[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de nov/déc 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : objectif emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38/PORTE-PAROLE Christian Coail Président du Groupe des élus socialistes et républicains Conseiller départemental du canton de Callac. Cinderella Bernard Conseillère départementale du canton de Bégard, présidente du groupe Communiste et Républicain Groupe Socialiste et Républicain Magazine d’informations ou magazine de propagande ? En janvier 2016, le Président Cadec affichait sa satisfaction à l’occasion de la sortie de la nouvelle formule de Côtes d’Armor Magazine, écrit disait-il « par et pour les costarmoricains ». Comment se fait-il, alors que dans l’édition n°165 du magazine de septembre/octobre, le contenu ait été complètement modifié et remplacé par 34 pages, vantant les mérites de la droite au pouvoir depuis 3 ans et reprenant, sans vergogne, les réalisations de l’ancienne majorité de gauche, telles que les collèges (20 M € /an depuis 2012), la ligne ferroviaire BGV ou encore la rocade Briochine, que les conseillers généraux de l’époque, avaient financées à 75% ? Est-ce là « l’enthousiasme » affichée par l’actuelle majorité pour « rapprocher le magazine de son lecteur » ? Ce magazine serait-il désormais écrit par et pour la majorité de droite présidée par Alain Cadec, également député européen, signataire de l’édito en page 3 ? Les rubriques « À découvrir » « À Ce que la droite dit Ce que le Groupe Socialiste et Répubicain répond Groupe Communiste et Républicain Vers un droit universel au numérique À l’heure où les engins agricoles sont connectés, où le télétravail se développe, l’accessibilité au numérique est devenue un enjeu majeur du développement économique et social des territoires. Alors que le choix est fait, hélas, de fermer toujours plus de services publics de proximité pour les remplacer par « les démarches en ligne », il faudra attendre plusieurs an - nées avant d’assurer une couverture internet sur tout le département. Internet est un outil que nous devons mettre au service du bien commun pour offrir les mêmes chances pour tous et ne laisser personne de côté, envisager un autre aménagement des territoires et lutter contre la concentration urbaine. La technologie permet aujourd’hui d’entrevoir la possibilité d’un autre rapport au travail, d’un autre mode de vie. Il faut désormais mettre ces Côtes d’Armor magazine partager », les reportages sur le département et ses 3 400 agents qui y travaillent, le compte rendu de la session de juin, la page en breton, tout cela a disparu au profit exclusif de l’actuelle majorité de droite. Vraiment, est-ce bien cela que veulent les lecteurs costarmoricains ? Est-ce cela le vent nouveau annoncé par la majorité actuelle ? Le bilan présenté par la droite départementale serait flatteur s’il était exact. En voici quelques extraits  : ◀ 0% de hausse de la fiscalité depuis 3 ans. 0% de hausse de la fiscalité depuis 5 ans Nous n’avons pas attendu la droite pour ne pas augmenter les impôts. diminution de l’endettement de 17 M € en 2 ans maîtrise des dépenses de fonctionnement -46 M € depuis 2016. Maintien d’un très haut niveau d’investissement 85 M € d’investissement en 2017. augmentation de l’endettement + 2 M € en 3 ans. La droite oublie, quand ça l’arrange, qu’elle est là depuis 3 ans. En 2015 nous étions, paraît-il, en faillite. Et aujourd’hui ? + 10 M € . Les dépenses de gestion, loin de diminuer, progressent de 10 M € depuis 2015. Pourquoi alors indiquer depuis 2016 ? Qui est le mauvais gestionnaire ? encore une fois la droite a du mal à assumer qu’elle est là depuis 2015. 80 M € , c’est la moyenne par an depuis 2015 contre 100 M € en moyenne par an de 2008 à 2015. Où est la promesse de campagne de relancer l’investissement à plus de 100 M €  ? Et bien sûr, la nouvelle majorité oublie les saignées sur le budget culture  : - 2,5M € depuis 2015 ou encore les emplois associatifs locaux supprimés  : - 400K €  ! Plus de dépenses de fonctionnement, plus de dettes et moins d’investissement. Voilà le bilan de la droite sur 3 ans ! Contact ▶▷ 02 96 62 63 22 technologies au service du « mieux vivre » et à la disposition de tous, sans distinction de ressources et partout. Le groupe communiste propose la création d’une aide sociale au numérique. À nous d’inventer la nouvelle vie que permet cette révolution numérique.◀ Contact ▶▷ 02 96 62 63 90
N°166/Novembre - Décembre 2018 Mickaël Chevalier Président du Groupe majoritaire du Centre et Droite Républicaine Marie- Madeleine Michel Vice-Présidente chargée de l’accompagnement du handicap Conseillère départementale du canton de Pléneuf Val André Groupe de la Majorité départementale CDR Entretien avec… Un plan pauvreté a été présenté récemment. Comment le département intervient-il pour prévenir les situations de pauvreté en matière de logement ? Le département, qui est la collectivité des solidarités sociales, n’a pas attendu le gouvernement pour agir contre la pauvreté. À travers ses nombreuses politiques sociales, notre collectivité et ses travailleurs sociaux interviennent au quotidien pour prévenir et lutter contre les situations de pauvreté et de précarité qui touchent certains de nos concitoyens costarmoricains. Dans le domaine du logement, le département s’attache à prévenir les expulsions locatives, à favoriser la fluidité des parcours résidentiels des locataires et à lutter contre les dettes énergétiques. Il finance à hauteur de 2 Millions d’ € le Fonds de Solidarité Logement pour aider les ménages modestes à accéder ou se maintenir dans un logement. Vous avez interrogé récemment Monsieur le Préfet sur la problématique de la désertification médicale et de l’accès aux soins en Côtes d’Armor. Que lui avez-vous dit ? L’accès aux soins pour la population costarmoricaine constitue une préoccupation de notre collectivité. Le Schéma départemental des solidarités en 2017 affiche l’ambition de notre assemblée de favoriser l’accès à la santé des populations les plus fragiles et de faciliter l’accès aux soins des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Comment le département agit-il encore dans le domaine du logement ? Notre collectivité a lancé l’élaboration d’un Plan départemental de l’habitat. Il doit permettre de faire de l’habitat un levier d’aménagement du territoire et de faciliter les parcours résidentiels des habitants en prenant en compte les problématiques identifiées du vieillissement de la population, de l’adaptation du parc locatif, de la revitalisation des centres-bourgs et des centres-villes. Notre département consacre également une enveloppe de 5 Millions d’ € aux bailleurs sociaux dans le cadre du plan logement adopté en 2017. Près de 2,5 Millions d’ € ont déjà été affectés à six bailleurs sociaux pour les aider à financer plusieurs projets de logements dans notre département en faveur des ménages modestes et des personnes en perte d’autonomie. Le Programme Régional de Santé 2018-2022 partage également cet objectif et ambitionne de « garantir l’accès à une offre de santé de qualité au plus près du domicile » … Nous partageons cet objectif de l’Agence Régionale de Santé (ARS) mais l’absence de moyens pour le mettre en place nous inquiète fortement. Pour garantir l’accès à une offre de santé au plus près du domicile, il faut une présence de médecins généralistes bien répartis sur l’ensemble de notre département. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Quelle est la situation aujourd’hui en Côtes d’Armor ? 40% des communes bretonnes déficitaires en médecins généralistes se situent en Côtes d’Armor. Ce constat est alarmant dans un contexte marqué par le vieillissement de la population. À l’horizon 2030, la part des personnes de 75 ans et plus représentera plus de 16% de la population costarmoricaine contre 9% en 1999. Tous les territoires devraient connaître une évolution dynamique de cette population, en particulier les zones rurales du centre-Bretagne et certaines zones littorales alors que ces territoires connaissent déjà un manque de médecins généralistes. Que pensez-vous du nouveau zonage médecin arrêté par l’ARS en juin dernier ? Ce nouveau zonage ne nous rassure pas. Il accroît le nombre des zones d’intervention prioritaires pouvant PORTE-PAROLE/39 Lors de la session de septembre, le porte-parole du groupe socialiste a critiqué le contenu du dernier Côtes d’Armor magazine. Que lui répondez-vous ? J’ai été un peu surpris par les propos de mon collègue sur le magazine départemental dont les costarmoricaines et les costarmoricains apprécient le contenu. Nous n’avons pas dévié de la ligne que nous nous sommes fixés depuis notre arrivée aux responsabilités, à savoir informer nos concitoyens des actions menées à leur service par notre collectivité. Je constate qu’en Ille-et-Vilaine, le président du département s’est appuyé sur sa collectivité pour faire le bilan de son action de mi-mandat. Fidèle à notre bonne gestion, nous avons divisé par deux le coût du magazine de notre collectivité et réduit le nombre de numéros tout en améliorant sa qualité par rapport à l’époque de nos prédécesseurs. ◀ bénéficier de toutes les aides à l’installation mais maintient des disparités entre des territoires voisins. Au vu de ses indicateurs de vieillissement, tout notre département aurait dû être classé en zone d’intervention prioritaire pour favoriser son attractivité auprès des médecins. Des mesures ont été annoncées dans le cadre du plan santé en faveur de l’installation des médecins dans les déserts médicaux. Qu’en pensez-vous ? La suppression annoncée du numerus clausus ne va pas régler le besoin urgent d’installations de médecins généralistes sur nos territoires. 400 médecins salariés seulement recrutés sur la base du volontariat suffiront-ils à faire disparaître tous les déserts médicaux de France ? On peut en douter alors que les inégalités d’accès aux soins ne cessent de s’accentuer entre les grandes zones urbaines bien pourvues en offre médicale et les zones déficitaires de nos territoires ruraux et littoraux. ◀ Contact ▶▷ 02 96 62 62 43



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