[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°173 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : agir au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOTO D.R. 14/GALLO/BRETON ◀ Clés pour la lecture gallo ao = « aw » (caozer), ë = « eu » (pezeraë, avaë), pll = « pl » ou « pi » (pllace), cll = « cl » ou « qi » (cllôz), Gh = « dj « (ghéter), Qh = « tch » (qhulture) C’est à 17 ans que lui vient l’idée de fabriquer des poulaillers pour le grand public. Ét a ses 17ans qe l’idée li vient de fére des poulâillers braves a tertous. Hag eñ 17 vloaz e oa savet soñj dezhañ da sevel kludoù evit tout an dud. Cot Cot House a Pllélo I met subout son enterprinze a 18 ans A 18 ans Xavier Pisson passe son bac e leveCo Cot House, une petite enterprinze qi fet des poulâillers nouviaos e qi tienent vrai bié. Cot Cot House à Plélo Il crée son entreprise à 18 ans A 18 ans, alors qu’il passe son bac, Xavier Pisson crée Cot Cot House, une petite entreprise qui fabrique des poulaillers particulièrement solides et innovants. Cot Cot House e Pleuloc’h Savet en doa e stal hag eñ 18 vloaz Tra ma oa Xavier Pisson, hag eñ 18 vloaz, o tremen e vachelouriezh, en doa savet Cot Cot House, ur stal vihan da fardañ kludoù modnevez solut-tre. Xavier Pisson q’a ses 19 ans mézë, ét eteinë o les poules depés tout garçâille. Parti de deûz, pés qatr a siz ans inn’a astourci une vintaine. « A mezure qe la couée fezaet un crét, je mettaé su pië des nouviaos poulâillers o a chaqe fai de nouviaos gréments pour s’en chevi pus vitement avant qe d’aler a l’ecole. » Les onqhes, tantes, couzins e amins portent cas a l’afére e Xavier lou fet des poulâillers su mezure. Ét a 17 ans q’i sonje oriner pus fort de monde en poulâillers en kit. Yeûs q’i vait dan les jardrineries, c’ét de la fâillie merchandie venue d’Azie. Ce q’i veût, li, c’ét de cai qi tient, q’ét ben d’amain e made in Bertègne. Ao bout d’une an e aprés qhoqes pour-vair, i levesa petite enterprinze q’a nom Cot Cot House cantë le bac q’il ét a passer. Xavier Pisson, 19 ans aujourd’hui, a contracté une passion pour les poules dès sa plus tendre enfance. À six ans, il en avait déjà deux, puis quatre... pour arriver aujourd’hui à une vingtaine. « Au fur et à mesure que j’augmentais le cheptel, je fabriquais de nouveaux poulaillers, avec à chaque fois de nouveaux systèmes pour aller plus vite le matin avant de partir à l’école. » Les oncles, tantes, voisins et amis sont intéressés et Xavier leur fabrique des poulaillers sur mesure. C’est à 17 ans que lui vient l’idée de créer des poulaillers en kits pour le grand public, ceux qu’il voit en jardineries sont de mauvaise qualité et fabriqués en Asie. Ce qu’il veut, lui, c’est du solide, du pratique, et made in Bretagne. Un an et plusieurs prototypes après, il crée sa petite entreprise, baptisée Cot Cot House, en même temps qu’il passe son bac. « Une poule 19 vloaz eo Xavier Pisson bremañ hag abaoe ma oa bihan eo sot gant ar yer. Pa oa c’hwec’h vloaz en doa div, peder goude-se… hag en deiz a hirie en deus un ugent bennak. « Bep ma kreske niver ma yer e saven kludoù nevez, gant ostilhoù nevez enne, din da vont buanoc’h diouzh ar beure a-raok mont d’ar skol. » Plijout a rae an traoù-se d’e eontred, moerebezed hag amezeien, ha Xavier neuze da sevel kludoù dezhe diouzh o c’hoant. Hag eñ 17 vloaz e oa savet soñj dezhañ da grouiñ kludoù evit tout an dud, dezhe da vontañ anezhe o-unan, rak ar re a wele er stalioù-liorzhañ a veze graet en Azia ha ne oant ket traoù a galite. Ar pezh a felle dezhañ ober a oa traoù solut, aes d’implijout ha graet e Breizh. Ur bloaz war-lerc’h, goude bezañ savet meur a batrom, en doa krouet e stal
« Une poule envale devers une pérée de bouriers de nouri l’an, l’aqhit ecolojiqe en seraet conseqent si chaqhun en avaet dan son courti. » qe s’en vient Xavier. Dan ses poulâillers on treu des rubriqes a masse  : tirouerés merdes, trape pour cllore, pondouers e tout ela ét en bouéz de douglas de France, une orine qi se garde méme san trètement. Ao parsu, i sont fets en Bertègne dan des ESAT (Établissement d’aide par le travail des handicapés) l’enterprinze ét etou dan le social. « I sont fets a mezure come vienent les comandes ce qi veût dire qe y a deûz mouéz entèr etcite e le livraije. » Je mene tout du lein Més i n’en chaot pas. Raport ao chouèz des materiaos ses poulâillers font pus avale environ 100 kg de déchets alimentaires par an, c’est dire le gain écologique si chacun en avait dans son jardin », affirme Xavier. Ses poulaillers proposent de nombreuses astuces  : tiroir à déjections, trappe de fermeture, pondoirs… et sont fabriquées en bois de douglas français, une essence qui résiste sans traitement à la putréfaction. De plus, ils sont entièrement fabriqués en Bretagne, dans des Esat (Établissement d’aide par le travail des handicapés), ce qui conforte la responsabilité sociétale de l’entreprise. « Je fonctionne en flux tendu, ce qui veut dire qu’il y a deux mois de délais entre la commande et la livraison ». « Je gère tout à distance » Mais l’attente en vaut la peine, les poulaillers étant conçus avec des éléments de vihan, Cot Cot House hec’h anv, tra ma oa o tremen e vachelouriezh. « Lonket e vez pep a 100 kg restachoù boued gant ar yer bep bloaz, soñjit’ta pegen mat e vefe a-fet ekologiezh ma vefe yer e kement liorzh zo », eme Xavier. En e gludoù e kaver ur bern ostilhoù aes  : tiretennoù evit ar c’haoc’h, un toull-trap evit serriñ, dozverezioù... ha savet int gant koad douglas eus Frañs, a zo ur seurt koad padus ha nevrein ket, kuit da vezañ tretet. Ouzhpennse e vezont savet penn-da-benne Breizh, gant diazezadurioù sokial skoazell dre al labour (ESAT), ar pezh a ra d’ar stal bezañ muioc’h a-skiant vat war an dachennsokial. « Labourat a ran diouzh ar goulennoù, gant se e vez gortozet daou viz etre an deiz ma vez resevet ar goulennhag an deiz ma vez kaset an traoù d’an dud ». d’endon qe yeûsés conqhurents. Xavier perzente anë trouéz formes més travâille su mezure, selon. Il a levë etou un poulâiller pour l’Ehpad de Pordi a l’amain de monde qi ne sont pas librs. « Il ont tout de sieute crochë dedan, i font entour des poules, les abechent o les restants des repas, rasserrent les eûs, ce qi les met a se souveni de lou temp de garçaîlle. Je veûraé travâiller pus fort o les Ehpad e les ecoles eyou qe le poulâiller seraet une aïde pour eblucer les efants. Si n’y a du monde du tour-la... » Tourjou ét-i q’aprés un veyaje linghistiqeés Etats, la vla qi s’alete a Lièje en Beljiqe a cete fin de pousser ses etudes su le design d’industrie. Xavier ne decesse pas de mener de la-lein sa petite enterprinze  : les contes, les orinous, la fabricâtion, les grosse section, leur assurant une longévité que n’a pas la concurrence. Xavier propose aujourd’hui trois modèles différents, mais travaille aussi sur mesure. Il a également réalisé un poulailler pour l’Ehpad de Pordic adapté aux personnes à mobilité réduite. « Les pensionnaires de l’Ehpad ont été tout de suite séduits, ils s’occupent de leurs poules, les nourrissent avec les déchets alimentaires de la résidence, ramassent les œufs, ça leur rappelle leur enfance. Je voudrais travailler plus avec les Ehpad et les écoles où un poulailler joue un rôle social et éducatif non négligeable. Avis aux amateurs... ». En attendant, alors qu’il rentre d’un voyage linguistique aux États- Unis et s’installe à Liège en Belgique pour y suivre des études de design industriel, Xavier continue de gérer sa petite entre- « Merañ a ran pep tra eus pell » Gortoz pell, gortoz gwellavat, peogwir e vez savet ar c’hludoù gant tammoù koad tevoc’h, gant se e padont pelloc’h evit ar re a vez produet e lec’h all. Tri seurt kludoù a vez gwerzhet gant Xavier en deiz a hirie, met labourat a ra ivez diouzh ar moull. Graet en deus ur c’hlud ivez evit an Ehpad e Porzhig, espres-kaer evit tud hag o deus poan o vale. « Plijet eo an dra da dud an Ehpad kenkent, ober a reont war-droo yer, magañ anezhe gant restachoù boued ar bod annez, dastum ar vioù, kement-se a zegas da soñj dezhe eus o bugaleaj. Fellout a rafe din labourat muioc’h gant ar bodoù annez hag ar skolioù lec’h ma c’hallur c’hlud-yer bezañ talvoudus-kaer war an tachennoù sokial ha pedagogel. Ma vez tud en ho mesk... ». Da c’hortoz, hag eñ nevez-distro Côtes d’Armor magazine - N°172/Novembre - Décembre 2019 idées de pour-vair, la mene de son aïre web... « Come je së coreés etudes, je së en méme de me chevi de tout ela du lein... Pesq’on en caoze, j’e erçeû darainement une comande de 10 poulâillers d’o une jardrinerie de Paris. » Le jieune enterpernou-ilë ét pour nous ebobi, m’atend ben ! ◀ ▶ Catalogue et commandes sur cotcothouse.fr prise à distance  : comptabilité, gestion des fournisseurs, suivi de production, conception de prototypes, gestion de son site web…. « Étant encore étudiant, je peux m’occuper de tout à distance, j’ai d’ailleurs reçu récemment une commande d’une jardinerie parisienne pour 10 poulaillers ». Ce junior entrepreneur n’a décidément pas fini de nous étonner ! ◀ ▶ Catalogue et commandes sur cotcothouse.fr Traduction André Le Coq eus ur veaj er Stadoù-Unanet evit deskiñ saozneg ha nevez-staliet e Liège e Belgia evit e studioù design industriel, e talc’h Xavier da verañ e stal vihan eus pell  : kontoù, merañ ar bourchaserien, ar produiñ, ijinañ patromoù nevez, merañ e lec’hiennInternet... « Peogwir on studier c’hoazh e c’hallan ober war-dropep tra eus pell, ha just a-walc’h, nevez zo zo goulennet diganin fardañ 10 klud evit ur stal-liorzhañ eus bro Pariz ». Ret eo lâret, souezhet e vefomp gant an embreger yaouank-se e-pad pell c’hoazh ! ◀ Traduction Sylvain Botrel Office de langue bretonne ▶ Katalog hag urzhiadiñ e-barzh cotcothouse.fr Bernard Bossard



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