[22] Côtes d'Armor n°168 mar/avr 2019
[22] Côtes d'Armor n°168 mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°168 de mar/avr 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : efficace et proche des Costarmoricains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26/À DÉCOUVRIR... Côtes d’Armor magazine Jean-Baptiste Guégan La voix de Johnny Il a la même voix que le rockeur disparu. Avec la mort de son idole, la carrière de Jean-Baptiste Guégan, saisissant sosie vocal de Johnny Hallyday, prend un virage inattendu. Un fabuleux destin pour le Trégueusien qui a remporté la finale du concours « La France a un incroyable talent », sur M6. Et qui enchaîne depuis un an les concerts partout en France à un rythme effréné. « Bonjour, Jean-Baptiste, en - chanté ». Dès les premiers mots, pas de doute, on croit entendre Johnny. « J’ai la chance d’avoir sa voix, c’est un don du ciel ». Une voix qui a projeté le Trégueusien sous le feu des projecteurs, en fin d’année dernière. Devant des millions de spectateurs, Jean-Baptiste Guégan, 35 ans, sidère son monde avec ses interprétations du taulier, lors de l’émission La France a un incroyable talent. Des prestations qui le propulsent vainqueur de la saison, le 18 décembre. Depuis, il savoure son succès. « Je vis dans mes valises, entre les hôtels, les avions et les trains, les salles de concert. C’est de la folie, j’ai encore du mal à réaliser ». Johnny et lui, c’est une longue histoire. Tout démarre à Binic, un soir de décembre 2000, au bistrot Le Charly, lors d’un karaoké animé par un certain Yves Jack. Bagues aux doigts, anneau à l’oreille, santiags aux pieds, le jeune breton, alors âgé de 17 ans, se « C’était met à chanter du Johnny. L’illusion est parfaite, et Yves Jack décide de le pren dre sous son aile. Ensemble, le produc teur et « Johnny Ju nior », son nom de scène, sillonnent pendant 17 ans la Bretagne, écumant les foires, les mariages, les soirées dansantes des clubs de foot... mon père spirituel PHOTO PHILIPPE JOSSELIN « Ce que Johnny n’a pas pu chanter, je vais le chanter » Cet hiver, Jean-Baptiste Guégan a enregistré un album de 12 titres, dans les studios de Nashville, avec Michel Mallory, auteur-compositeur et ami de Johnny Hallyday. Cinq des chansons devaient à l’origine être chantées par Johnny, qui n’aura pas eu le temps de les enregistrer. « Michel a trouvé en moi un profond respect, et a estimé qu’il fallait que ce soit moi qui reprenne le flambeau. Ce que Johnny n’a pas pu chanter, je vais le chanter ». Sortie de l’album prévue en mai. Et puis Johnny décède, le 5 décembre 2017. Un énorme bouleversement pour Jean-Baptiste. « C’est la moitié de moimême qui est partie, c’était mon père spirituel. J’ai eu de très grosses galères dans ma vie, et Johnny m’a aidé à grandir », nous confie celui qui a rapidement quitté les bancs de l’école, lui préférant l’apprentissage de la vie. La mort de son idole va changer le cours de sa carrière. Sa reprise du Requiem pour un fou, filmée il y a quelques années, enregistre rapidement un million de vues, le faisant passer de la notoriété régionale à la lumière nationale. Jean-Baptiste part sur les routes avec un nouveau producteur, Christophe Porquet, pour une tournée hommage à l’idole des jeunes, bouclée jusqu’au printemps 2020 dans des salles prestigieuses. Une consécration pour celui qui a découvert la bête de scène lors d’un concert à Bercy, alors qu’il avait 9 ans. « J’ai regardé mon père et je lui ai dit  : un jour, je voudrais faire ça ». Si son rêve s’est réalisé, Jean-Baptiste, resté humble et discret, se garde bien de ressembler à son idole. « J’ai trop de respect pour lui, je veux rester dans la simplicité. C’est Johnny la star ». ◀ Stéphanie Prémel ▶ En concert les 10, 11, 12 mai à L’Hermione à Saint-Brieuc lavoixdejohnny.fr Un concert solidaire Les recettes du concert du 10 mai iront à l’association de Jacky Lucas, président du golf de la Crinière à Morieux. Elles serviront à mener des actions de solidarité en direction des malades, de la recherche médicale et des enfants hospitalisés.
« Une N°168/Mars - Avril 2019 Emploi et environnement Les ruchers solidaires de Gwenan Au sein de la coopérative d’activités Avant-Premières, un groupe de jeunes entrepreneurs a créé Gwenan, un projet qui œuvre pour la sauvegarde des abeilles, en proposant aux entreprises comme aux particuliers de parrainer l’installation de ruchers à travers tout le territoire costarmoricain. source d’activité pour de jeunes entrepreneurs L e projet « Gwenan (abeille en breton), les ruchers solidaires de Bretagne » est né en 2015 au sein de la coopérative d’activités Avant-Premières, une structure accompagnée par le Département qui salarie des personnes porteuses d’un projet entrepreneurial. Autour de Didier Ducauroy, apiculteur, un petit groupe de quatre jeunes entrepreneurs, particulièrement sensibles aux problèmes environnementaux, s’est formé pour promouvoir l’installation de ruches afin de sauvegarder l’apiculture. « Les abeilles jouent un rôle primordial pour l’environnement, explique Sylvain Couanon, accompagnateur de projets et gestionnaire de Gwenan. Notre postulat de départ est de sensibiliser le grand public au maintien de l’abeille dans les territoires. Pour ce faire, nous avons eu l’idée de monter des ruchers parrainés par des particuliers ou des entreprises ». Le premier parrain a été l’association Bretagne vivante, pour laquelle Gwenan a installé cinq ruches dans la réserve Paule Lapicque à Ploubazlanec, un espace naturel protégé dont Bretagne vivante assure la gestion. Pour autant, Gwenan ne se contente pas d’installer des ruchers. Elle les entretient grâce à l’expertise de Didier Ducauroy, et propose aux parrains des animations et des démonstrations à destination du grand public. PHOTO WESTANGO Un autre rucher a été installé à l’Esat de Plourivo (Établissement et service d’aide par le travail des adultes handicapés). Enfin un troisième rucher a été installé sur les toits du magasin La Gambille, dans la zone commerciale de Trégueux. « À chaque fois, poursuit Sylvain, Didier Ducauroy explique aux parrains le fonctionnement des ruches et, en contrepartie du parrainage, nous leur offrons le miel produit par leurs abeilles ». Un démarrage bien négocié Aujourd’hui, les ruchers solidaires de Bretagne ont bien négocié leur démarrage, avec des parrains aussi prestigieux que Bodemer automobiles ou encore la Les premières ruches ont été installées dans la réserve Paule Lapicque, à Ploubazlanec. À DÉCOUVRIR/27 biscuiterie Loc Maria. Et l’association a déjà une vingtaine de demandes de parrainage pour 2019. Pour être parrain, il en coûte aux entreprises entre 500 € pour une demie ruche et 990 € pour une ruche entière. Pour les particuliers, les tarifs varient entre 30 € et 130 € . « De plus en plus de particuliers nous demandent d’installer une ruche chez eux, indique Sylvain Couanon et, côté entreprises, ces dernières deviennent marraines tout en offrant leurs ruchers à des écoles ». L’opération est donc vouée à s’étendre, assurant des revenus à Avant-Premières, qui salarie Didier Ducauroy, Sylvain Couanon et leurs acolytes. ◀ Bernard Bossard ▶ gwenan.bzh



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