[22] Côtes d'Armor n°116 janvier 2013
[22] Côtes d'Armor n°116 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°116 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'accompagnement périnatal, bien naître ici.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Perspectives Côtes d’Armor M A G A Z I N E Le Secours pop’a la parole Sur Armor TV, retrouvez toute l’actualité du département avec un journal quotidien dès 18 h 30. À découvrir également, rubrique « Dossiers », l’ensemble des vidéos réalisées lors du festival photoreporter 2012 à Saint-Brieuc, avec notamment des interviews des photographes parlant de l’avenir du photo-journalisme. L’émission « Paroles bénévoles » s’est quant à elle intéressée au Secours populaire qui vient de fêter ses 30 ans. armortv.fr Leffervescence nouveau club d’entreprises À l’initiative de la Communauté de communes Le Leff communauté et des chefs d’entreprises locaux, un club d’entrepreneurs a vu le jour en septembre. Objectif : permettre plus de relations entre les acteurs économiques du territoire et les élus. Le club va mettre en place des réunions thématiques en fonction des attentes des chefs d’entreprises. > 02 96 79 77 77 126 287 retraités du régime général Au 31 décembre 2011, les Côtes d’Armor comptaient 126 287 retraités du régime général, soit 21,4% de la population (Bretagne : 19,3%, France : 18,6%). Le montant mensuel moyen des retraites s’élève à 582 € par mois (Bretagne : 588 €, France métropolitaine : 664 €), quel que soit le type de droit et la durée de cotisation. À noter que le montant mensuel moyen pour une carrière complète dans le régime général est de 993 € en Bretagne (1 017 € en France métropolitaine). La durée moyenne de versement des pensions en France métropolitaine est estimée à 18,5 ans. Source : CARSAT Bretagne Côtes d’Armor Développement armorstat.com le centre de ressources socioéconomiques des Côtes d’Armor Orientation post-bac 10 000 lycéens à Sup’Armor Ils étaient près de 10 000 lycéens à arpenter les al - lées du salon de l’enseignement supérieur, qui s’est tenu du 6 au 8 dé cembre, à l’espace Brézillet à Saint- Brieuc. Objectif de ce sa lon ? Donner aux lycéens de première et de terminale du département, un maximum d’éléments afin de les aider à réfléchir à leur orientation post-bac. Le salon ne rassemblait pas moins de 250 formations de Bretagne et du Grand Ouest : sections de techniciens supérieurs, IUT, universités de Bretagne, classes prépa, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, écoles d’art, éco les du secteur social et paramédical, ou encore les formations spécialisées (IUFM, armée de terre, police, gendarmerie, etc.). Étaient également présents, 250 professionnels représentant les métiers du social, de la santé, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du bâtiment, de l’enseignement, etc. En outre, un espace était dédié à la mobilité internationale. Il permettait de s’informer sur le programme Erasmus ainsi que sur le service volontaire européen. Et pour ne pas se perdre dans ce foisonnement de formations et de métiers, la plupart des élèves ont bénéficié d’un accompagnement pour préparer leur visite au salon. Sup’Armor, dont c’était la 23 e édition, était Aider les lycéens à réfléchir à leur orientation post-bac, tel était l’objectif du salon Sup’Armor. organisé par la direction des services départementaux de l’Éducation nationale, les cinq Comités d’information et d’orientation (CIO) du département et l’Association des établissements publics et privés des Côtes d’Armor. suparmor.nadoz.org Thierry Jeandot Ploumagoar Le Gaulois joue la carte des circuits courts À Ploumagoar, l’entreprise Le Gaulois traiteur, 12 salariés, est notamment spécialisée dans la livraison de repas à domicile pour les personnes âgées ou immobilisées. Depuis sa cuisine, Le Gaulois intervient dans un rayon de 50 km. Ses approvisionne- ments font la part belle aux filières courtes (plus de 70% des produits bruts sont locaux et régionaux) et les fruits et légumes frais sont épluchés par des personnes en insertion. Le Gaulois peut livrer sept jours sur sept. Les menus sont adaptés et personnalisés. Conçus par une diététicienne, ils respectent les goûts, les régimes particuliers, ainsi que les besoins en texture modifiée. Le Gaulois traiteur > 02 96 44 63 20 Cité des métiers des Côtes d’Armor Forum sur les métiers du social Temps fort ce mois-ci à la Cité des métiers des Côtes d’Armor avec l’accueil d’un forum sur les métiers du social, un secteur qui offre de nombreux débouchés, samedi 19 janvier, de 13 h 30 à 17h, à Ploufragan. Plus de trente métiers seront représentés sur des stands. À cela s’ajoutent de nombreux ateliers : valider ses acquis dans le secteur social (14 h), le métier d’assistant de service social (14 h 45), le métier d’éducateur technique spécialisé (15 h 30), les métiers d’encadrement dans le secteur social (16 h 15). D’autres rendez-vous sont au programme de la Cité des métiers en janvier. Lundi 14 janvier à 14h, atelier « Conseils pour une candidature efficace ». Mercredi 16 à 14h, zoom sur les métiers de la coiffure. Mercredi 23 à 14h, zoom sur les métiers des fleurs et des espaces verts. Jeudi 24 à 18h, soirée sur le métier d’infirmier à Loudéac. Lundi 28 à 14h, atelier sur le coworking. Mercredi 30 à 14h, zoom sur les métiers de la propreté et de l’hygiène à Ploufragan, Loudéac, Merdrignac et Guingamp. Cité des métiers Zoopôle 6, rue Camille-Guérin 22440 Ploufragan > 02 96 76 51 51 citedesmetiers22.fr Thierry Jeandot
Perspectives > n°116 | janvier 2013 17 Chantier naval Boréal, à Minihy-Tréguier Des bateaux taillés pour l’aventure Rien ne prédestinait Jean-François Delvoye à prendre un jour la mer, encore moins à se retrouver à la tête d’un chantier naval. « Tout est histoire de rencontres, de hasards, c’est tout… ». Ainsi est né il y a sept ans le chantier Boréal, aujourd’hui mondialement reconnu. Jean-François Eeman, co-gérant de Boréal, et Jean-François Delvoye, le créateur de l’entreprise dont les grands voiliers en aluminium, aussi robustes que confortables, sont conçus pour les traversées au long cours, pouvant affronter les conditions météo les plus extrêmes. À l’origine, Jean-François est un terrien, plus précisément Liégeois (en Belgique). À 30 ans, il y dirigeait son entreprise de menuiserie, mais déjà, « l’envie de bouger » le taraudait. Au point qu’il décida un jour de construire lui-même, sur plans d’architecte, un bateau en aluminium et inox de 12m. Et, en 1997, il revendait son entreprise et larguait les amarres, avec son épouse et ses quatre enfants (alors âgés de 6 à 12 ans), pour un péri - ple autour du monde qui durera six ans. Un voyage durant le quel il prend soigneusement des notes sur le comportement de son bateau, dans le but de concevoir un nouveau voilier tout en aluminium, de la coque au pont… pour repartir à l’aventure. « Je voulais qu’il soit à la fois solide et rapide, facile à manœuvrer, sûr par tous temps, avec une quille rétractable pour aller s’échouer sur des rivages inaccessibles, et confortable pour pouvoir y vivre toute l’année… ». Il passe notamment deux ans à Ushuaia en Patagonie (pointe sud de l’Argentine), aux portes de l’Antarctique, une région à laquelle il voue une passion sans bornes. « Difficile d’en parler, il faut y aller pour comprendre, c’est magique… ». Il y rencontre Nicole Vandekerchove, célèbre navigatrice pontrivienne. Alors qu’il cherche un point de chute pour permettre à ses aînés de préparer leur bac et construire son nouveau bateau, c’est elle qui le convainc de rallier les Côtes d’Ar- De la Patagonie au Trégor mor. C’est ainsi que toute la famille débarque à Tréguier en 2003. « J’ai revendu mon bateau, trouvé un emploi à Bord-à-bord, chantier naval basé à Plestin-les-Grèves, puis, dès 2004, j’ai attaqué la construction, avec Bord-à-bord, de mon nouveau voilier, le Boréal 50 (16, 50 m) ». Mais le hasard - enco - re lui - va changer la donne. « J’étais en train de finir la soudure de la coque quand un client est passé par là et a voulu absolument l’acheter. J’ai cédé. Et je n’avais pas encore achevé le bateau que j’ai eu deux autres commandes ». Le Boréal 44, « Un concentré d’intelligence nautique » (Voiles magazine) Ainsi naît, en 2005, le chantier Boréal (1), installé dans un premier temps à Plouguiel, dans un petit hangar. « J’y ai embauché mes deux premiers salariés », se souvient Jean- François qui, très vite à l’étroit, s’installe en 2006 dans un bâtiment de 1 600 m² à Minihy-Tréguier et renforce son équipe. Dans le même temps, il dessine le Boréal 44 (14 m). « Un bateau moins grand, adapté à de longues traversées familiales, avec de grands volumes intérieurs et un doghouse (poste de pilotage surélevé (2), déjà présent sur le Boréal 50) rigide, étanche et offrant une vue panoramique de 360°, permettant d’assurer les quarts dans le plus grand confort… Nous sommes les seuls à proposer ça ». Le premier Boréal 44, présenté au Grand pavois de La Rochelle, est élu « Voilier de l’année 2010 ». Commentaire du très sérieux Voiles magazine : « Ce bateau est un concentré d’in telligence nautique ». En 2011, il obtient la même distinction aux Pays-Bas. Depuis, les clients affluent d’un peu partout : Norvège, Suède, États-unis, Suisse… Entre-temps, un autre Jean-François, Eeman, un compatriote rencontré lui aussi à Ushuaia, devient co-gérant de l’entreprise où il assure la partie commerciale. Boréal élargit sa gamme, proposant désormais cinq modèles, de 44 à 63 pieds (21 m). Aujourd’hui, une quinzaine de Boréal naviguent et autant sont en commande ou en chantier, avec des livraisons programmées jusqu’en 2016. « Nous faisons plus que doubler notre chiffre d’affaires chaque année, précise Jean- François. Notre challenge n’est plus de vendre, mais de nous doter des moyens humains et matériels pour honorer nos commandes ». Dessinateur, soudeurs, chaudronniers, peintres, électriciens, accastilleur, menui - siers (aménagements intérieurs tout en bois) et même Bruno Torrubia Bruno Torrubia une cou turière, pour la sellerie… Boréal compte aujourd’hui une vingtaine de salariés et s’agran - dit encore. Un nouvel atelier va voir le jour et Jean-François cher - che, non sans mal, à recruter des ouvriers qualifiés. Bernard Bossard voiliers-boreal.com (1) Depuis 2005, Boréal a bénéficié de 75 000 € de subventions départementales pour la création de l’entreprise, l’achat du bâtiment et de matériels, et la création d’emplois. (2) Trois vidéos prises par gros temps, depuis le doghouse d’un Boréal 47, sont visibles sur youtube.com (tapez « nuva boreal 47 » dans le moteur de recherche).



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