[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°114 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : profession agriculteur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 Rencontre Côtes d’Armor M A G A Z I N E Avec les gens d’ici Trink à Plougonver Arnaud Dietrich Proposer du bon vin autrement. C’est tout le projet de Trink, société créée en 2007 à Plougonver par Arnaud Dietrich, ancien responsable administratif et financier d’Eau et rivières de Bretagne. Ce fin connaisseur des vins naturels partage sa passion lors de dégustations-ventes à domicile, sur les marchés et sur internet. Rencontre. Dans sa cave de Plougonver, Arnaud conserve quelque 2 000 bouteilles de vin naturel, le stock nécessaire au fonctionnement de sa petite entreprise. marchand de vin L e vin naturel s’est imposé à lui comme une évidence. « Mon père était un grand amateur de bourgogne. C’est avec ces vins que j’ai formé mon goût. Ensuite, j’ai découvert le vin naturel, si bien qu’aujourd’hui je ne peux plus boire les grands crus classés, car je n’y retrouve pas la singularité que je recherche », confie Arnaud Dietrich. Par vins naturels, il faut comprendre des vins issus de cultures biologiques, certifiés ou non, avec des petits rendements, et vinifiés sans ajout de levures, sans recours à la chaptalisation et, dans la majorité des cas, sans sulfites. Pour bien montrer la différence, Arnaud prend l’exemple des levures, indispensables à la fermentation. « Elles sont présentes naturellement sur la peau des raisins. Il n’est donc pas nécessaire d’en rajouter. Or, c’est ce qui est fait la plupart du temps. Résultat : les levures que l’on ajoute envahissent le milieu et tuent toutes les levures présentes naturellement. Par contre, si on laisse faire la diversité des levures indigènes, elles vont apporter des nuances aromatiques sans commune mesure. C’est peut-être moins intense que si on met une levure donnant un goût de cassis, mais au moins ce n’est pas monolithique ». Après avoir quitté Eau et rivières de Bretagne en 2005, Arnaud a réalisé un bilan de compétences. Très vite, vendre du vin est devenu une évidence. « J’étais déjà passionné. J’allais voir les vignerons, je faisais les vendanges… J’en suis arrivé à faire des groupements d’achat pour moi, ma famille et les copains ». « Des vins que l’on ne trouve pas partout » Souhaitant rester à la campagne, il a fait le choix de ne pas avoir de magasin et se rend donc sur les marchés de Saint-Brieuc le mercredi et de Vieux-Marché le samedi. À quoi s’ajoutent des dégustationsventes à domicile. Les clients invitent des connaissances, l’idéal étant d’être entre huit et 12 personnes. « Je viens pour la soirée et leur fais déguster entre six et huit vins ». Quant à la sélection, elle est déterminée à l’avance, selon un thème donné (*). « Cela peut être une dégustation autour des vins rouges de Loire. Je peux proposer alors différents terroirs du val de Loire, avec par exemple un même cépage sur deux terroirs différents », explique Arnaud. Son offre, il la présente aussi sur son site internet. « Mais je ne vends pas en ligne, car je considère que c’est trop impersonnel. Pour commander, il faut Bruno Torrubia m’envoyer un message ou téléphoner. Cela permet d’avoir une discussion avec le client ». Entre un quart et un tiers des livraisons se font hors de la Bretagne, parfois jusqu’à Paris, Lille ou Strasbourg. « Ce sont des vins que l’on ne trouve pas partout. Certaines cuvées sont vendues avant même d’être livrées. Du coup, quand les gens tapent le nom du vin sur Internet, il n’est pas rare qu’ils arrivent à Plougonver ». Il faut dire qu’Arnaud aime faire découvrir des vignerons qui s’installent, estimant que c’est à ce moment-là qu’ils ont besoin d’être soutenus. Lesquels, une fois que ça marche pour eux, livrent prioritairement ceux qui les ont aidés au départ. Des régions incomprises Et s’il s’efforce d’avoir une offre diversifiée et équilibrée, Arnaud n’en revendique pas moins une subjectivité. « Je ne saurais pas vendre un vin que je n’aime pas. Si je n’ai pas de bordeaux en ce moment, c’est parce que je n’en ai pas trouvé à mon goût. Ce travail peut être comparé à celui d’un éditeur ». En revanche, sa sélection fait la part belle à des régions méconnues, voire incomprises, comme le Beaujolais. « Cachés derrière le beaujolais nouveau et son goût de banane artificiel, il existe des vins du meilleur rapport qualité prix que l’on puisse trouver, assure Arnaud. Des vins à 10 € qui rivalisent au bout de 20 ans avec les meilleurs bourgognes. C’est impressionnant. Le gamay, le cépage du beaujolais, a une double personnalité. Si on le traite mal, on obtient un petit vin. Si on le cultive bien sur un grand terroir, on obtient un grand vin ». Arnaud apprécie également l’équilibre des vins de Loire et la diversité qu’on y trouve. « Entre un anjou et un sancerre, il y a un monde ». Pour autant, s’il ne devait retenir qu’un vin, il se pourrait bien que ce soit un beaujolais. « Un vin protéiforme qui peut se boire comme un vin festif pour jouer aux boules, ou comme un vin très noble pour accompagner une bécasse ». Laurent Le Baut trink.fr (*) Arnaud Dietrich anime aussi un club de dégustation à Saint-Brieuc.
Actions > n°114 | novembre 2012 23 Session d’ajustement budgétaire, 24 et 25 septembre Une assemblée mobilisée Dans le contexte économique difficile dont chacun prend la mesure, l’assemblée départementale s’est réunie pour procéder à de nouveaux ajustements budgétaires. À l’ordre du jour : la poursuite des investissements - particulièrement dans les collèges et les routes -, la gestion du patrimoine culturel, une politique ambitieuse au service de l’économie maritime, et la consolidation du dispositif de protection de l’enfance. face à la crise Thierry Jeandot Rédaction : Bernard Bossard Photographies : Thierry Jeandot « Chaque jour qui passe, nous mesurons la gravité de la crise économique et sociale qui n’épargne pas notre département, avec 8,5% de demandeurs d’emploi à la fin du 1 er trimestre 2012. La bataille pour l’emploi se joue et Priorité à l’emploi se gagnera aussi en Côtes d’Armor. Elle se fera bien sûr - et d’abord - avec les entreprises, et très probablement avec le tissu exceptionnel de petites et moyennes entreprises, d’artisans et de commerçants. Ces entreprises sont, pour nous, un atout et une richesse que nous voulons accompagner et valoriser. Toute notre action est mobilisée pour l’emploi, à travers nos investissements qui font travailler nombre d’entreprises locales, les 400 emplois associatifs que nous accompagnons, nos politiques de solidarités qui génèrent plus de 7 700 emplois… » Par ces mots, le président du Département, Claudy Lebreton, donne le ton de cette session. « Une session qui permet d’ajouter 4 M € supplémentaires au budget 2012, dont 1,8 M € en investissements, détaille Christian Coail (GU-Callac), vice-pré- sident en charge des finances. En dépit de la baisse des droits de mutation que nous percevons sur les transactions immobilières (56 M € en 2011, 48 M € cette année), de l’augmentation de nos dépenses de solidarité et des difficultés grandissantes pour les collectivités à obtenir des financements bancaires, nous enregistrons 3,1 M € de recettes supplémentaires, à ajouter aux 12 M € que nous avons mis en réserve lors de notre précédente session. Dans le même temps, nous avons réduit le recours à l’emprunt de 3,5 M € et augmenté notre épargne à hauteur de 69,2 M € ». Une énumération de chiffres qui peut paraître fastidieuse, mais qui reflète bien la volonté de maîtrise des dépenses du Département. Maîtrise des dépenses et nouveaux investissements Michel Vaspart (CDR-Dinan-Est), au nom du groupe du Centre et de la droite républicaine, exprime son désaccord : « Faute d’investir en euros, Le président Claudy Lebreton a réaffirmé la priorité donnée à la bataille pour l’emploi, notamment à travers l’investissement public du Département, le développement des politiques de solidarité génératrices d’emplois, et le maintien et la valorisation d’un tissu dense et compétitif de PME et d’artisans. vous investissez en mots, rétorquet-il. Moins de 2 M € d’investissements, le compte n’y est pas, alors qu’il faudrait au contraire renforcer notre effort d’investissements pour soutenir l’économie costarmoricaine […] vous nous donnez l’impression de racler les fonds de tiroirs… ». Réponse d’Isabelle Nicolas (GU-Tréguier), présidente du groupe de la Gauche unie : « Notre groupe partage les propositions faites lors de cette session. Elles révèlent la recherche constante d’une gestion rigoureuse de nos finances et nous positionnent bien comme le premier investisseur public des Côtes d’Armor. Elles nous permettent surtout de maintenir le cap de nos priorités que sont l’éducation et la jeunesse, les solidarités envers les plus fragiles, le développement économique et l’emploi, et l’aménagement du territoire ». … Christian Coail (GU-Callac). Michel Vaspart (CDR-Dinan-Est). Isabelle Nicolas (GU-Tréguier).



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