[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°114 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : profession agriculteur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 Actions Côtes d’Armor M A G A Z I N E Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) Afin de répondre aux nouvelles normes nationales - matériels, formations, professionnalisation (33 sapeurs-pompiers professionnels recrutés) -, un crédit de 650 000 € est voté, sachant qu’une enveloppe d’un même montant sera proposée avant la fin de l’année. Il est à noter que le coût du SDIS est de 56,43 € par an pour le contribuable costarmoricain, comparés aux 76,29 € en moyenne nationale. Transports scolaires L’assemblée départementale vote 200 000 € de crédits supplémentaires pour faire face à l’augmentation de la TVA (passage de 5,5% à 7%). 28 500 collégiens bénéficient de ce service dont le budget pour 2012 s’élève désormais à près de 13 M €. Infrastructures routières 1,3 M € sont alloués à la poursuite des travaux de la rocade de déplacements briochine, dont la 1 re tranche a été mise en service en juillet dernier (lire page 28). 122 000 € sont affectés à l’aménagement du carrefour de la Croix-Rouge, à Ploumilliau. 450 000 € pour l’aménagement du carrefour de la Croix-Blanche, à Kermaria-Sulard. Personnels départementaux Un crédit supplémentaire de 750 000 € est voté pour l’application de la hausse du SMIC aux personnels départementaux. Gérard Le Caër (GU-Bégard). Yves-Jean Le Coqû (CDR-Châtelaudren). Gérard Quilin (GU-Plouaret). Ports départementaux Économie turquoise et éolien offshore : savoir anticiper L e contrat qui délègue à la CCI la gestion, la maintenance et la réalisation d’une partie des équipements de 15 ports appartenant au Département, expirera le 31 janvier prochain. Il lancera donc un nouvel appel à candidature dans le cadre duquel il souhaite renforcer son rôle moteur en matière de politique maritime. « Nous allons fédérer les ports de pêche, de commerce et la réparation navale au sein d’une seule délégation de service public, précise Michel Brémont (GU-Saint-Brieuc-Ouest), vice-président en charge des transports, de la mer et de la sécurité civile. Les ports de plaisance seront donc traités à part, en privilégiant une gestion locale, le plus souvent par les collectivités ». Trois ports en lice pour la maintenance du parc éolien Objectif affiché par le président Claudy Lebreton : « Il nous faut repenser notre politique portuaire dans une logique d’intérêt départemental pour développer une véritable ‘ économie turquoise’. Il faut redéfinir quels sont les ports en pointe pour la pêche, le commerce, la réparation navale Mobiliser les entreprises et le transport de passagers, pour initier un développement économique cohérent et novateur de notre façade maritime ». Autre point de débat, les retombées économiques de l’implantation, à l’horizon 2017, du parc éolien de 500 MW en baie de Saint-Brieuc par le consortium Ailes-Marines. Les ports de Saint-Cast-le- Guildo, Erquy et Saint- Quay-Portrieux sont sur les rangs pour accueillir les 140 salariés de la plateforme de maintenance du parc. Yannick Morin (CDR-Pléneuf-Val- André), interroge : « Doit-on déjà à Erquy préparer banderoles et pots de peinture pour défendre notre candidature, quand on sait que le pays de Dinan a déjà voté une motion de soutien au port de Saint-Cast-le- Guildo ? ». Réponse de Claudy Lebreton : « Ces trois ports appartiennent au Département, c’est donc le Département qui décidera. Les postulants viendront défendre leurs projets devant un jury d’experts et d’élus qui, tenant compte des besoins exprimés par le consortium, présentera un rapport à notre assemblée qui prendra la décision finale en toute transparence ». À terme, on estime que l’éolien offshore devrait générer la création d’un millier d’emplois en Bretagne pour la soustraitance et la maintenance. « Avec la CCI et les entreprises, nous travaillons depuis Michel Brémont (GU-Saint-Brieuc-Ouest). Yannick Morin (CDR-Pléneuf-Val-André). Monique Le Clézio (GU-Mûr-de-Bretagne). déjà un an pour ne pas manquer cette opportunité. Nos entreprises sont fédérées, elles ont envie de travailler ensemble pour ne pas manquer cette opportunité », précise Monique Le Clézio (GU-Mûr-de- Bretagne), première vice-présidente en charge notamment de l’innovation et de la recherche. Collèges Les investissements se poursuivent L e Département a adopté en 2009 un plan pluriannuel d’investissements (PPIC) de 200 M € sur la période 2010-2018 pour ses 47 collèges publics (14 M € en 2012). Si l’ouverture en septembre du nouveau collège BBC (bâtiment basse consommation) Lucie-et-Raymond- Aubrac à Plouagat en est la traduction emblématique, elle ne doit pas occulter les investissements dans les autres établissements. 14 M € investis en 2012 « Vu le peu d’interventions sur ce dossier, j’en conclus qu’une certaine satisfaction règne sur notre marche en avant vers les collèges du XXI e siècle, constate Gérard Le Caër (GU-Bégard), vice-président en charge de l’éducation. Des travaux lourds sont en cours ou vont prochainement être engagés dans huit collèges : reconstruction des collèges de Plancoët et de Broons et de très importantes opérations à Plouër-sur-Rance, + 2 700 collégiens en six ans Ploufragan, Merdrignac, Mûr-de-Bretagne, Pontrieux et Tréguier. Sans ou - blier les travaux d’adap - tation fonctionnelle et de réhabilitation thermique (entre 300 000 et 2 M € selon les établissements) dans sept autres collèges, et les travaux de maintenance et d’adaptation dans tous les autres établissements. Des investissements d’autant plus nécessaires que, depuis 2006, le nombre de collégiens a augmenté de 2 200 élèves dans le public (+500 dans le privé), signe de la bonne santé démographique des Côtes d’Armor ». Yves-Jean Le Coqû (CDR-Châtelau - dren), fait part de la satisfaction de la communauté éducative, des élè ves et des parents lors de la rentrée dans le nouveau collège de Plouagat, et Gérard Quilin (GU-Plouaret) se réjouit de voir démarrer les travaux (1 M €) au collège de Plouaret. Interrogé par Annick Amice (CDR-Broons) sur l’avancement des négociations entre le Département et les représentants de l’enseignement catholique, Gérard Le Caër rappelle que « Cette négociation porte sur la revalorisation du forfait d’externat versé par le Département. C’est un exercice difficile dans le contexte budgétaire actuel. Nous voulons aboutir à un partenariat correct, partagé et réaliste, mais il y a des limites que nous ne pourrons pas dépasser. Nous serons aux côtés des collégiens, de leurs familles et des personnels de ces établissements ».
Actions > n°114 | novembre 2012 25 Protection de l’enfance 600 assistants familiaux salariés par le Département L Alain Guéguen (GU-Rostrenen). Marie-Christine Cléret (GU-Lamballe). a politique enfance-famille du Département vise no - tamment à accompagner les familles en difficulté et à assurer, le cas échéant, le placement d’enfants en structures ou en familles d’accueil. « La collectivité assure l’accueil de 1 475 mineurs et jeunes majeurs confiés, dont 1 075 en placement familial, chez les 600 assistants familiaux recrutés et rémunérés par le Département, indique Alain Guéguen (GU-Rostrenen), vice- président en charge de l’enfance et de la famille. Nous avons engagé une double démarche de territorialisation et de professionnalisation des assistants familiaux, notamment par la mise place d’un réseau qui s’appuie sur six assistants ‘ressources’chargés de repérer et de répondre aux besoins de formation. Ainsi, 54 assistants familiaux préparent cette année le diplôme d’État d’assistant familial. Enfin, pour anticiper les départs à la retraite, nous avons recruté 13 nouveaux assistants familiaux fin 2011 ». Pour une plus grande efficacité blée départementale vote un crédit supplémentaire de 400 000 €. Sur le coût du placement des enfants, Marie-Christine Cléret (GU-Lamballe), vice-présidente en charge de la solidarité pour l’autonomie, souligne le choix du Département de privilégier un placement familial de qualité, qui représente 73 € par jour et par enfant, plutôt que l’accueil en établissements dont le coût est de 180 € par jour. « Voilà qui explique qu’en Côtes d’Armor, 71% des enfants sont pris en charge par des assistants familiaux, contre une moyenne nationale de 53% », ajoute-t-elle. Enfin, Claudy Lebreton réaffirme « la volonté du Département d’aller vers une plus grande efficacité de son action publique, avec des coûts maîtrisés. La protection de l’enfance représente notre deuxième dépense sociale, après l’accompagnement des personnes âgées ». Culture Valoriser les cinq grands sites départementaux L e Département est aujour - d’hui propriétaire de cinq sites classés, emblématiques de notre patrimoine historique et architectural (*) : le domaine et le château de La Roche-Jagu, l’abbaye de Beauport, le château de la Hunaudaye, le château du Guildo et l’abbaye de Bon-Repos, dont il va faire l’acquisition (410 000 €). « Ces cinq monuments participent de notre identité culturelle et de notre attractivité touristique, souligne Charles Josselin, vice-président en charge de la culture. Certains sont gérés directement par les services départementaux ; d’autres par des associations ou des institutions. On notera le succès de l’opération Cinq sites, cinq sens qui, fédérant et créant des ‘passerelles’entre ces sites, a attiré plus de 100 000 visiteurs cet été. Pour autant, il nous faut maintenant aller plus loin dans leur gestion, tout en préservant la dynamique associative très forte qui Cinq sites emblématiques s’est développée autour de certains de ces lieux. Sans doute faut-il mutualiser cette gestion, peut-être même aller vers une gestion unique… la question reste ouverte ». « Faire mieux en ne dépensant pas plus » « Notre objectif est clair : il nous faut faire mieux en ne dépensant pas plus ! La culture n’a pas de prix, mais elle a un coût. Il y a des moments où il faut faire des choix de rationalisation et d’économies ». Pour Michel Vaspart (CDR-Dinan- Est), « Notre groupe s’est opposé au rachat de l’abbaye de Bon-Repos. Pour autant, nous ne nous opposons pas à la démarche proposée, mais attention ! Si elle n’a pas pour effet de stabiliser, voire de diminuer les dépenses, ce n’est même pas la peine de la mettre en place ». Enfin, Vincent Le Meaux (GU- Pontrieux), vice-président en charge du service public, du développement Charles Josselin (GU-Ploubalay). Vincent Le Meaux (GU-Pontrieux). Privilégier un placement familial de qualité Il est à noter que le nombre d’enfants confiés en familles d’accueil est passé de 995 en décembre 2011 à 1 075 aujourd’hui. Et, pour faire face à l’augmentation du Smic, l’assemet de la prospective, souligne « l’apport de ce patrimoine dans le dynamisme de notre économie touristique. Ces sites doivent être porteurs de développement économique local et d’emplois ». (*) Le Département est également propriétaire du parc et de la villa Rohannec’h, surplombant le port de Saint-Brieuc. Ce site, ouvert au public toute l’année, est devenu un lieu de promenade et d’animations apprécié par des milliers de visiteurs. Les enjeux du très haut débit Trois experts face aux élus Avec 1000 km de fibres optiques déployées, des dizaines de stations wimax, près de 100 centraux téléphoniques équipés, autant de zones d’activités desservies et 170 services publics en ligne, le Département a permis de desservir la quasi-totalité du territoire en internet haut débit. En 2012, il s’est engagé dans une seconde phase, aux côtés de l’État, de la Région et des collectivités pour le déploiement du très haut débit. L’assemblée départementale a auditionné trois experts sur l’évolution des comportements des usagers et les enjeux qui se dessinent tant dans la sphère privée que pour les entreprises et l’e-administration. Jacques-François Marchandise, directeur de la recherche de la Fédération internet nouvelle génération (Fing), Céline Faivre, directrice d’E-mégalis Bretagne (fédérant la Région, les Départements bretons et plus de 70 collectivités) et Godefroy Dang Nguyen, président du Conseil scientifique du Groupement scientifique régional M@rsoin, sont ainsi intervenus. Repères (*) : 81% des Bretons disposent d’un ordinateur ; 79% sont reliés à l’internet ; 93% des connections se font par ADSL. On observe une forte diminution de l’écart du nombre d’abonnés entre les foyers à faibles revenus et les foyers plus aisés (49 points en 2009 ; 29 points en 2012). (*) Source : M@rsoin > Lin L’inntégralité de ces débats est disponible. > Et aussi : « Plus que jamais déterminé », une interview de Claudy Lebreton.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :