[21] Côte-d'Or magazine n°200 mai 2020
[21] Côte-d'Or magazine n°200 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°200 de mai 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côte-d'Or

  • Format : (210 x 260) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 11,1 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, le département plus que jamais à vos côtés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ACTUALITÉ SPÉCIALE CORONAVIRUS 10 CÔTE-D’OR LE MAG’200 MAI 2020 Nathalie QUILLARDET,travailleur social à Beaune « Il a fallu s’adapter à ce contexte d’urgence, se réinventer, accompagner différemment et ce, malgré les masques, malgré nos peurs. Car même si le confinement est de mise, quand on est travailleur social, il faut être capable de réagir vite aux situations d’enfance en danger ou de violence conjugale. Les soupirs, la colère, la peur ou l’angoisse sont autant de paramètres qu’il nous faut repérer et interpréter rapidement pour déclencher des entretiens ou visites à domicile, tout en s’assurant que les gestes barrières seront respectés. En cette période compliquée, le pouvoir des mots, de l’intonation de la voix, le besoin d’écoute... se voient décuplés face à l’urgence alimentaire, l’urgence des émotions, des séparations, du manque. Notre rôle est de trouver des solutions appropriées d’apaisement et ainsi d’éviter que les situations ne dégénèrent et deviennent dangereuses. » Roxane PAU, assistante sociale à Dijon « Pour ma part, j’essaie de m’adapter au maximum à l’emploi du temps des personnes, encore plus que d’habitude. Pour ceux qui travaillent, je les appelle souvent le soir. Les usagers comprennent la situation. Ils entendent que ce qui peut être reporté le soit. Je trouve que les échanges sont riches ; on parle aussi du contexte de confinement. » Sonia JACOB, cadre technique insertion « Nous avons pu maintenir la commission FSL* du 3 avril de manière dématérialisée à la date initialement prévue et nous avons pu statuer sur l’ensemble des dossiers inscrits à l’ordre du jour. La commission s’est techniquement bien déroulée et nous nous préparons à renouveler l’expérience pour la commission du mois de mai. » *Fonds de solidarité pour le logement Nina GENARD, travailleur social auprès des assistantes maternelles à Dijon « Je prends contact avec chaque assistante maternelle, à raison d’une dizaine d’appels par jour, pour les soutenir, leur rappeler leurs droits et obligations dans ce contexte, ainsi que leur apporter les renseignements dont elles ont besoin. Il est important de les rassurer car elles sont, pour la plupart, un peu perdues. » Elles leur disent « merci » Mme K., 22 ans, attend son premier enfant « Avant le 16 mars, je me déplaçais pour voir l’assistante sociale. Depuis le confinement, lorsque j’ai besoin de conseils ou de confier mes craintes, je prends rendez-vous par téléphone. Lors de ces entretiens téléphoniques, je peux poser des questions par rapport à ma grossesse, c’est très rassurant, et c’est même plus pratique pour moi car je n’ai pas besoin de me déplacer. » Mme P., 44 ans, maman célibataire « Je suis seule pour gérer mes deux enfants et ça n’est pas tous les jours facile car j’ai tendance à céder facilement à leurs caprices. Je suis régulièrement en contact avec ma référente. On échange par téléphone mais aussi en visioconférence, ce qui lui permet de s’adresser directement aux enfants. C’est beaucoup plus impactant pour eux et très réconfortant pour moi d’avoir un regard extérieur sur la situation. » MmeL., accompagnée par un travailleur social à Beaune « Dans ce contexte particulier, je me sens protégée et pas seule. Pendant ce confinement, j’ai affaire à des personnes humaines et investies dans leur travail. Je suis accompagnée, écoutée, conseillée. Cela me donne la force d’avancer malgré ce que je vis. Le travailleur social prend de mes nouvelles chaque jour par téléphone. Lorsque je ne vais pas bien, elle sait me parler, m’apaiser et me calmer à distance grâce à des mots. » Suivez l’évolution de la situation et des mesures prises par le Département sur cotedor.fr et sur les réseaux sociaux
PARCOURS STARTER QUAND LA CRÉATION ARTISTIQUE S’INVITE AU COLLÈGE Depuis 2010, les « Parcours Starter » initiés par le Conseil Départemental permettent chaque année à 500 collégiens côte-d’oriens d’être confrontés au processus de création artistique. Fin janvier, les élèves de 4 e C du collège André Lallemand de Pouilly-en-Auxois ont pris part au projet « Ouf Ouf »  : terrible !, mené par l’artiste Justine Betems et l’association Interface. Les 24 élèves de 4 e C ont travaillé pendant trois jours (soit environ 16 heures d’ateliers) avec Justine Betems sur l’identité plurielle des femmes dans notre société. L’artiste s’est appuyée sur l’image de la pin-up, femme fatale et provocante née dans les années 1930, pour construire sa proposition artistique. « À travers ce projet, les collégiens ont interrogé les évolutions comme les constantes qui font de la femme tour à tour une ménagère, un fantasme ou une potiche », explique-t-elle. Durant le workshop, Justine a demandé aux élèves de reproduire - et exagérer- les poses artificielles prises par les mannequins dans les publicités et a transformé la salle de classe en studio photo improvisé. Les artistes en herbe se sont mis en scène avec divers accessoires en RESTAURATION SCOLAIRE reprenant des poses publicitaires statiques, tout en gardant à l’esprit l’unité de l’image. « Le résultat final rend compte d’un travail de cohésion de groupe pour arriver à une composition collective de l’image », se félicite Justine Betems. De leur côté, les adolescents ont été ravis de cette expérience artistique  : « Le sujet était original. Faire une photo nécessite de réaliser des choix de fond, d’éclairage et de cadrage... L’artiste nous a laissées libres de tester plein de choses tout en nous apportant son regard professionnel », apprécient Émilie, Léna, Chloé et Elyn. UN MENU VÉGÉTARIEN À LA CANTINE DES COLLÈGES L’ACTUALITÉ THE AGENCY OF HOLLYWOOD STARS (LAETICIA, LISA, GABIN, NOAH) Le projet « Ouf Ouf »  : terrible ! devait être restitué à Interface, à Dijon, fin mars, et exposé jusqu’au 4 avril... Cela n’a pas été possible en raison des mesures de confinement mais Grégoire Faugeras, le professeur d’arts plastiques qui a encadré le projet, est confiant  : « Il est fort probable que nous présentions le projet au sein du collège d’ici la fin de l’année scolaire ». Retrouvez tout le projet sur https://oufoufterrible.tumblr.com Pour répondre à la loi « Egalim », depuis le 1er novembre 2019 et pour une durée expérimentale de deux ans, la restauration scolaire des collèges doit proposer un menu végétarien une fois par semaine. Il peut être composé de protéines animales (œuf, lait…) ou végétales (soja, graines…) mais ne doit pas comporter de viande, ni poissons, crustacés ou fruits de mer. Pour autant, si la proposition d’un menu végétarien est obligatoire, les cantines scolaires peuvent aussi et parallèlement offrir un menu traditionnel en complément du menu végétarien afin de « donner le choix aux élèves et de cultiver le goût. » Pour cela, dans le cadre du Plan Départemental Nutrition Alimentation, les chefs de cuisine de Côte-d’Or sont régulièrement formés dans le but de proposer aux convives des repas équilibrés, adaptés aux élèves tant sur le plan de leurs besoins nutritionnels que gustatif. LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT 11



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