[22] Côtes d'Armor n°169 mai/jun 2019
[22] Côtes d'Armor n°169 mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°169 de mai/jun 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : à pleins poumons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26/À DÉCOUVRIR... Côtes d’Armor magazine Prisca Ehrhardt, coureuse au long cours Courir, un choix de vie Pour Prisca Ehrhardt la course et les trails sont un véritable sacerdoce. Elle fait partie de l’élite départementale, avec de nombreuses victoires à son actif. Portrait d’une jeune compétitrice pour qui performance rime avec plaisir. « À la base, j’étais plutôt coureuse sur route, puis je me suis mise au cross et au trail pour le plaisir de courir dans la nature, et en Côtes d’Armor, les sites ne manquent pas, entre la campagne et le littoral, je reste toujours émerveillée par les paysages ». À 29 ans, Prisca Ehrhardt est l’une des meilleures « traileuses » des Côtes d’Armor. Maman de deux garçons de 18 mois et quatre ans, salariée dans une grande entreprise où elle fait les deux huit, elle trouve tout de même le temps de s’entraîner entre quatre et six fois par semaine. « J’ai commencé à courir au collège et ça m’a toujours plu, c’est devenu au fil des ans une véritable passion. J’ai débuté les choses vraiment sérieuses il y a quatre ans en faisant des courses nature et en m’entraînant régulièrement. Des courses, il y en a plein en Côtes d’Armor, c’est le premier département de France en matière de courses hors stade ». À son palmarès récent, Prisca a remporté la Corrida de Langueux, le semi-marathon Loudéac-Pontivy et les 18 km du Trail Glazig, de nuit, le long de la côte de Goëlo. De jolies performances dont elle ne se vante pas. « Je cours avant tout pour le plaisir, courir, c’est ma façon de couper avec les soucis de la vie quotidienne, de me vider la tête. C’est véritablement devenu une drogue dont je ne pourrais pas me passer, mais j’ai toujours fait passer le plaisir avant la performance ». Un sport à la portée de tous Pour autant, la performance est souvent au rendez-vous, comme en témoignent ses nombreuses victoires « Je reste toujours émerveillée par les paysages PHOTO THIERRY JEANDOT et cette qualification pour les championnats de France de cross-country à Vittel en mars dernier, même si Prisca n’y a pas remporté de médaille. Aujourd’hui, elle s’est attachée les services d’un coach professionnel, David Le Mercier, qui lui concocte des plans d’entraînement en fonction de la com pétition qu’elle pré pare, et lui fait suivre une séance de musculation toutes les deux semaines. Par ailleurs, Prisca fait par - t i e de l’é quip e « Endurance shop Trégueux » de Nicolas Brillaud, sous les couleurs de laquelle elle court le plus souvent. On est donc, avec Prisca, dans une pratique de haut niveau. « Mais, assure-t-elle, pratiquement tout le monde peut courir. Il n’y a pas de niveau pré-requis pour participer à une course, et si les gens couraient plus, il y aurait moins de dépressifs ». Son terrain préféré ? « Les courses en bord de mer, pour les paysages, même si le GR34, au niveau de la côte de Goëlo, est difficile, il faut bien prendre garde où on met les pieds. Au niveau d’Hillion, c’est moins difficile. » La course pour Prisca est un choix de vie. « Avec mon compagnon, tous nos loisirs tournent autour du sport. Lui-même court aussi. Dès que nous avons du temps libre, nous courons, plutôt que d’aller faire les magasins ou regarder la télévision ». ◀ Bernard Bossard ▶ Quelques idées de trails et courses dans les semaines à venir Trail de la baie de Lancieux le 11 mai Traversée de la baie de Saint-Brieuc le 18 mai Trail en Guirec à Perros-Guirec le 26 mai Trail de Guerlédan les 8 et 9 juin Corrida de Langueux le 15 juin Challenge HDB (départ et arrivée en équipe de 4) à Quessoy le 22 juin
« J’aime N°169/Mai - Juin 2019 Bande dessinée Plongée dans l’univers d’Emmanuel Lepage Faire naître une émotion, une réflexion avec du dessin et du texte. Telle est l’alchimie recherchée par Emmanuel Lepage au cours de 34 ans de carrière jalonnés de nombreux prix. L’auteur d’Un printemps à Tchernobyl ou plus récemment d’Ar Men nous reçoit dans son atelier de Plourhan. L a BD et Emmanuel Lepage, c’est une histoire démarrée très jeune. À l’âge de 6 ans, à la suite d’une opération des yeux, ses parents lui offrent un livre d’Hergé. En préface, une biographie accompagnée d’une photo de l’auteur. « En voyant cette photo, se souvient Emmanuel Lepage, j’ai réalisé qu’il y avait quelqu’un derrière la BD et que ce serait super de passer ma vie à faire ça. Je n’ai jamais pensé faire autre chose ». Il commence alors à raconter des histoires à travers des saynètes puis, vers 11 ans, réalise ses premières BD. Intervient deux années plus tard la rencontre décisive avec Jean-Claude Fournier, celui qu’il considère comme son maître. L’auteur de plusieurs albums de Spirou et Fantasio va l’initier aux subtilités de la bande dessinée. « Je me souviens la première fois qu’il m’a montré des originaux, c’était très émouvant. À l’époque, c’était le seul auteur de BD en Bretagne. C’est grâce à lui s’il y a aujourd’hui autant de dessinateurs en Bretagne ». dessiner en voyage plus que le voyage lui-même Avec Fournier, Emmanuel Lepage découvre le dessin humoristique de l’école franco-belge. Puis, progressivement, il choisit de s’orienter davantage vers le dessin réaliste. Habitant alors à Rennes, il déménage à Saint-Quay-Portrieux pour venir travailler à Plourhan, auprès de Christian Rossi, un maître dans le domaine du dessin figuratif. Collaborateur régulier de La Revue dessinée, Emmanuel Lepage s’est également ouvert depuis quelques années à un genre nouveau, celui de la BD-reportage auquel il est souvent identifié. Ainsi, en 2011, il réalise Voyage aux îles de la Désolation, après avoir passé six semaines à bord d’un bateau ravitaillant les îles Kerguelen. Un album dans lequel il associe le croquis de voyage, l’illustration de BD et le texte. En 2012 suivra un autre reportage en bande dessinée  : Un printemps à Tchernobyl qu’il considère comme son « album le plus personnel ». Récompensé de nombreux prix, dont celui de meilleure BD de l’année pour le magazine Lire, il raconte la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. « Avant de partir, je me faisais l’image d’un lieu sinistre, sombre, et paradoxalement c’est la vie qui va me saisir, à travers la beauté des lieux et une humanité incomparable », se remémore Emmanuel Lepage. Une expérience au cours de laquelle il ra - conte l’ineffable. « La BD permet cela. Le dessin dit quelque chose, le texte dit autre chose, et la vérité de l’histoire est dans l’entre-deux… ». Toujours dans la même veine du reportage, il publie en 2014, avec son frère, le photographe François Lepage, La lune est blanche, récit d’une mission scientifique en Antarctique qui obtiendra notamment le prix France Info 2015. « J’aime surtout dessiner en voyage plus que le voyage lui-même, conclut Emmanuel Lepage, car ça bouscule ma façon de faire qui pourrait autrement se scléroser. Je me dis qu’il doit y avoir quelque part une histoire. Il faut que je la trouve. Avec le carnet de voyage, on est pris par le temps, c’est très excitant car ça invite à penser le dessin différemment ». ◀ À DÉCOUVRIR/27 Laurent Le Baut Dans la lignée des Voyages d’Anna (2005) et des Voyages d’Ulysse (2017), Les voyages de Jules, le dernier album d’Emmanuel Lepage, sort au mois de mai aux éditions Daniel Maghen. PHOTO THIERRY JEANDOT PHOTO D.R.



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