[22] Côtes d'Armor n°171 sep/oct 2019
[22] Côtes d'Armor n°171 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°171 de sep/oct 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : les Côtes d'Armor ont des talents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOTO THIERRY JEANDOT 14/À SUIVRE... INITIATIVES COSTARMORICAINES Osmobio à Loudéac Pour jardiner au naturel Créée par Jacques Le Verger il y a 20 ans, Osmobio est une PME spécialisée dans les produits naturels pour le jardinage et les espaces verts qui ont fait leurs preuves. Aujourd’hui, l’entreprise mise beaucoup sur le développement de produits à usage ménager pour la maison. Jacques Le Verger, aguerri aux sciences agronomiques et de la biologie végétale a créé Osmobio en 1999, après avoir exercé dans l’industrie chimique. « Je me rendais compte que je faisais fausse route. J’étais per suadé qu’il était possible de faire au trement en valorisant les ressources naturelles. Faire pousser les plantes et les protéger sans produit chimique, c’est possible ! » Grâce à la combinaison d’extraits d’algues marines avec des actifs d’origine végétale, il a élaboré toute une gamme de produits naturels innovants, à destination des jardiniers et des collectivités (beau- coup de collectivités costarmoricaines les ont adoptés) ; ce sont des fertilisants organiques naturels d’origine végétale, des phytostimulants à base d’algues marines ; des macérations et décoctions de plantes pour protéger naturellement les plantes contre les maladies et repousser les insectes ravageurs. Une démarche que salue Yannick Morin, conseiller départemental délégué au fleurissement  : « Osmobio propose des solutions concrètes aux communes pour les aider dans la gestion écologique des espaces verts. C’est bien là tout l’esprit du comité départemental du fleurissement  : dépasser les discourts d’intention « Au départ, on me prenait pour un doux rêveur Une gamme de produits de jardin que l’on trouve dans toutes les bonnes jardineries. Osmobio se lance aujourd’hui dans les produits ménagers. et apporter des solutions qui vont dans le bon sens ! » Son premier produit à base d’algues est mis au point en 2002 pour contrôler le mildiou de la vigne et réduire drastiquement les apports de cuivre, très nuisibles à la biologie du sol. S’en suivront des recherches sur l’amélioration de la digestibilité du maïs fourrage pour réduire significativement la dépendance des éleveurs à l’égard des producteurs mondiaux de tourteau de soja. Parallèlement il conçoit une gamme de produits de jardin d’origine naturelle que l’on trouve en jardineries (Gamm’Vert, Truffaut, Jardiland, etc.). Un produit naturel de substitution au glyphosate Il met également au point un concept de fleurissement destiné aux collectivités, testé positivement par la ville de Plessis-Robinson, 1er prix du fleurissement des villes d’Europe. Il élabore en 2004, bien avant que la réglementation interdise l’usage de pesticides dangereux, un fertilisant naturel pour entretenir la qualité esthétique des gazons tout en supprimant le développement des mousses, ce qui lui vaudra le 1er prix régional des éco-ressources. En 2008, Jacques Le Verger se penche sur une solution alternative au glyphosate et aboutit en 2012 à la conception d’un Côtes d’Armor magazine désherbant d’origine naturelle breveté au niveau mondial. Ce désherbant a été testé par une équipe de scientifiques afin de vérifier son innocuité pour l’environnement et la santé. Il fait l’objet depuis 2018 d’un plan d’études scientifiques complémentaires qui s’appuie sur les recommandations de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) afin de lui permettre d’évaluer cette solution d’origine naturelle, pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. Enfin, Jacques Le Verger démarre ac - tuellement un concept de distribution de produits ménagers en vrac. Cette technologie a été brevetée et les produits certifiés d’origine naturelle par l’organisme Ecocert. Ce mode de distribution a bien sûr pour objectif de réduire l’impact des déchets plastiques en proposant des recharges qui pourront être utilisées de nombreuses fois par les consommateurs. Le distributeur automatique fonctionnera dans les hypermarchés et supermarchés pour mettre à disposition des consommateurs cinq produits essentiels (lessive concentrée, liquide vaisselle, nettoyant multi-usages, sols, salle de bain) ; une gamme de produits élaborés à partir d’extraits de plantes associés à une algue provenant de la mer d’Iroise. ◀ Bernard Bossard PHOTO THIERRY JEANDOT
PHOTO THIERRY JEANDOT N°171/Septembre - Octobre 2019 Pactisoud à Yffiniac À SUIVRE/15 INITIATIVES COSTARMORICAINES Une entreprise exemplaire Chez Pactisoud, Chaudronnerie industrielle, les salariés sont choyés par leur patron Alain Panhalleux. Qui mieux que lui, ancien apprenti chaudronnier, connaît les désagréments du métier ? Depuis la création de l’entreprise, il n’a eu de cesse d’améliorer les conditions de travail, ce qui lui a valu un Oscar des entreprises. Soudeur-chaudronnier de métier, Alain Panhalleux a créé Pactisoud avec son épouse en 1989. Ils ne sont alors que deux dans cette TPE qui va vite grandir. Spécialisée dans la chaudronnerie inox pour l’industrie agroalimentaire, l’entreprise compte aujourd’hui 27 salariés et dispose de son propre bureau d’études. Pactisoud recevait il y a quelques mois l’Oscar des entreprises des Côtes d’Armor dans la catégorie « responsabilité sociétale ». Il faut dire que les métiers de la chaudronnerie sont durs et que, lui-même ancien apprenti, Alain Panhalleux a toujours eu à cœur de protéger ses salariés des nuisances, essentiellement phoniques, d’un métier où, à force de marteler l’inox, il n’est pas rare que l’on rencontre des problèmes de surdité passé 50 ans. « En 1995, j’avais déjà réalisé une isolation phonique de l’atelier, explique Alain Panhalleux, puis, en 2005, lorsque nous avons doublé notre surface de travail, j’ai passé un contrat avec la Caisse régionale d’assurance maladie (Cram, aujourd’hui Carsat) pour l’amélioration des conditions de travail  : la Cram « Il m’apportait une sub vention pour l’isolation phoni - que et thermique des ateliers et pour des apports en lu - mière naturelle. J’ai fait installer des faux plafonds dans l’ancien bâtiment, des ouvertures dans la toiture et j’ai construit le nouveau bâtiment en tôle perforée, avec des châssis vitrés, j’étais 10% au-dessus des normes imposées par la Cram ». nous faut changer l’image de nos entreprises « Attirer les jeunes vers un métier où l’on gagne bien sa vie » L’isolation phonique est telle que les ouvriers écoutent de la musique en travaillant ! Et Alain Panhalleux est allé plus loin encore, installant des ponts roulants pour éviter la manutention de charges lourdes. « Il nous faut changer l’image de nos entreprises, offrir des bonnes conditions de travail pour attirer des jeunes vers un métier où l’on gagne bien sa vie. » En 2009, il obtient l’ouverture d’une formation de chaudronnier au CFAI de Plérin. Depuis, Pactisoud a accueilli 26 apprentis et reçoit sept à huit demandes chaque année. Autre dispositif qui a valu son Oscar à Pactisoud, un plan d’intéressement des salariés aux bénéfices, une prime annuelle et une prime de Noël, ce qui équivaut plus ou moins à un 13 e mois. Auquel il faut ajouter les avantages d’un comité d’entreprise, qui représentent 800 à 900 € par an pour une famille de quatre personnes. Aujourd’hui, l’entreprise se porte très bien, avec une progression du chiffre d’affaires de 32% en un an, grâce à la fidélité de gros clients comme Kermené, Stalaven, Evalor ou encore Brocéliande. « Nous sommes reconnus pour la qualité de notre travail et surtout le respect des délais. Nous avons créé quatre nouveaux emplois en trois ans et nous venons de réaliser une nouvelle extension de 500 m². Notre autre atout, c’est l’innovation, grâce à notre bureau d’études, nous sommes en mesure de prendre les devants en proposant de nouveaux produits à nos clients. Il faut toujours avoir une longueur d’avance. » ◀ Bernard Bossard Alain Panhalleux a toujours eu à cœur de protéger ses salariés des nuissances phoniques.



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