[21] Côte-d'Or magazine n°198 mars 2020
[21] Côte-d'Or magazine n°198 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°198 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côte-d'Or

  • Format : (210 x 260) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau, une ressource à préserver.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE DOSSIER L’EAU, UNE RESSOURCE À PRÉSERVER, UN ENJEU POUR NOTRE TERRITOIRE LA PRÉSERVATION DES ZONES HUMIDES Assurer la continuité écologique des milieux est l’une des réponses au changement climatique. Il s’agit de contribuer au bon état écologique des cours d’eau et des milieux aquatiques. Cette continuité écologique permet d’augmenter la quantité d’eau stockée, de diminuer la température de l’eau en été et de limiter la destruction de l’habitat des berges. L’exemple de Mirebeau-sur-Bèze. À Mirebeau-sur-Bèze, une passe à poissons constituée de cinq bassins permet aux espèces piscicoles et notamment aux truites et brochets, de transiter entre leurs différents milieux de vie. La mise en place de cet ouvrage a permis la conservation d’une zone humide en plein cœur de village, le Marais de la Rosière. Situé dans un contexte alluvial relativement préservé pour le bassin versant de la Bèze, ce marais est caractérisé par la présence d’une forêt humide d’aulnes et de frênes, de formations herbacées marécageuses et de végétations aquatiques. Plusieurs espèces végétales patrimoniales y trouvent refuge et la faune y est très diversifiée (grenouilles, papillons, oiseaux…). C’est pourquoi ce site a fait l’objet d’une labellisation en Espace 20 CÔTE-D’OR LE MAG’198 MARS 2020 Naturel Sensible le 4 juillet 2016. Cet ENS est géré par la commune de Mirebeau-sur-Bèze, en partenariat avec l’Office National des Forêts (ONF). L’aménagement des berges et le développement d’activités pédagogiques en font un lieu idéal pour la sensibilisation du jeune public. Plus d’infos sur cotedor.fr MARAIS DE LA ROSIÈRE À MIREBEAU-SUR-BÈZE CHANTIER PARTICIPATIF Samedi 21 mars, venez participer au ramassage des déchets autour du Marais de la Rosière. Une opération organisée par le Département de la Côte-d’Or pour lancer officiellement la saison des sorties nature dans les Espaces Naturels Sensibles. Infos et inscriptions  : 03 80 63 65 81 ou lucas.dossantos@cotedor.fr. « La particularité du Marais de la Rosière est qu’il dépend du niveau de la Bèze. Il a un rôle de purification de l’eau qui se voit filtrée par le sol et la végétation. Il agit à la manière d’une éponge en retenant l’eau en période de grandes eaux pour ensuite la relâcher progressivement ». Bertrand BARRÉ Responsable environnement de l’ONF en charge du Marais de la Rosière
LA QUALITÉ DES MILIEUX, C’EST L’AFFAIRE DE TOUS ! En Côte-d’Or, les agriculteurs jouent un rôle dans la préservation des milieux. Les bonnes pratiques permettent de maîtriser les sources de pollution tout en limitant l’impact sur la qualité des eaux. C’est pourquoi le Département co-finance, depuis de nombreuses années, les investissements nécessaires aux mises aux normes et à l’adaptation des pratiques. VITICULTURE LES AIRES DE LAVAGE Utilisées collectivement, les aires de lavage des pulvérisateurs des viticulteurs sont dotées d’un système qui permet de collecter les eaux de lavage et de piéger les pollutions résiduelles. « On ne rejette rien dans la nature », souligne Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB). « L’eau est récupérée, filtrée puis réutilisée ». Entre 2006 et 2017, neuf projets collectifs ont été réalisés et subventionnés à hauteur de 466 506 € par le Conseil Départemental. HÉLÈNE LECHENET, AGRICULTRICE À CHAMESSON Le chiffre Le Département a financé la rénovation ou la construction de 376 bâtiments d’élevage pour un montant de 1 170 000 € entre 2015 et 2019, dans le cadre de l’accord-cadre signé avec la Chambre d’Agriculture. Le saviez-vous ? Les prairies, si elles ne sont jamais retournées, participent à la filtration de l’eau, limitent l’érosion et évitent les fuites de nitrates. C’est pourquoi, dans le cadre du Schéma Départemental des Espaces Naturels Sensibles et de la Biodiversité, le Département soutient les éleveurs des plaines alluviales qui s’engagent pour la nature et la qualité de l’eau. 700 000 € d’aides (dont 200 000 € du Département), au titre des mesures agro-environnementales et climatiques, ont déjà permis le maintien de 750 ha de prairies dans les secteurs de Chivres et de Lamarche-sur-Saône. AGRICULTURE LES BÂTIMENTS D’ÉLEVAGE Le ruissellement des eaux issues des bâtiments d’élevage (fumiers, lisiers, jus d’ensilage ou de salle de traite…) favorise la dissémination de germes pathogènes et peut entraîner une importante pollution des eaux en matière organique (ammonium, nitrates et phosphates). Pour faire face à ce problème, Hélène Lechenet, agricultrice au GAEC des Fontenilles à Chamesson, a réalisé une structure bétonnée pour faire mâturer ses fumiers. « Le jus ne s’infiltre plus dans le sol, il est désormais stocké avant d’être épandu dans les champs. C’est une bonne solution pour limiter le risque de prolifération de bactéries ». LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT 21



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