[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
[22] Côtes d'Armor n°114 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°114 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côtes-d'Armor

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : profession agriculteur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 Perspectives Côtes d’Armor M A G A Z I N E Club des créateurs et repreneurs d’entreprises des Côtes d’Armor Thierry Jeandot Des clés pour démarrer son entreprise Né il y a une trentaine d’années, le Club des créateurs et repreneurs d’entreprises des Côtes d’Armor est l’un des plus anciens réseaux du département. Sa soixantaine de membres se réunit une fois par mois dans l’une des trois sections que sont Saint-Brieuc, Dinan et lannion. « La singularité du club est de s’adresser aux porteurs de projets, aux repreneurs, mais aussi à tous ceux qui ont envie de transmettre leur expérience «, résume Rachel Jaunas, qui a pris cet été la succession de Didier Benoist à la présidence du Club des créateurs et repreneurs d’entreprises des Côtes d’Armor. La création d’entreprise, la jeune femme connaît. Licenciée économique du groupe Céléos en 2009, elle a monté sa propre activité de prospection foncière. « J’ai déposé mes statuts en mai 2009 et je suis entrée au club en avril. Depuis, je ne l’ai plus quitté. Dès la première réunion, j’ai été séduite, notamment par la convivialité. Vous arrivez dans un groupe déjà constitué et on vous accueille comme si vous étiez là depuis toujours ». Rachel Jaunas, présidente du Club des créateurs et repreneurs d’entreprises des Côtes d’Armor. Thierry Jeandot Le club fonctionne au rythme d’une réunion mensuelle, de 19 h à 21h, dans chacune des trois sections que sont Saint-Brieuc, Dinan et Lannion. À chaque réunion son thème : définir le bon prix, les assurances, la relation avec son banquier, la prospection, la concurrence, etc. « C’est un enrichissement mutuel, on découvre des clés permettant de progresser, explique Rachel Jaunas. Par exemple, lorsque je démarrais ma propre activité, je me posais des questions sur le régime social des indépendants. Je m’en faisais tout un monde. Grâce au club, j’ai découvert que ce n’était finalement pas si compliqué. À l’inverse, la prospection est la base de mon métier, ce qui m’a permis d’apporter des clés à ceux pour qui c’était moins évident ». Quinze personnes participent en général aux réunions. Une taille raisonnable qui favorise la convivialité et l’échange. « Ce ne sont pas des conférences, rassure Rachel Jaunas. C’est très interactif, chacun peut intervenir quand il le souhaite. Les gens mettent sur la table leurs difficultés et on essaie de trouver une solution ensemble, on leur donne des pistes à explorer ». Parmi les membres, on retrouve des porteurs de projets dans l’industrie et les services, mais aussi des commerçants et des artisans. « Nous n’avons pas assez d’artisans, regrette toutefois la présidente. Pourtant, s’ils venaient nous voir, en amélio rant certains aspects comme la communication, ils pourraient obtenir des résultats surprenants ». Le club permet aussi de briser l’isolement du créateur. « Quand j’ai lancé mon activité, se souvient Rachel Jaunas, je passais mon temps à compter : le coût du loyer, de l’expert-comptable, jusqu’au prix des timbres… Je me suis alors rendu compte que les autres créateurs partageaient cette même angoisse ». Lever la tête du guidon « Un enrichissement mutuel » Et face aux difficultés des uns et des autres, l’apport d’un regard extérieur permet de prendre du recul, de lever la tête du guidon. « Les gens nous parlent de leur projet. Comme La section de Saint-Brieuc du club des créateurs et repreneurs d’entreprises des Côtes d’Armor, lors de sa 2 e réunion de l’année. ce n’est pas notre bébé, on a un peu plus de recul qu’eux. Certains sont submergés par la dimension administrative et perdent le moral. On les aide à voir où sont les priorités, on met en valeur ce qu’ils ont fait, le côté positif de la situation. La création d’entreprise, c’est toujours des hauts et des bas ». Signalons que la première réunion au club est gratuite. Ensuite, si la personne veut continuer, elle paie la cotisation annuelle de 70 €. Outre Saint-Brieuc, Dinan et Lannion, d’autres sections pourraient voir le jour. Le club envisage en effet d’en ouvrir une dans le pays du Mené. « Cela se fera dès que possible. Nous avons besoin de quatre ou cinq personnes pour démarrer », indique Rachel Jaunas, qui aimerait également que soit relancée la section de Paimpol. Laurent Le Baut clubdescreateurs22.org rjaunas@gmail.com
Perspectives > n°114 | novembre 2012 19 Bruno Torrubia Haméo Literie Michel à Yffiniac Jean-Louis Michel a su anticiper les nouvelles attentes des consommateurs en privilégiant des matières premières de qualité. Il propose même un matelas 100% végétal et un autre à base de produits d’origine biologique. Literie Michel vient de fêter ses cinquante ans. Face à la concurrence des matelas importés des pays à bas coûts de main-d’œuvre, la PME fait mieux que résister. Elle se développe grâce à la qualité des produits qu’elle fabrique à Yffiniac, et à son propre réseau de magasins, qui lui permet d’afficher des prix compétitifs. Le confort « made in Bretagne » J ean-Louis Michel est né en 1962, la même année que le petit atelier de matelassier de son père situé alors rue de Gouédic, à Saint-Brieuc, où les Briochins amenaient leurs vieux matelas de laine et leurs fauteuils à rembourrer. Après un apprentissage de tapissier décorateur, il rejoint l’atelier en 1979. « En 1987, on a sauté le pas en implantant sur la zone commerciale de Langueux un magasin et un atelier où l’on a commencé à fabriquer nos propres matelas, puis des sommiers », se souvient Jean-Louis. Le succès est au rendez-vous et, progressivement, l’artisan recrute et étend sa gamme. « Malgré la concurrence des grandes enseignes qui vendent des marques en prenant leur marge ou bradent, avec de fausses remises, des produits bas de gamme, nous avions dès le départ un avantage : nous maîtrisions toute la chaîne, de la conception à la livraison, en passant par la fabrication et la commercialisation ». En 1995, après avoir pris la succession de son père, le nouveau Pdg ouvre un magasin à Saint-Malo, puis viendront le tour de Lannion et Morlaix. « Mais attention, précise Jean-Louis, il ne s’agit pas de magasins sous franchise. Ils font partie de l’entreprise et leurs personnels sont nos salariés ». Ce développement repose sur deux piliers : l’absence d’intermédiaires, qui permet de commercialiser des produits de qualité à des prix très compétitifs, et l’écoute des attentes des clients. Une écoute qui permet de recueillir de précieuses informations qui remontent jusqu’aux ateliers où elles sont prises en compte dans la conception de produits de haute technologie. « Les gens passent un tiers de leur vie sur un matelas qu’ils achètent en cinq minutes ! » « On passe un tiers de sa vie dans son lit, poursuit Jean-Louis, et pourtant, la plupart des gens achètent un matelas en cinq minutes chez les grands distributeurs, quand ils ne les commandent pas sur internet, où l’on trouve tout et n’importe quoi. Mais je sens que les comportements sont en train d’évoluer ». « Dans nos magasins, nos vendeurs discutent avec les clients. Certains ont mal au dos, d’autres à la hanche, beaucoup dorment mal… et ils leur proposent de tester plusieurs matelas, jusqu’à ce que le client trouve le produit approprié ». En 2001, l’unité de production, devenue trop petite, s’installe à Yffiniac, d’où sortent aujourd’hui une centaine de matelas par jour. En 2009, Literie Michel ouvre un nouveau magasin à Vannes et, cette année, deux autres à Brest et à Lorient. Fier de son métier, Jean-Louis dispose de solides arguments sur la qualité de ses produits. « Chaque matelas est numéroté, garanti entre cinq et sept ans (selon le modèle) et comporte une étiquette indiquant sa composition. Et nous sommes les seuls en France à appliquer à tous nos matelas le traitement Greenfirst, hypoallergénique et anti-acariens à base d’huiles essentielles de plantes ». Car c’est là l’autre raison de la bonne santé de l’entreprise : le changement d’attitude des consommateurs, au - jourd’hui toujours plus nombreux à vouloir connaître la composition du produit et à se tourner vers des matières d’origine naturelle. Literie Michel a cet avantage d’avoir anticipé, en privilégiant des matières premières de qualité : colles sans solvants, laine, coton, latex naturel, fibres végétales… L’entreprise vient d’ailleurs de mettre sur le marché un matelas 100% végétal et un autre à base de produits d’origine biologique. Literie Michel a fêté cette année ses 50 ans, « Non pas en organisant une grande réception, mais en offrant 50 matelas au Secours Populaire, parce que cela répond mieux à l’éthique de l’entreprise », justifie Jean-Louis. Et l’avenir ? « Nous avons deux objectifs : développer notre activité de création de sommiers et de têtes de lit avec un large choix de tissus d’habillage ; et ouvrir, à terme, des magasins à Quimper, Rennes et Nantes. Cela me paraît raisonnable, il y a quand même trois millions de Bretons à aider à bien dormir… ». Bernard Bossard Literie Michel 7 rue du Lac 22120 Yffiniac > 02 96 63 96 63 literie-michel.com Magasins : Langueux, Lannion, Saint-Malo, Morlaix, Vannes, Brest, Lorient Effectifs : 50 salariés, dont 15 à la production, 5 administratifs et 30 dans les magasins (vendeurs, services livraisons) Chiffre d’affaires 8 M € « Un secteur où l’on trouve tout et n’importe quoi » Vidéo sur Vidéo sur Vidé cotesdarmor.fr À voir/À écouter



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