[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°173 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : agir au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12/À LA UNE Sur les routes départementales Limiter les impacts sur l’environnement « Préserver la faune et la flore L e Département gère et entre - tient un réseau de plus de 4 500 km de routes départementales, pour un budget annuel de 8 M € . Dans ses opérations d’entretien, il veille à ce que les travaux aient un moindre impact sur l’environ nement. Pour la réfection des routes, deux techniques sont utilisées selon les besoins. L’enduit à froid qui présente plusieurs avantages  : un moindre impact sur l’environnement dû au peu d’énergie qu’il consomme lors de sa fabrication au Centre technique départemental (CTD) et un coût jusqu’à trois ou quatre fois moins élevé que de l’enrobé, pour une durabilité – 15 à 20 ans – comparable. Ainsi, le CTD produit chaque année environ 600 000 m² d’enduit qui permettent de refaire 115 km de routes. Pour la technique de l’enrobé, le Département fait appel à des entreprises qui recyclent, dans la composition de l’enrobé, des résidus d’anciens enrobés rabotés sur d’autres chantiers de réfection de chaussée. « Aujourd’hui, ces entreprises utilisent en moyenne 25% d’en robé recyclé, ce qui diminue d’autant la quantité de bitumemise en œuvre, et fait baisser les coûts, explique Pascal Ser gent, chargé de l’entretien routier au Dé - partement. De plus, depuis six ou sept ans, ces entreprises utili sent à 70% de l’enrobé à température abaissée – 130° au lieu de 160° – ce qui représente d’importantes économies d’énergie à la source ». Pose d’un enduit à froid, bien moins polluant que de l’enrobé, sur la RD35 entre Gausson et Plémy en septembre dernier. PHOTO THIERRY JEANDOT Côtes d’Armor magazine Jean-Yves de Chaisemartin Vice-président chargé des Infrastructures « Un environnement préservé, des coûts maîtrisés » « Notre nouvelle politique d’entretien des routes nous permet de limiter l’impact environnemental, au bénéfice des Costarmoricains » Des techniques moins polluantes de réfection des routes Chaque année, ce sont environ 100 km de routes qui sont refaites en enrobé. Pour ce qui est de l’entretien des abords, là aussi, le Département mène une politique volontariste de préservation de l’environnement. Depuis 2014, il procède au fauchage tardif des accotements. « En clair, indique Frédérique Morin, en charge des dépendances vertes et bleues au Département, nous effectuons deux passes par an au lieu de trois auparavant. Une première passe au printemps, uniquement sur la bordure de l’accotement, et une seconde passe d’août à décembre, cette fois-ci sur tout l’accotement, jusqu’au débroussaillage des talus. Cela permet de mieux respecter les cycles biologiques des plantes et de préserver la faune et les insectes qu’elles abritent, notamment les pollinisateurs comme les abeilles sauvages ». En expérimentation, la taille en damiers dans le secteur de Dinan, en lien avec les naturalistes de l’association Cœur  : il s’agit de tailler les abords en quinconce sur des bandes 100 m de part et d’autre de la route. L’expérimentation a démarré en octobre sur 22 km de routes. « On est là dans l’entretien différencié, pour ne faire des passes que tous les deux ans et mieux préserver la biodiversité de ces corridors écologiques », poursuit Frédérique Morin. ◀
N°172/Novembre - Décembre 2019 Éducation Les collèges du XXI e siècle Le Département consacre 25 M € en 2019 à la construction de collèges neufs répondant aux normes HQE (haute qualité environnementale) et tendant vers les normes BBC (bâtiment à basse consommation). Depuis 2015, ce sont ainsi 10 nouveaux établissements qui ont ouvert leurs portes après des travaux de reconstruction ou de restructuration. Le collège Jean-Racine à Saint-Brieuc, en cours de reconstruction, est emblématique de la volonté du Département de construire des établissements particulièrement peu énergivores. Dans le cadre de l’expérimentation « bâtiments à énergie positive et réduction carbone (E+C-) » pilotée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le projet du collège Jean-Racine contribue à initier la future réglementation thermique qui vise le niveau positif et un engagement de haute qualité environnementale  : orientation des façades, isolation et étanchéité à l’air performante, chauffage par géothermie, production photovoltaïque, circuit de récupération des eaux Agriculture Privilégier les circuits courts Fabienne Delanoë a repris en 2017 l’exploitation de son père à Hillion. Un élevage de poulets qu’elle a aussitôt adapté pour faire du poulet en label rouge. « J’avais envie de travailler autrement, confie Fabienne ». Pour ce faire, il lui a fallu aménager une chambre froide, un laboratoire et un espace pour accueillir les clients. Elle a bénéficié pour cela d’une aide de 7 000 € « J’avais du Département, représentant 25% de l’investissement, au titre de la politique départementale d’aide à la transformation à la ferme. Les poulets sont élevés en plein air sur une durée de 81 jours, et sont nourris exclusivement avec de l’aliment végétal sans OGM. « Je vais au-delà de ce qu’impose le cahier des charges du label rouge ». La majorité de sa production est commercialisée par le groupement des Fermiers d’Argoat, mais une part non négligeable est écoulée en vente directe. « La vente directe fonctionne bien, avec des de pluie, utilisation massive du bois comme matériau de construction. Les eaux pluviales serviront à alimenter les sanitaires, de larges baies vitrées permettront un moindre recours à la lumière artificielle ; l’isolation et la lumière naturelle, combinées à la chaleur corporelle des usagers, limiteront le recours au chauffage ; et l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques (42 kW, la plus grosse puissance installée dans un collège costarmoricain) alimentera le collège en électricité. « De plus, explique Maxime Morfouasse, chef du service patrimoine-collèges au Département, la reconstruction du collège est une opportunité de transformer le quartier, en créant une ouverture au cœur de la parcelle, une transparence est-ouest entre la place de la Liberté et le parc Ty-Coat. Au cœur du nouveau collège, la nouvelle cour paysagée connecte le bâtiment d’enseignement, le restaurant et le complexe sportif ». Le collège, d’une capacité de 600 élèves, ouvrira ses portes en septembre 2020. Coût de l’opération  : 15 M € . ◀ clients du secteur d’Hillion et d’Yffiniac qui viennent de plus en plus nombreux grâce au bouche-à-oreille. Les gens ont de plus en plus envie de savoir d’où vient et comment est produit ce qu’ils mangent ». Chaque année, ce sont ainsi des dizaines d’agriculteurs qui sont accompagnés par le Département dans leurs démarches qualité et environnementales, non seulement pour envie de travailler autrement la transformation à la ferme, mais aussi, par exemple, pour installer des récupérateurs de chaleur et/ou des pré-refroidisseurs sur leurs tanks à lait, entraînant de substantielles économies d’énergie. Par ailleurs, le Département encourage la consommation en circuits courts en adhérant à la plateforme Agrilocal. Cette plateforme permet notamment aux cuisiniers des collèges de s’approvisionner localement en produits de qualité, offrant ainsi de nouveaux débouchés aux producteurs costarmoricains. ◀ Le bois prend une large part dans la construction du collège Jean-Racine. À LA UNE/13 Brigitte Balay-Mizrahi Vice-présidente chargée de l’Éducation « Des réalisations exemplaires » « Nos projets de construction de nouveaux collèges sont exemplaires dans leur démarche environnementale qui associe les performances énergétiques et architecturales à la réussite éducative » Loïc Roscouët Conseiller départemental délégué à l’Agriculture « Limiter l’empreinte carbone » « En accompagnant la transformation à la ferme et les circuits courts, nous encourageons les productions de qualité et nous limitons l’empreinte carbone générée par les transports ». PHOTO BRUNO TORRUBIA



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