[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
[22] Côtes d'Armor n°166 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de nov/déc 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : objectif emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10/À LA UNE... Côtes d’Armor magazine L’insertion professionnelle Objectif emploi Il n’y a pas de fatalité. Les personnes éloignées de l’emploi, très majoritairement allocataires du RSA, disposent d’outils et de structures leur permettant de lever les freins à leur employabilité. Initié par le Département, le Programme départemental d’insertion vise à renforcer ces structures et à resserrer les liens avec le monde économique. Une politique qui porte ses fruits et positionne le Département en chef de file de l’insertion. Les actions du Département en matière d’insertion par l’activité économique trouvent leur déclinaison dans le Programme départemental d’insertion 2017-2021. Ce plan détaille les grands axes de travail du Département pour ne laisser personne « au bord de la route », notamment les allocataires du RSA, en partenariat avec Pôle Emploi. Ainsi, le Département apporte des subventions de fonctionnement aux structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) présentes sur le territoire, « Ne et cofinance avec l’État, par une enveloppe de 1,5 M € , les Contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI) dont bénéficient leurs salariés en insertion. Il va également assurer une mission d’ingénierie pour accompagner ces structures dans leurs évolutions. Près de 90% des bénéficiaires de ces actions sont allocataires du RSA, dont une partie, les plus éloignés de l’emploi, bénéficie d’un accompagnement en insertion renforcé avec les travailleurs sociaux des Maisons du Département et les conseillers des SIAE. Plus de 4 M € alloués à l’insertion Au-delà, s’agissant des jeunes de 16 à 25 ans, le Département cofinance, aux côtés de l’État et de la Région, les Missions locales dans leur fonctionnement et abonde le Fonds d’aide aux jeunes géré par ces mêmes Missions locales. Par ailleurs, le Département soutient la cité des Métiers qui va au-devant des personnes en difficulté pour leur présenter des métiers dans des secteurs qui embauchent. Au total, ce sont plus de 4 M € que le Dépar - tement consacre, aux côtés de ses partenaires, à ses politiques d’insertion par l’activité économique ou par l’accès à des formations qualifiantes. Des politiques qui portent leurs fruits, comme en attestent les témoignages qui suivent. ◀ laisser personne au bord de la route PHOTO THIERRY JEANDOT
« Je N°166/Novembre - Décembre 2018 Chez Penthièvre Actions Ici, on ne chôme pas L es ateliers chantiers d’insertion s’adressent à un public très majoritairement bénéficiaire de RSA. On y apprend à briser les freins à l’employabilité et à renouer avec le monde du travail. Chez Penthièvre Actions, à Lamballe, des bénéficiaires témoignent. Aurélie travaille comme agent d’entretien des espaces verts et des espaces naturels au sein de Penthièvre Actions depuis un an, en CDDI (Contrat à durée déterminée d’insertion). « Avant, j’ai connu une période chômage d’un an vais avoir un vrai métier en mains et demi. Aujourd’hui, je me dis que je ne vaux pas rien, que je suis capable de faire quelque chose, j’ai repris confiance en moi, et Penthièvre Actions m’a aussi aidée à trouver un logement ». Penthièvre Actions est un atelier chantier d’insertion implanté à Lamballe et qui rayonne sur un territoire de 68 000 ha bitants. Il comprend une unité de repassage, un chantier d’entretien des espaces verts, un chantier de second-œuvre dans le bâtiment et la ressourcerie Ressourc’Eco. Il compte une cinquantaine de salariés en CDDI, des salariés orientés ici par Pôle Emploi. « Nous intervenons, avec nos partenaires que sont le Département et Pôle Emploi, sur trois thématiques, indique Dominique Brichon, le directeur  : le logement, le rétablissement du lien social et l’emploi, pour des personnes éloignées de l’emploi et très souvent sans aucune formation ni diplôme. Ici, 60% de nos salariés étaient allocataires du RSA ». « Je suis sortie de l’ornière » Ainsi, Aurélie va bénéficier d’une Reconnaissance des acquis de l’expérience qui devrait lui permettre, comme c’est son souhait, soit de devenir travailleuse indépendante, soit d’être embauchée dans une société d’entretien d’espaces verts. Tiphaine, elle, est maman célibataire de quatre enfants. Elle travaille à la ressourcerie depuis un an, après une période d’inactivité de 10 ans, pour s’occuper de ses enfants. Depuis le mois d’août, elle bénéficie d’un vrai CDD, en tant que responsable de l’espace vente de la ressourcerie. « Ce travail m’a permis de sortir de l’ornière et de me remotiver, de reprendre confiance en moi. Je vais suivre à partir de janvier une formation pour obtenir mon bac pro de vente. Je vais avoir un vrai métier en mains », dit-elle avec un large sourire plein d’optimisme. « La clé de la réussite pour ces personnes, c’est de les sortir de leur isolement, de leur redonner un rythme de vie active, PHOTO THIERRY JEANDOT « Aujourd’hui, je me dis que je peux faire quelque chose », confie Aurélie. Tiphaine, responsable de l’espace vente de la ressourcerie. et de leur permettre, sans diplôme, de valider leurs compétences et bien sûr de trouver une formation ou un emploi. Aujourd’hui, 60% de ceux qui passent par Penthièvre Actions y parviennent » conclut Dominique Brichon. ◀ À LA UNE/11 Aurélie, hier au RSA, aujourd’hui en CDI Aurélie travaillait en intérim dans l’agroalimentaire, jusqu’à ce qu’elle donne naissance à une petite fille. « Là, ça devenait très compliqué de travailler en horaires décalés et de faire garder ma fille ». Sans emploi, un temps au RSA, elle a été orientée par Pôle Emploi vers Penthièvre Actions en mars 2016. Là, elle est affectée en CDDI à l’atelier repassage, tout en suivant des stages et des sessions de formation d’assistante de vie, un métier qui lui plaît. « J’aime le contact avec les personnes, leur venir en aide, leur tenir compagnie ». De fil en aiguille, elle décroche en septembre 2017 un CDD à l’ADMR de Plestan (Aide à domicile en milieu rural), puis un CDI depuis octobre dernier. Visiblement épanouie dans son nouveau métier, elle reconnaît  : « si je n’étais pas passée par Penthièvre Actions, je n’aurais jamais eu le courage de me lancer toute seule dans une formation, je travaillerais encore en intérim ». PHOTO THIERRY JEANDOT PHOTO THIERRY JEANDOT



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