[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
[22] Côtes d'Armor n°173 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°173 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : agir au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Offrir 10/À LA UNE... Côtes d’Armor magazine Environnement Agir au quotidien À travers un grand nombre de ses actions, le Département agit pour la préservation de notre environnement. Qu’il s’agisse de routes, de collèges, d’agriculture et dans de nombreux autres domaines, il concilie l’efficience environnementale et la maîtrise des coûts. PHOTOS THIERRY JEANDOT - RÉDACTION BERNARD BOSSARD un meilleur cadre de vie aux Costarmoricains Le développement durable et la préservation de notre environnement, sans être brandis comme des étendards, sont pourtant une réalité prise en compte de longue date et avec force dans toutes les actions du Département. On pourrait ainsi dresser un inventaire à la Prévert des initiatives du Département dans ce domaine  : collèges à basse consommation d’énergie, espaces naturels protégés, travaux routiers à moindre impact environnemental, accompagnement des agriculteurs dans leurs démarches agri-environnementales, soutien technique aux communes pour les labels « Zéro phyto » et « Cité fleurie », labellisation « Grand site de France » pour les caps Fréhel et d’Erquy, gestion raisonnée des propriétés départementales, approvisionnement local des services de restauration des collèges, voitures de service hybrides, agrandissement du port de commerce du Légué pour réduire le trafic de poids lourds... La liste, non exhaustive, est longue car le Département n’a pas attendu les derniers mois pour s’engager dans la préservation de nos ressources. Partout où il le peut, le Département, conscient de l’enjeu, ménage l’environnement. « En tant que première institution publique des Côtes d’Armor, nous nous devons de donner l’exemple, affirme Alain Cadec, président du Département. Lorsque nous construisons un collège ou que nous réhabilitons une route, nous veillons d’abord au bien-être des usagers, et l’environnement fait partie de ce bien-être, tout comme il contribue par ailleurs à l’attractivité de notre territoire. Offrir un meilleur cadre de vie aux Costarmoricains est une priorité pour le Département, et il s’agit aussi d’un enjeu majeur pour le devenir de notre planète. Nous avons ce privilège de bénéficier d’espaces naturels et de sites remarquables. À nous de les préserver et de les valoriser, pour le bien commun de tous ». Le Département gère et entretient plus de 50 espaces naturels sensibles. Véronique Méheust, vice-présidente chargée de l’environnement. 50 espaces naturels protégés Le département compte plus d’une cinquantaine d’espaces naturels sensibles, autant d’écrins pour la biodiversité, soigneusement entretenus et préservés, aux quatre coins des Côtes d’Armor. De plus, le Département est propriétaire de deux grands massifs forestiers  : la forêt de Beffou, en centre Bretagne, et la forêt d’Avaugour, près de Guingamp, qui font l’objet d’un entretien sylvicole et cynégétique raisonné. « Ces espaces illustrent notre volonté de préserver, dans nos territoires, de véritables îlots où la nature est livrée à elle-même, une nature brute, propice à la promenade, la randonnée et les sports nature. C’est aussi un atout touristique d’importance », explique Véronique Méheust, vice-présidente du Département chargée de l’Environnement. On le constate, l’environnement est une préoccupation majeure du Dépar - tement, com me en témoignent les exemples qui suivent. ◀
PHOTO LAURENAN. CHRISTINE HAMON-RONDO N°172/Novembre - Décembre 2019 Le Département, aux côtés des communes Objectif  : zéro phyto ! D epuis le 1er janvier 2018, les communes n’ont plus le droit d’utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien de leurs espaces verts, à l’exception des terrains de sports et des cimetières. Le Département, aux côtés des techniciens de bassins versants, conseille les communes et les encourage à n’utiliser aucun pesticide ou désherbant, en les remplaçant par des techniques mécaniques de désherbage et en les incitant à réfléchir en amont à leurs aménagements. « Nous travaillons avec eux sur les semis, sur des plantations en pied de murs, sur le remplacement des bâches plastiques par du paillage ou des plantes couvrantes, explique Christine Hamon-Rondo, du service des espaces naturels au Département. Pour résumer, je dirais que nous sommes dans le préventif plutôt que dans le curatif ». 60 communes labellisées « Zéro phyto » Une politique qui por te ses fruits, puisque déjà 60 commu nes sont labellisées « Zéro phyto », ce qui signifie qu’elles n’utilisent aucun produit phytosanitaire, y compris pour l’entretien de leurs terrains de sports et leur ci- metière. Les communes ambitionnant d’obtenir le label « Cité fleurie » sont bien sûr concernées  : avant le passage de la Commission régionale du fleurissement, elles reçoivent la visite de la Commission départementale d’embellissement qui s’assure notamment qu’elles n’utilisent plus aucun produit phytosanitaire. C’est le cas à Laurenan, labellisée une fleur. Il y a quelques années, une agent communale chargée des espaces verts se plaignait de ce que l’utilisation de produits phytosanitaires la rendait malade. « Ce fut un facteur déclencheur, bien que j’avais déjà une sensibilité « verte » de mon côté, indique la maire Valérie Poilane-Tabart. Alors nous nous sommes retroussés les manches pour aboutir au bannissement de ces produits, avec des agents communaux volontaires et une forte implication de la population, qui venait par exemple bénévolement désherber le cimetière une fois par semaine. Nous avons également participé à des journées techniques avec Christine Hamon-Rondo et Yannick Morin, conseiller départemental et président du Comité départemental d’Embellissement ». La commune a également remplacé des plantes annuelles « Une PHOTO THIERRY JEANDOT À LA UNE/11 Yannick Morin Conseiller départemental, président de la Commission départementale d’Embellissement « Un gage d’attractivité touristique » « Pour l’obtention du label Cité Fleurie, le Département est un partenaire pragmatique des collectivités. Nous les accompagnons en leur proposant des solutions. L’embellissement recouvre des enjeux divers, tant environnementaux que touristiques. » démarche de santé et d’environnement par des vivaces, encouragé auprès des habitants la plantation de plantes en pieds de murs, planté des arbres... ce qui lui a valu d’être labellisée une fleur il y a trois ans. « On a vu revenir de la biodiversité, des abeilles, poursuit la maire. C’est une démarche à la fois de santé, d’environnement et d’identité rurale de notre village ». Aujourd’hui, la commune postule pour une deuxième fleur. Gageons qu’elle l’obtiendra. ◀ À Laurenan, on a remplacé les plantes annuelles par des vivaces, et tout le monde s’est retroussé les manches.



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