastidiosa, la bactérie tueuse d’oliviers. L’entrée du service de phytopathologie de Labocea est très réglementée  : passage à travers un sas, blouse et sur-chaussures obligatoires. « Nous travaillons sur des pathogènes de quarantaine, il s’agit de ne pas les disséminer dans l’environnement », explique Sylvain Pennec, responsable du service. Parmi ces pathogènes, il en existe un qui fait particulièrement parler de lui depuis quelques semaines  : Xylella fastidiosa, plus communément appelée la bactérie tueuse d’oliviers. Le 6 septembre dernier, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation annonçait la contamination, pour la première fois en France, de deux oliviers, l’un à Antibes, l’autre à Menton. Si Xylella fastidiosa est prise avec autant de sérieux c’est qu’elle a déjà décimé plus d’un million d’oliviers en Italie, pour une facture globale s’élevant à plus d’un milliard d’euros. En France la surveillance s’organise depuis quatre ans autour de cinq laboratoires, dont le service de phytopathologie de Labocea-Ploufragan, qui « L’arbre ont été agréés par l’État pour assurer les contrôles officiels de Xylella fastidiosa. « Lorsque la bactérie s’attaque à un olivier, l’arbre se dessèche et meurt rapidement, poursuit Sylvain Pennec. C’est une perte considérable quand on connaît le temps nécessaire pour qu’un olivier atteigne sa pleine maturité ». En outre, la bactérie ne s’attaque pas qu’à l’olivier mais à une centaine d’autres espèces, dont le chêne, qui font l’objet d’analyses à Ploufragan. Concrètement, le service de phytopa- se dessèche et meurt rapidement Pour savoir si l’échantillon est positif à Xyllela fastidiosa, une recherche de portion d’ADN de la bactérie est effectuée. PHOTO THIERRY JEANDOT Erven Léon Vice-président du Département chargé de l’économie et de l’agriculture « Une mission d’intérêt général » « L’actualité liée à Xylella fastidiosa est l’occasion de mettre en lumière tout le savoir-faire de Labocea en matière d’analyses. Rappelons également que le Conseil départemental a fait le choix d’agrandir le site de Labocea-Ploufragan, en investissant dans la construction, en 2015, de deux bâtiments pour la santé publique et la sécurité sanitaire, permettant ainsi au laboratoire d’assurer sa mission d’intérêt général ». thologie reçoit des rameaux d’oliviers sur lesquels il effectue un prélèvement. L’étape suivante consiste à rechercher une portion d’ADN de la bactérie grâce à une méthode d’extraction. « Les foyers identifiés et suivis par les services de l’État sont actuellement situés dans les régions Corse et PACA, indique Sylvain Pennec. C’est l’Anses qui centralise ensuite l’ensemble des données remontées par les cinq laboratoires, afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation ». Et si Labocea-Ploufragan a été choisi pour cette mission, c’est qu’il possède une expertise de longue date en matière de phytopathologie, mais également de santé animale, les techniques mises en œuvres étant les mêmes. « Nous sommes constamment en contact avec les DRAAF [Directions régionales de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt,ndlr]. Nous travaillons déjà avec eux sur d’autres sujets comme la santé animale ou encore les micropolluants », précise Sylvain Pennec. Quant à la surveillance des végétaux, elle ne se limite pas à Xylella, loin s’en faut. « Nous menons par exemple des analyses sur le nématode de la pomme de terre, un petit ver pouvant générer des pertes de productivité. Nous travaillons aussi sur le nématode du pin », conclut Sylvain Pennec. ◀ Laurent Le Baut
N°172/Novembre - Décembre 2019 C’est une première en Côtes d’Armor, les étudiants peu - vent dorénavant faire leur PACES (première année commune des études de santé) dans le département, à Saint-Brieuc. Pour cette première promotion, ils sont 16 élèves. Les cours sont dispensés à distance et en direct depuis l’université de Rennes I. Des conditions idéales pour certains Costarmoricains, qui ont pu ainsi rester chez leurs parents. « J’ai fait le choix de rester à Saint-Brieuc pour le côté pratique. L’année est vraiment très dense, alors ne pas avoir à me préoccuper du linge et des repas reste un grand avantage », confie Youna. « Beaucoup d’étudiants à Rennes sont en déprime, avec personne auprès de qui se confier. En restant ici, dans un cocon rassurant, on met toutes les chances de notre côté », ajoute Adèle. « Et puis si on arrive en retard en cours, on a forcément une place, ce qui n’est pas toujours le cas dans les amphis bondés à Rennes », complète Thomas. PHOTO D.R. Enseignement supérieur La filière médecine lancée sur le campus Mazier Jusqu’alors, les études de médecine n’étaient pas possibles en Côtes d’Armor. Depuis septembre, les étudiants peuvent suivre leur première année d’études de santé grâce à la vidéo-conférence, sur le campus Mazier à Saint-Brieuc. Youna, Thomas et Adèle, trois des étudiants de la première année de médecine parmi les 16 qu’accueille cette année le campus Mazier. Alain Cadec aux côtés des partenaires lors du point presse qui s’est tenu le 12 septembre. Des conditions optimales pour réussir Des locaux tout neufs, un effectif réduit, des contraintes matérielles réduites  : les trois étudiants en sont convaincus, ils bénéficient ici de conditions optimales pour réussir leur année. Une année qu’ils abordent d’ailleurs avec une rigueur et une volonté imperturbables. « Le matin, nous allons en cours, et le midi nous rentrons chez nous pour travailler les cours de la matinée. Nous n’avons pas le temps pour autre chose ». S’il fallait trouver un inconvénient, le seul que peuvent relever les étudiants serait de ne pas pouvoir échanger avec le professeur lors des inter-cours. Un problème vite évacué par Youna, Thomas et Angèle  : « Nous bénéficions également d’enseignements dirigés, qui nous permettent d’interpeller en direct les enseignants. Et nous pouvons également nous appuyer sur le système de tutorat qui a été mis en place, qui nous permet de solliciter quand nous le souhaitons nos parrains et marraines, qui sont d’anciens étudiants en médecine ». L’année dernière, 170 Costarmoricains étaient partis faire leurs études de médecine à Rennes, et 130 à Brest. Dans les À SUIVRE/23 ACTIONS DÉPARTEMENTALES cartons depuis plusieurs mois, l’ouverture de la filière fait suite à une forte mobilisation du Département et de Saint-Brieuc Agglomération, sur un territoire costarmoricain qui enregistre une forte pénurie de médecins. « Cette formation a pour but de tisser des liens avec les futurs praticiens. « Nos confrères de demain Nous voulons créer un partenariat très tôt avec nos étudiants pour qu’ils deviennent nos confrères de demain », explique Dr Cynthia Garignon, qui exerce à l’hôpital Yves Le Foll. « C’est très clair, nous souhaitons favoriser le maintien des jeunes en Côtes d’Armor et garder les talents chez nous », résume Alain Cadec, président du Département. L’année prochaine, les collectivités costarmoricaines espèrent agrandir la promotion. Une centaine de places pourraient être proposées. ◀ Stéphanie Prémel PHOTO BRUNO TORRUBIA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :