[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de nov/déc 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : objectif emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14/E BREZHONEG Kaozeal brezhoneg ha mestroniañ ar yezh Gilbert Le Houerff est un retraité fort occupé. Foot, vélo, course à pied mais également conseiller municipal à Ploumagoar et cours du soir en breton. Mais pourquoi, à 66 ans, étudier la langue bretonne ? « A-viskoazh’meus bevet e Plouvagor. Gouzout a ouien frazennoù a deue o-unan, ma welan un den, giz Penaos mañ kont ? Diaes’oa mont pelloc’h. Evit kompren, mat’oa. E-giz’vez lâret e brezhoneg, ne vefen ket gwerzhet. Ma zud a laboure en uzin. Brezhoneg oa o yezh dezhe, nemet gant ma daouvreur ha ganin. Pa oan bugel ne oa ket droed kaozeal brezhoneg er skol. Ur c’hamalad am boa, ne ouie nemet brezhoneg ha ne deue ket d’ar skol bemdez. Neuze’oan ar jubennour (1). Goulenna raen  : Pelec’h out bet, Jean-Yves ? Lakaet’meus ma anv evit al Lun noz e Plouvagor, met pa oan dieub e c’hallen mont ivez da Wengamp d’ar Merc’her goude kreisteiz evit ar memes priz. Ar c’helenner, Fulup Kadored a anaven dija. Ar skolidi alla oa dreist-holl tud bugale klasoù divyezhek skol bublik Plouvagor. Ne ouient ger brezhoneg ‘bet, pe dost. Ha me, soubet’oan bet dija. Desket’m eus displegañ (2) ar verboù. Klevet’moa anezhe dija, met ne ouien ket lakaat unan da-heul egile. Mont a ra mat ar jeu ? Ne ouien ket’oa a ra ar verb. Pelec’h out bet dec’h d’an noz ? Kat’oan da lâret se, met ne ouien ket pelec’h oa ar verb. Un deraouad (3) faos a rae Fulup diouzhin. Er gentel e oa ur vaouez all, deraouadez faos, soubet’oa bet er brezhoneg ivez. Unan eus ar skolidi a zo ma amezegez, pa welan anezhi bremañ e profitomp evit komz un tamm e brezhoneg. Chomet’oa tomm ar brezhoneg, en ul lec’h bennaket. A-raok e raen frazennoù dija graet. Goude ur bloavezh kentelioù e kreden kaozeal pa oa keneiled (4) o flapañ e brezhoneg. Bez eus ivez ur stal kaozeadenn, me re ziaes eo din c’hoazh. Spered ar Vretoned’meus un tamm bihan. Kultur ar vro a zo a-bouez din, sklaer eo. Mont a ran da ouel Sant-Loup da welet an abadennoù, sot on gant ar sonerezh, ar bombard hag ar biniou. Ma mab-bihan a zo o paouez kregiñ er skol divyezhek e Roazhon. Tri bloaz eo. Dre bellgomz’meus ◀ Al liamm gant ar yezh en deus adskoulmet Gilbert Le Houerff dre gentelioù noz. GERIA OUEG (1) jubennour  : interprète (2) displegañ  : conjuguer (3) deraouad  : débutant (4) keneil  : collègue (5) doublañ  : redoubler VOCA BULAIRE bet anezhañ, krog eo da gaozeal brezhoneg. Fentus eo. Pelec’h ez an gant ma brezhoneg ? Ne’em eus lec’h resis ebet da vont. Ober a ran se evidon. Ur blijadur eo, un dudi. Emaon o c’hortoz bezañ galvet gant ar greizennsevenadurel evit adkregiñ gant ar c’hentelioù. Marteze gant ur strollad deraouidi faos. A-hend-all eo mat din doublañ (5). » ◀ Komzoù dastumet gant Stéphanie Stoll Evit mont pelloc’h Kentelioù evit an dud deuet 0820 20 23 20 brezhoneg.bzh Consultez la version française de cet article + cotesdarmor.fr SUR ◀ Côtes d’Armor magazine PHOTO BRUNO TORRUBIA
N°166/Novembre - Décembre 2018 À SUIVRE.../15 INITIATIVES COSTARMORICAINES J.Moullec à Lamballe Ils redonnent vie au patrimoine ancien Installée à Lamballe, l’entreprise familiale J.Moullec participe à la restauration du patrimoine ancien, principalement en Côtes d’Armor. Détentrice de savoir-faire rares, elle perpétue et redonne vie à des églises et des bâtisses qui font la fierté de ses compagnons. L’entreprise J.Moullec, c’est d’abord une histoire de fa - mille. C’est dans les années 1920 que Jean Moullec, le grand-père du dirigeant actuel, reprend les rênes de la petite entreprise dont la principale activité est alors la construction de maisons. Yves Moullec, son fils, lui succède en 1946, puis passe le relais à Philippe, l’actuel gérant, en 1993. « C’est dans les années 1950 que l’entreprise a été sollicitée par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) pour travailler à la restauration de patrimoine ancien, explique Philippe Moullec, avec des chantiers au château de la Hunaudaye ou encore la maison du bourreau à Lamballe, qui abrite le musée Mathurin Méheust. Nous avons également travaillé pour des propriétaires privés, à Fort La Latte ou encore au château de Bien-Assis à Erquy. Cela nous a permis de nous faire une réputation dans la restauration de monuments anciens, dans le respect des techniques ancestrales de construction ». Une réputation qui vaut PHOTO BRUNO TORRUBIA PHOTO BRUNO TORRUBIA aujourd’hui à l’entreprise d’être labellisée par la Fondation du Patrimoine et d’être certifiée Qualibat. Une histoire de famille Aujourd’hui, 60% de son activité concerne la restauration, le reste étant consacré à des constructions neuves. « Nos compagnons se sont formés sur le tas, poursuit Phillippe Moullec, et nous accueillons régulièrement de jeunes compagnons du tour de France. Dans l’entreprise, qui compte 25 salariés, les anciens transmettent leur savoir-faire aux plus jeunes. En 1995, nous avons travaillé à la restauration du Parlement de Bretagne, à Rennes. Nous avons aussi à notre actif la restauration de l’église de Taden et des travaux à l’abbaye de La nef de la cathédrale Saint-Etienne à Saint-Brieuc, en cours de restauration Beauport. On a la chance en Bretagne d’avoir une volonté politique forte pour la préservation d’un patrimoine ancien très riche, notamment en Côtes d’Armor où nous travaillons beaucoup ». Actuellement, le plus important chantier concerne la restauration de la nef de la cathédrale Saint-Etienne de Saint- Brieuc, et des « Nous sommes fiers de participer à la sauvegarde du patrimoine chantiers à venir sont programmés pour l’abbaye de Beauport et le châ - teau de la Hu - naudaye. « Nous avons la chance de travailler avec des gens passionnés et fidèles et nous sommes fiers de participer, avec nos compagnons, à la sauvegarde du patrimoine ». ◀ Bernard Bossard Philippe Moullec, ici avec Noël Le Gall, un des compagnons de l’entreprise.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :