[22] Côtes d'Armor n°169 mai/jun 2019
[22] Côtes d'Armor n°169 mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°169 de mai/jun 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : à pleins poumons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38/PORTE-PAROLE Nadège Langlais Conseillère départementale du canton de Saint-Brieuc 2. Cinderella Bernard Conseillère départementale du canton de Bégard, présidente du groupe Communiste et Républicain Groupe Socialiste et Républicain Un conseil départemental des jeunes pour l’apprentissage de la citoyenneté « L’amour de la démocratie est d’abord un état d’esprit ». C’est guidé par cette maxime de Pierre Mendès-France que nous avons exposé lors de la dernière session un budget alternatif. Document au sein duquel nous avons proposé une idée inspirée de la même philosophie  : la création d’un conseil départemental des jeunes. L’instance disposerait d’une enveloppe de 200 000 euros destinés aux investissements. Élus au sein des collèges, ses membres voteraient pour des projets proposés par les collégiens et destinés aux établissements. L’objectif est avant tout pédagogique. Les séances de préparation seraient animées par les animateurs jeunesses du Département et les élus. Un outil d’apprentissage de la citoyenneté Une telle instance constituerait un outil de choix pour l’apprentissage de la citoyenneté. Les jeunes devraient bien entendu se faire élire et mener une campagne en précisant les orientations qui guideraient leurs choix pour les projets retenus. Une fois élus, nos jeunes conseillères départementales et nos jeunes conseillers départementaux, expérimenteraient concrètement les contraintes de la vie démocratique à savoir la nécessité de confronter les points de vue, d’entendre les arguments de chacune et de chacun pour faire émerger l’intérêt général tout en respectant le budget alloué. Cette proposition renforce le lien entre éducation et citoyenneté tout en restant dans les compétences du Conseil départemental et sans empiéter sur le travail des professeurs. Un nécessaire effort de pédagogie pour le futur de la République Notre organisation politique et administrative n’apparaît pas d’une grande simplicité. C’est le moins que l’on puisse dire. Les citoyens se perdent souvent dans la répartition des compétences ne retenant bien souvent que deux figures centrales de notre vie démocratique  : le Maire et le Président de la République. Si ces deux figures sont importantes, elles ne sont pas responsables de toutes les décisions politiques prises en France. Pour faire comprendre cela, il appartient aux élus que nous sommes de faire œuvre de pédagogie. Cela passe bien sûr par un investissement personnel que la plupart d’entre nous, gauche comme droite, pratiquons au quotidien. Mais cela passe aussi par des politiques publiques à l’égard des citoyens et notamment des plus jeunes qui constituent l’avenir de notre démocratie. On a pu observer ces dernières années une baisse d’intérêt de la jeunesse pour la vie publique. Si nous ne pouvons pas nous engager à leur place, il est de notre responsabilité en revanche de tout faire pour susciter leur intérêt pour la politique c’est-à-dire pour la vie dans la cité. Il en va du futur de la République. ◀ Groupe Communiste et Républicain Le logement  : 1er facteur de dégradation du pouvoir d’achat, responsable de 16,5% d’émission de gaz à effet de serre Tous les bailleurs sociaux du département sont concernés par une perte sèche de leurs recettes avec la baisse des APL et de l’aide à la pierre. Toutefois, il ne faudrait pas tomber dans le piège de cette logique de libéralisation attendu avec la loi Elan, avec des investisseurs qui pour séduire proposent de mettre des billets sur la table. Nous alertons les élus sur les enjeux à venir. Il s’agit de porter une vision d’avenir de l’habitat social dans le département et non à court-terme sur des projets locaux … Nous ne sommes qu’au 1er palier de ces regroupements voulu par Macron. Nous devons créer les conditions pour faire face aux défis qui nous attendent et résister à la privatisation de l’habitat social. Cela ne peut se faire qu’avec la création d’un office public départemental solide inscrit dans une structure Côtes d’Armor magazine Contact ▶▷ 02 96 62 63 22 juridique qui permette de conserver l’autonomie des bailleurs sociaux et de garantir le pouvoir de décisions des élus locaux de proximité. Il s’agit de maintenir une maîtrise des projets dans les territoires même les plus ruraux, de garantir la mixité sociale, la transition énergétique, et la maîtrise des montants des loyers avant et après travaux. ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 63 90
N°169/Mai - Juin 2019 Mickaël Chevalier Président du Groupe majoritaire du Centre et Droite Républicaine Conseiller départemental du canton de Broons. Marie- Christine COTIN Vice-présidente en charge de l’insertion et de l’emploi Groupe de la Majorité départementale CDR Entretien avec… La proximité est l’un des thèmes qui a émergé du Grand Débat National. Qu’en pensez-vous ? Cela ne m’étonne pas. Aujourd’hui, nos concitoyens ont le sentiment que l’État s’est éloigné des réalités locales, que les services publics désertent les territoires et qu’avec la multiplication des démarches administratives par internet, les décisions sont prises de plus en plus loin d’eux de manière impersonnelle. En ma qualité de maire et conseiller départemental, je me félicite de ce besoin de proximité exprimé par nos concitoyens. Les élus locaux savent bien que le contrat de confiance avec leurs administrés repose notamment sur la proximité des relations qu’ils entretiennent avec eux au quotidien durant leur mandat. Dans leur contribution au Grand Débat, les grandes associations d’élus locaux ont exprimé leur volonté de « mettre la commune au centre de Le département est la collectivité chef de file de la politique d’insertion. Quel est le contexte de cette politique depuis la Loi Notre d’août 2015 ? Cette loi a retiré aux départements la compétence développement économique alors qu’elle est nécessaire quand on parle de parcours d’insertion. Le département est certes chef de file, mais il n’est pas tout seul. Être chef de file de l’insertion, cela nécessite de mobiliser tous les partenaires de la chaîne (ateliers et chantiers d’insertion, structures d’insertion, associations, collectivités, entreprises...) afin de construire des parcours d’insertion adaptés aux besoins de chacun permettant d’aboutir à une solution individualisée et pérenne. Cela implique également d’aider les personnes les plus fragilisées à retrouver une certaine autonomie, en levant certains freins sociaux, pour leur permettre de s’inscrire durablement dans une dynamique d’insertion par l’activité. Chaque année, le la démocratie de proximité ». Partagez-vous ce point de vue ? Bien entendu. La commune est le pilier de la République décentralisée. « Elle dispose d’une clause générale de compétence et c’est l’échelon de la proximité qui stabilise tout l’édifice institutionnel des territoires » comme le souligne cette contribution. J’observe également que les maires sont avec les conseillers départementaux les élus auxquels nos concitoyens font aujourd’hui le plus confiance. Cela ne me surprend pas, car la commune et le département sont les collectivités de la proximité, de la vie quotidienne et de la cohésion sociale. Leurs compétences sont complémentaires dans de nombreux domaines tels que par exemple l’action sociale, les services aux personnes, le logement, les solidarités territoriales. De plus, elles exercent des compétences partagées concernant la culture, le sport et le tourisme. département mobilise en moyenne 3 Millions d’ € au titre de ses politiques d’insertion sociale et professionnelle pour accompagner les allocataires éloignés de l’emploi sur le chemin de l’insertion. En 2017, l’assemblée départementale a adopté un nouveau Programme Départemental d’Insertion (PDI). Quels sont les grands axes de ce programme ? Le PDI concrétise le rôle de chef de file du département en matière d’insertion. C’est la feuille de route de la politique départementale d’insertion. Il se décline selon 3 axes, 6 objectifs prioritaires et 18 actions. Sur la période 2017-2021 de ce PDI, le département a trois grandes priorités  : « accompagner les parcours d’insertion vers et dans l’emploi, faciliter et favoriser les échanges des acteurs de l’insertion sur leur territoire et être un chef de file qui se mobilise en faveur des dynamiques d’insertion ». PORTE-PAROLE/39 Diriez-vous que le département est la collectivité partenaire des communes ? En effet, si les communautés de communes sont un outil d’aide aux communes, le département reste bien leur partenaire institutionnel. En Côtes d’Armor, c’est le cas à travers la politique des contrats départementaux de territoire que nous mettons en œuvre et pour laquelle nous consacrons 60 Millions d’ € sur la période 2016-2020 concernant 718 projets d’équipement et de développement. À ce jour, notre département est déjà engagé à plus de 34 Millions d’ € sur 430 projets d’intérêt local et communautaire. Les travaux de voirie et d’aménagement des centres-bourgs, les équipements sportifs et de proximité et les activités de développement économique représentent 60% des projets soutenus financièrement par le département. Cela démontre bien le fort engagement de notre département aux côtés des communes. ◀ Dans le cadre du PDI, le département souhaite favoriser les liens entre les acteurs de l’insertion et de l’emploi. Pouvez-vous nous en dire plus ? « Créer des passerelles entre les acteurs de l’insertion et de l’emploi », c’est l’un des objectifs prioritaires de notre Programme départemental d’insertion. Le département montre l’exemple en matière d’apprentissage avec l’ambition d’atteindre 50 apprentis à la rentrée 2019 et favorise l’employabilité de personnes fragilisées. Le département soutient les ateliers et chantiers d’insertion en prenant en charge la majorité des postes d’encadrants techniques et socio-professionnels mais aussi en finançant avec l’État les postes des salariés en insertion. Le département veut développer également la clause d’insertion sociale dans ses marchés publics et inciter les collectivités à la mettre en œuvre dans le cadre des contrats de territoire afin de permettre aux personnes bénéficiaires de ce dispositif d’accéder à l’emploi. ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 62 43



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