[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de nov/déc 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : objectif emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Ils 26/À DÉCOUVRIR... Côtes d’Armor magazine Cohabitation intergénérationnelle Échange et entraide avec « 1 toit, 2 générations » Depuis 2014, le service de cohabitation intergénérationnelle « 1 toit, 2 générations » met en relation un senior disposant d’une chambre libre et un jeune recherchant un logement. Un dispositif innovant basé sur l’échange et l’entraide. Jacqueline Lalot, héberge chez elle à Dinan, depuis la rentrée, Alizéa Rebour, une étudiante de 17 ans en BTS commerce au lycée de la Victoire. Elles forment le premier binôme de Dinan ayant signé une convention « 1 toit, 2 générations ». Ce service de cohabitation intergénérationnel, coordonné par l’Association départementale d’information jeunesse (Adij), permet de mettre en relation un senior disposant d’une chambre libre avec un jeune recherchant un logement. « Il s’agit de répondre aux besoins d’hébergement temporaire des jeunes tout en créant du lien intergénérationnel », indique Élodie Caradec, coordinatrice du dispositif à l’Adij. Les jeunes en question ont de 16 à 30 ans. Ils sont étudiants, stagiaires, retrouvent un peu l’ambiance familiale en service civique ou encore jeunes actifs. « Nous ne prenons pas de jeunes demandeurs d’emploi », précise Élodie Caradec. Quant aux seniors, il n’y a pas de limite d’âge, il faut simplement que la personne soit autonome. Une convention est signée entre le jeune et le senior. Ce dernier propose un hébergement en échange d’un temps de présence au domicile  : partage du repas, discussions, échanges de savoirs, accompagnement dans certaines tâches de la vie quotidienne. « Le senior, détaille Élodie Caradec, met à disposition une chambre libre à titre gratuit. Une participation sur charges est toutefois demandée. Elle est de 15 € à 20 € , selon que le jeune est présent le week-end ou pas. Tout est écrit dans la convention. Le jeune s’engage à partager un certain nombre de repas, certaines activités, etc. Nous posons un cadre, PHOTO THIERRY JEANDOT lequel peut ensuite évoluer au fil de la cohabitation ». En outre, les deux cohabitants sont suivis par un référent senior et un référent jeune. Un coup de fil est passé tous les mois à chaque membre du binôme pour s’assurer du bon déroulé de la cohabitation, tandis qu’une rencontre physique a lieu tous les trois mois. « C’est très encadré, ce qui sécurise beaucoup les seniors ». Donner un coup de pouce Les motivations se rejoignent. Les seniors ont envie de donner un petit coup de pouce, mais aussi d’avoir une présence et d’échanger. De leur côté, les jeunes sont heureux de trouver un hébergement, de ne pas se retrouver seuls et de partager des connaissances avec les seniors. Les binômes sont souvent le lieu de transmissions de savoirs. Ainsi, à Plérin, un monsieur rencontrant des difficultés en informatique a pu se former grâce au jeune qu’il hébergeait. À Saint-Brieuc, Jacqueline Lalot, héberge chez elle à Dinan, depuis la rentrée, Alizéa Rebour, une étudiante de 17 ans en BTS commerce au lycée de la Victoire. Elles forment le premier binôme de Dinan ayant signé une convention « 1 toit, 2 générations ». une jeune fille et la dame qui l’accueillait ont pris plaisir à partager des recettes de cuisine, etc. « Nous touchons essentiellement les jeunes de 18 à 20 ans, précise Élodie Caradec. Ils sortent du cocon familial. Certains n’ont pas envie de se retrouver seul dans un petit studio. D’autres n’ont pas envie de partager un logement avec plusieurs étudiants. En étant hébergé chez une personne senior, ils retrouvent un peu l’ambiance familiale, ils ont le calme dont ils ont besoin pour leurs études ». Sept territoires sont adhérents à « 1 toit, 2 générations »  : les villes de Dinan, Binic-Étables-sur-Mer, Saint-Brieuc, Plérin-sur-Mer et les communautés de communes de Guingamp Paimpol Armor-Argoat Agglomération, Leff Armor communauté et Lamballe Terre & Mer. ◀ Laurent Le Baut ▶ Tél. 02 96 33 37 36 www.1toit2generations-cotesdarmor.fr
N°166/Novembre - Décembre 2018 Lutte contre l’isolement des personnes âgées Monalisa lance la mobilisation Monalisa (Mouvement national contre l’isolement des âgées) réunit une vingtaine de partenaires en Côtes d’Armor. Objectif  : recréer du lien social de proximité grâce à des équipes citoyennes. « Monalisa est un mouvement sentiment national né sous l’impulsion de Michèle Delaunay. Ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l’autonomie au sein du gouvernement Ayrault, elle a demandé à Jean-François Serres, directeur des Petits frères des pauvres, de réfléchir sur l’isolement des personnes âgées. Dans son rapport, celui-ci explique que les solutions viendront de la base, grâce à des équipes citoyennes », explique Virginie Le Sage, directrice de l’Office des retraités briochins qui anime la coopération départementale Monalisa dans le département avec l’association de Kergus à Plestin-les-Grèves. Monalisa s’appuie sur des coopérations réunissant différents acteurs associatifs et institutionnels du monde social dans les départements. En Côtes d’Armor, le noyau dur est constitué d’une vingtaine de partenaires, parmi lesquels Les petits frères de pauvres, Familles rurales, AGIR abcd, la MSA, le Conseil départemental, la Carsat, etc. Des formations mutualisées « L’idée, poursuit Virginie Le Sage, est de développer des mutualisations. Par exemple, Les petits frères des pauvres, qui ont des formations socles pour leurs bénévoles, proposent de les ouvrir à des membres de Monalisa. Ce sont aussi des échanges de conseils. Il s’agit d’impulser une dynamique sur le territoire en créant une interconnexion entre les acteurs ». L’association Familles rurales, particulièrement sensible à la question de l’isolement des personnes âges, est très impliquée dans la démarche. Elle travaille actuellement, en partenariat avec le CCAS de Quintin, à la mise en place d’une équipe citoyenne pour visiter les personnes âgées isolées au domicile. « L’équipe citoyenne devrait comprendre une dizaine de personnes et voir le jour d’ici à la fin de l’année. Nous sommes là pour faire émerger le projet en amenant notre savoir-faire, l’objectif étant que cette équipe devienne autonome », détaille Céline Morin, directrice de Familles rurales. On estime aujourd’hui qu’en France 1,5 million de personnes âgées sont en situation d’isolement relationnel. Si la solitude peut être un choix de vie, « Valoriser les capacités des seniors l’isolement social subi entraîne un fort sentiment d’inutilité et de perte d’estime de soi. « Par exemple, suite à un veuvage, une personne peut se mettre dans une position de repli. Il existe de nombreuses causes d’isolement. Et lorsque l’on parle de personnes âgées isolées, il faut l’entendre au sens large car il existe aussi un PHOTO THIERRY JEANDOT d’isolement dans les structures. Nous avons des personnes qui font des visites dans les Ehpad », souligne Virginie Le Sage. « Dans une société où le travail est associé à l’utilité sociale, quand arrive l’âge de partir à la retraite, il peut y avoir un sentiment d’inutilité, complète Céline Morin. Se pose alors la question de comment valoriser les capacités des seniors sur le territoire ». À Familles rurales, plus d’une cinquantaine de bénévoles visitent les seniors. « Nous essayons de faire coïncider les centres d’intérêt ». Donner un peu de son temps, et ainsi contribuer à lutter contre l’isolement des personnes âgées. Tel est le mouvement que veut encourager Monalisa. ◀ Laurent Le Baut ▶ coop22.monalisa@gmail.com À DÉCOUVRIR/27 Sylvie Guignard, Vice-présidente du Département chargée de l’accompagnement des personnes âgées. « Le Département soutient cette démarche » « La question de l’isolement des personnes âgées est un enjeu majeur. Investi au sein de Monalisa, le Département soutient la mise en place des réseaux d’équipes citoyennes » Jordan Nourry, conseiller en économie sociale et familiale à Familles rurales, a rencontré pour la première fois Jacqueline Heard, 93 ans, habitante de Binic-Étables-sur-Mer, alors qu’il réalisait un service civique au CCAS de la commune, rendant visite régulièrement à une dizaine de personnes âgées. Sa mission terminée, Jordan a choisi de continuer à aller voir Jacqueline à titre bénévole. Entre les deux l’échange est très riche, notamment autour de leur passion commune pour l’histoire. PHOTO BRUNO TORRUBIA



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