[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de nov/déc 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : objectif emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22/À SUIVRE Côtes d’Armor magazine ACTIONS DÉPARTEMENTALES Thierry Simelière « Favoriser l’accès à la culture, aux œuvres et aux artistes » Avec un budget de 6,5 M € , la politique culturelle du Département se veut ambitieuse. Thierry Simelière, vice-président du Département chargé de la culture et du patrimoine, en rappelle les chantiers prioritaires, à savoir la contractualisation avec les intercommunalités, la place des artistes dans la cité et les droits culturels. Thierry Simelière, vice-président du Département chargé de la culture et du patrimoine. En dehors de ses compétences obligatoires que sont la lecture publique et les Archives départementales, que fait le Département en matière de culture ? Thierry Simelière  : Le Département a maintenu ses politiques facultatives en faveur des arts visuels, de la musique, de la danse et du spectacle vivant. Il accompagne ainsi 17 centres culturels dont la scène nationale La Passerelle, le pôle national des arts du cirque en Bretagne Le Carré Magique, la scène de musiques actuelles La Citrouille et de très nombreux festivals. Où en est aujourd’hui la contractualisation avec les intercommunalités en matière de culture ? T.S. La loi NOTRe a été l’occasion de réinterroger les partenariats entre collectivités locales. Le législateur a conforté la culture comme une compétence partagée quand, en même temps, les intercommunalités ont fusionné, passant de 30 à huit en Côtes d’Armor. Nous avons donc saisi cette opportunité pour organiser les États généraux « La culture interroge notre rapport au monde des politiques culturelles. Il s’agit d’une véritable innovation politique qui nous permet non seulement d’établir un diagnostic mais aussi de partager des objectifs communs au service de la culture. Ces États généraux ont été accompagnés par l’Observatoire des politiques culturelles et se concrétiseront cette année PHOTO THIERRY JEANDOT
N°166/Novembre - Décembre 2018 La Villa Rohannec’h à Saint-Brieuc, propriété du Département, est devenue une fabrique culturelle et artistique permettant la rencontre entre les artistes et les citoyens. par la signature de pactes culturels de territoire, véritables carnets de bord pour le développement d’une politique culturelle départementale. Vous insistez beaucoup sur la notion de droits culturels, de quoi s’agit-il ? T.S. De la même manière qu’il existe un droit à la santé, un droit au logement ou encore un droit à l’éducation, il doit exister un droit universel à la culture. Chaque Costarmoricain, quelle que soit sa situation personnelle ou géographique, doit pouvoir accéder aux offres, aux pratiques et aux équipements culturels. C’est vrai par exemple pour les personnes en situation de handicap. Nous pensons spontanément au handicap moteur mais il y a aussi le handicap sensoriel. Une personne malvoyante ou malentendante doit elle aussi pouvoir accéder à la culture. L’accessibilité doit être universelle. Concrètement, quelle forme peut prendre cette accessibilité universelle ? T.S. Je prendrai l’exemple de l’abbaye de Beauport, propriété du Département. Des boucles magnétiques portatives sont mises à la disposition des malentendants afin qu’ils puissent entendre les propos du guide pendant la visite. Pour les malvoyants, des images tactiles vont aider à comprendre les décors et l’architecture de l’abbaye. En quoi la culture est-elle importante dans notre société ? T.S. La culture est au croisement de tous les domaines, elle interroge notre rapport au monde, elle donne du sens. L’accessibilité universelle donne à chaque citoyen la possibilité d’avoir accès au bon, au beau et au bien. Quid de la place des artistes ? T.S. Elle est centrale et nous menons avec nos partenaires dans les territoires toute une réflexion sur la place de l’artiste dans la création culturelle et sur ce qu’est la définition d’un artiste, quelles sont ses conditions de création, etc. Que fait le Département en matière de patrimoine ? T.S. L’assemblée départementale est engagée pour la préservation et la restauration du patrimoine culturel des Côtes d’Armor et de Bretagne. C’est la raison pour laquelle nous menons une politique active de soutien aux communes pour la valorisation de leurs édifices classés ou inscrits. Depuis 2015, ce sont près de 320 000 € qui ont été consacrés à des travaux d’entretien, des projets de restauration ou PHOTO THIERRY JEANDOT À SUIVRE/23 ACTIONS DÉPARTEMENTALES encore des études pour la conservation de biens culturels. Par ailleurs, le Département finance la valorisation et la sécurisation du château du Guildo à Créhen. Quelle place pour les six domaines départementaux ? T.S. Le domaine de la Roche Jagu, le château du Guildo, le château de la Hunaudaye, l’abbaye de Bon Repos, l’abbaye de Beauport et la Villa Rohannec’h jouent un rôle très important. La Villa Rohannec’h à Saint- Brieuc est par exemple devenue une fabrique culturelle et artistique permettant la rencontre entre les artistes et les citoyens. ◀ Propos recueillis par Laurent Le Baut Le festival Art Rock est un temps fort de la vie culturelle dans le département. PHOTO THIERRY JEANDOT



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