[22] Côtes d'Armor n°173 jan/fév 2020
[22] Côtes d'Armor n°173 jan/fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°173 de jan/fév 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : enfance et famille, sur le chemin de la parentalité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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38 / PORTE-PAROLE Isabelle Nicolas Conseillère départementale du canton de Tréguier. Cinderella Bernard Conseillère départementale du canton de Bégard, présidente du groupe Communiste et Républicain. Groupe Socialiste et Républicain EHPAD et services d’aide à domicile : l’urgence d’une réponse structurelle Le vieillissement de la population est l’un des défis majeurs pour notre société. Il est nécessaire pour y répondre d’y apporter une réponse humaniste. Il convient pour cela de régler les problèmes que connaissent aujourd’hui les services d’aide à domicile et les EHPAD. La situation des services d’aide à domicile est ainsi préoccupante à plusieurs niveaux. Sur le plan humain tout d’abord. C’est le cas pour les personnes qui y travaillent. Les aides à domicile, bien sûr, qui subissent un poste à l’amplitude horaire énorme sans que cela se traduise sur la fiche de paye. Mais aussi les personnels administratifs contraints de travailler en effectifs réduits et de gérer comme ils le peuvent la crise des vocations dans ce métier. Comment peut-on diffuser du bien-être auprès des personnes âgées lorsque l’on travaille dans des conditions créatrices de mal-être ? Cette situation a d’ailleurs amené les personnels à manifester le 14 novembre dernier contre ces conditions. Groupe Communiste et Républicain L’hiver sur les routes... Depuis plusieurs semaines, les agents des routes, les mieux à même d’identifier les besoins pour offrir le meilleur service possible, nous alertent sur les risques inhérents à la réorganisation de la viabilisation hivernale voulue par la majorité actuelle. Nul doute que les nouveaux circuits de salage augmenteront les temps d’intervention et que dire de cette nouvelle notion inscrite dite « verglas généralisé » pour déclencher le plan de salage ? Une notion que Des comités d’entraide toujours en difficulté financière La situation des comités d’entraide est ensuite préoccupante sur le plan financier. Contrairement aux affirmations de la majorité, tout ne va pas pour le mieux depuis l’instauration de leur réforme. Les situations varient en réalité d’un territoire à l’autre et d’une structure à l’autre. Les CIAS comme certains comités d’entraide accumulent les déficits et la logique financière de certains groupes propriétaires n’est guère rassurante. Pour avoir un débat clair avec des données fiables, nous avons demandé à la majorité la constitution d’une mission d’information. Le but n’est pas d’instruire le procès de quiconque mais simplement d’obtenir un débat transparent menant aux décisions qui s’imposent. Côtes d’Armor magazine Le défi du vieillissement La majorité a raison de dire que l’État n’assume pas ses responsabilités et est largement responsable de cette réalité. Ceci étant, le Conseil départemental a des marges de manœuvre et il ne peut pas continuer à fermer les yeux sur certaines situations préoccupantes. La problématique de l’aide à domicile s’inscrit dans le défi plus global du vieillissement de la population. Ce qui nous amène à évoquer la situation des EHPAD, également préoccupante, et qui rejoint largement les problématiques des services d’aide à domicile. Ce défi appelle des réponses structurantes de la part du Département, certes, mais aussi de l’État. Car si le Département est bien sûr la collectivité des solidarités, l’État doit se souvenir que la « Fraternité » de notre devise républicaine est « l’autre nom » de la solidarité. Et qu’elle implique qu’il ne se défausse pas de ses responsabilités. ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 63 22 d’aucun n’est en mesure de décrire, on imagine le poids de la responsabilité sur les épaules du seul patrouilleur ! Et alors que les services des routes ont déjà des difficultés à procéder à l’entretien régulier des nids-depoule faute de moyens efficaces et suffisants, la collectivité engage un investissement conséquent sur des saleuses derniers cris, avec le tout numérique. L’objectif est simple, maintenir le plan d’austérité sur la masse salariale. Des besoins se font ressentir dans le social, il faut donc supprimer des postes ailleurs, le tout masqué par un investissement « innovant » ! À quel prix pour les usagers et leur sécurité ? ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 63 90
N°173 / Janvier - Février 2020 Mickaël Chevalier Président du Groupe majoritaire du Centre et Droite Républicaine Conseiller départemental du canton de Broons. Groupe de la Majorité départementale CDR Entretien avec… Le département s’est porté récemment candidat à l’obtention du label « Terre de Jeux 2024 ». Quel est le sens de cette démarche ? Le label « Terre de Jeux 2024 » est une démarche initiée par le Comité National Olympique du Sport Français pour mobiliser les territoires autour des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 qui se dérouleront dans notre pays. La candidature de notre département à l’obtention de ce label s’inscrit parfaitement dans notre politique sportive, pour laquelle nous consacrons plus de 2 Millions d’€ cette année. À travers cette candidature, notre collectivité souhaite s’engager dans l’aventure des Jeux Olympiques 2024 et mobiliser les territoires, les clubs sportifs et la jeunesse costarmoricaine autour de cet événement mondial des Jeux Olympiques et Paralympiques, symbole d’universalisme et d’amitié entre les peuples. La modernisation des politiques routières est une réforme importante engagée par la Majorité départementale. De quoi s’agit-il ? En 2016, un diagnostic sur le réseau routier départemental a révélé un certain nombre de carences. Il soulignait notamment « une méconnaissance du patrimoine routier départemental, une stratégie d’entretien inadaptée et une répartition des moyens humains et techniques sans lien avec l’exploitation ». Face à ces carences héritées du passé, nous ne pouvions pas attendre que la situation se dégrade encore. Nous avons agi et pris nos responsabilités. La réforme adoptée en juin dernier vise à rendre un meilleur service aux usagers des routes départementales par la création d’un service d’intervention routière et un nouveau dispositif de viabilité hivernale. Le nouveau dispositif de viabilité hivernale est contesté par la minorité. Qu’en pensez-vous ? La minorité nous reproche de « dérégler un dispositif qui fonctionne très bien ». Si c’était le cas, nous n’aurions pas eu besoin de le réformer, de l’adapter et de le moderniser. Le nouveau dispositif de viabilité hivernale que nous mettons en place se traduit par plus de kilomètres de réseau traité, des circuits de salage optimisés, de nouveaux moyens techniques de communication pour les agents des routes et la mise en œuvre d’une plateforme d’information routière pour mieux informer nos concitoyens sur les conditions de circulation. La modernisation et la maintenance de notre réseau routier sont pour nous une priorité. Depuis 2016, nous avons investi plus de 46 Millions d’€ pour les routes départementales alors que nos prédécesseurs ont baissé de moitié le budget d’investissement consacré à la voirie départementale sur la période 2008- 2014. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de ceux qui ont maltraité le budget des routes quand ils dirigeaient le département. La restructuration des services d’aide et d’accompagnement à domicile dans notre département a été lancée il y a trois ans. Cette réforme est aujourd’hui critiquée par la minorité. Qu’avezvous à lui dire ? La minorité n’est pas la mieux placée pour émettre des critiques. À notre arrivée aux responsabilités, nous avons trouvé un secteur mal en point et déficitaire faute d’actions volontaristes de nos prédécesseurs de gauche. Plus de la moitié des services était financièrement dans le rouge. Le secteur affichait un déficit cumulé de plus de 2 Millions d’€ sur la période 2012- 2014. Les écarts de tarifs étaient importants entre les services. Sous l’effet de la reprise des déficits d’une année sur l’autre, la situation des services se dégradait. La Chambre régionale des comptes l’a très bien montré dans un récent rapport. « Plus le tarif du service est élevé, moins il est compétitif et plus le risque de déficit augmente l’année suivante ». Une réforme s’imposait pour briser ce cercle vicieux qui mettait en péril les structures et l’emploi des 2 700 salariés du secteur dans notre PORTE-PAROLE / 39 département avec le risque réel d’entraîner une rupture du service pour les personnes âgées bénéficiaires. Comment avez-vous agi pour adapter et réformer le secteur de l’aide à domicile ? À l’inverse de l’ancienne majorité, qui n’a rien fait alors que la situation se dégradait depuis des années, nous avons pris nos responsabilités. Nous avons agi vite en lançant dès septembre 2016 une réforme des services d’aide à domicile avec des objectifs clairs et ambitieux : maintien d’un service de qualité sur tous les territoires, garantie d’accessibilité en termes de tarifs, préservation de l’emploi, réponse au choix de vie à domicile de la majorité de nos concitoyens. Aujourd’hui, ces objectifs sont atteints avec un service aux personnes âgées qui a été préservé sur tous nos territoires. Nous avons également mis en œuvre un nouveau modèle de financement contractualisé, à travers les CPOM, avec la mise en place d’un tarif accessible aux usagers en tout point du territoire départemental et une dotation complémentaire pour les services afin qu’ils ne soient pas pénalisés financièrement. Notre réforme des services d’aide à domicile est une réforme pour toutes les costarmoricaines et les costarmoricains âgés qui souhaitent vivre le plus longtemps possible à domicile. Les ajustements budgétaires votés en novembre dernier démontrent une nouvelle fois que le département garde le cap sur la bonne gestion. Quel est votre avis ? Malgré les contraintes financières que nous subissons de la part de l’État, nous poursuivons sur la voie des efforts de gestion, nous maîtrisons l’endettement de notre collectivité qui est inférieur à la moyenne des départements, nous continuons d’investir à haut niveau (87 Millions d’€) et nous n’augmentons pas la fiscalité. Nous agissons en gestionnaires responsables. ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 62 43



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