[22] Côtes d'Armor n°170 jui/aoû 2019
[22] Côtes d'Armor n°170 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°170 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : de la préservation à la valorisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12/À LA UNE Lanvellec L’atelier du Vieux presbytère au chevet du mobilier ancien Le baldaquin du maître-autel de la chapelle Saint-Anne à Saint- Quay-Portrieux vient tout juste de sortir de l’atelier. En cours de restauration, on trouve la chaire à prêcher de l’église de Plouzélambre ou encore le retable du maître-autel de l’église de Coatreven. L’atelier du Vieux presbytère, ouvert depuis 2001 à Lanvellec et labellisé « Entreprise du patrimoine vivant » depuis février dernier, est une référence en matière de conservation et de restauration du patrimoine. « Notre cœur Côtes d’Armor magazine Merléac La chapelle Saint-Jacques, un joyau du XIV e siècle Au cœur du hameau de Saint-Léon à Merléac, la chapelle Saint-Jacques, classée Monument historique en 1908, a fait l’objet de trois ans de restauration, pour un montant total de 835 000 € HT, financé avec l’aide du Département, de la Région, de l’État et de la Fondation du patrimoine. Cette chapelle, qui se trouve sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, entre Beauport et Redon, est l’une des plus réputées de Bretagne, tant pour son ancienneté que pour son décor somptueux composé de peintures murales, d’une voûte lambrissée peinte, ou encore d’une maîtresse-vitre exceptionnelle de 8,50 m de haut, demeurée intacte depuis 1403. Sur cette dernière, le vitrail et ses 16 panneaux retracent la passion du Christ et la vie de saint Jacques. La voûte centrale présente, en ancien français, le texte de la Genèse, tandis que la voûte sud retrace une partie de la vie de saint Jacques et la voûte nord celle de la Vierge. « Cette chapelle est exce p tion nelle de par sa dimension dans un endroit rural, son ancienneté et bien sûr la riches- Une maîtresse vitre exceptionnelle de 8,5 m de haut. se de son architecture, résume Loïc Ros couët, conseiller départemental du canton de Guerlédan. Le comité des fêtes de Saint-Léon met un point d’honneur à l’ouvrir 7 jours sur 7, du 1er avril à fin octobre. À noter que le 21 juillet, jour du pardon, se tiendra une conférence de très haut niveau ». ◀ de métier est de restaurer des objets mobiliers, majoritairement des objets publics classés ou inscrits », explique le responsable Sylvain Sury, diplômé de l’école Boulle à Paris. L’atelier présente de belles références, comme la restauration, l’année dernière, de l’arche de procession dédiée à sainte Anne d’Auray. Il emploie quatre personnes polyvalentes dans les domaines de la menuiserie, l’ébénisterie, la sculpture sur bois et le tournage sur bois. Des compétences traditionnelles auxquelles s’ajoutent des techniques plus contemporaines, préalables à la restauration, comme la désinfection du bois par le froid ou la mise sous vide. ◀ Le retable du maître-autel de l’église de Coatreven, objet classé au titre des Monuments Historiques, en cours de restauration à l’atelier du Vieux presbytère.
N°170/Juillet - Août 2019 Château du Guildo L’histoire à ciel ouvert Surplombant l’estuaire de l’Arguenon, le château du Guildo, propriété du Département depuis 1981, est un site exceptionnel à plus d’un titre. Les vestiges du château, encore bien présents sur l’éperon rocheux, sont les témoins d’un passé défensif qui remonterait, d’après les fouilles archéologiques, au XI e siècle. Le château, qui a connu son apogée au XV e siècle, fait actuellement l’objet d’un programme global de conservation, de sécurisation et de mise en valeur, pour un montant de 2,7 M € . Après les fouilles archéologiques, menées entre 1994 et 2013, d’importants travaux ont eu lieu en 2017 et 2018. « Ils ont permis Sites culturels départementaux Valoriser par l’éducation et la culture Conservation et valorisation du patrimoine sont intimement liées. Il arrive même parfois que la seconde justifie la première. « On ne peut dissocier les deux, estime Patrick Pichouron, chargé de la mise en réseaux des sites culturels départementaux. La meilleure façon de conserver un bâtiment est de lui donner un usage ». de mieux lire l’architecture de l’édifice », explique Marie Ollivier, responsable du site. Une deuxième tranche démarrera à partir de cette rentrée pour se terminer en 2021. Elle poursuivra le travail déjà réalisé et comportera un volet valorisation. « Un travail sera effectué avec l’archéologue qui a mené les fouilles pendant 20 ans. Des textes seront rédigés et présentés sur des panneaux en lave émaillée. Une maquette sera également réalisée pour comprendre à quoi ressemblait le château à son apogée. Sans L’exposition Arte Botanica, jusqu’au 6 octobre au château de la Roche Jagu. Le château du Guildo a connu une première tranche de travaux en 2017 et 2018. Deux axes de valorisation ont été retenus pour les sites départementaux  : la mise en place d’une offre éducative et pédagogique d’une part, des animations culturelles d’autre part. C’est ainsi par exemple qu’en avril 2019, dix classes ont été accueillies au château du Guildo, en partenariat avec l’Education nationale, l’Inrap, la Maison nature de Jugon-les-Lacs et Coriosolis. Les sites culturels départementaux offrent également un programme de visites étoffé, grâce à des professionnels de la médiation du patrimoine, avec comme exigence de diffuser des connaissances scientifiques validées. À cela s’ajoute l’animation culturelle des sites, à travers différentes propositions telles que la danse, la musique, le théâtre ou encore des résidences artistiques. Ainsi, chaque site a son projet culturel avec ses temps forts. Jusqu’au 6 octobre, l’abbaye de Beauport à Paimpol propose par exemple une exposition sur les illustrations Soutien au patrimoine à travers les contrats de territoire À LA UNE/13 oublier un parcours tactile pour aider les visiteurs en situation de handicap », indique Marie Ollivier. ◀ ▶ La visite du château se fait en accès libre. naturalistes. Le château de la Hunaudaye à Plédéliac invite quant à lui le visiteur à emprunter un parcours sonore, « Détours aux tours », mêlant créations artistiques et témoignages oraux ou écrits. Le château de la Roche Jagu héberge jusqu’au 6 octobre l’exposition Arte Botanica qui voit 15 artistes investir les espaces majestueux du château et du parc pour explorer le rapport entre l’art et la nature. Enfin, du côté de l’abbaye de Bon-Repos à Saint-Gelven, une exposition intitulée « Pile-poil » interroge le poil sous tous les aspects, jusqu’au 31 octobre. ◀ ▶ www.larochejagu.fr ▶ www.bon-repos.com ▶ www.la-hunaudaye.com ▶ abbayebeauport.com Au-delà de sa politique de conservation, le Département soutient également la restauration du patrimoine public à travers les contrats de territoires signés avec les communes et les intercommunalités. Pour la période 2016-2020, cela représente pas moins de 963 732 € de subventions sur le patrimoine protégé au titre des Monuments historiques et 792 165 € sur le patrimoine non protégé.



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