[21] Côte-d'Or magazine n°189 avril 2019
[21] Côte-d'Or magazine n°189 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°189 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Côte-d'Or

  • Format : (210 x 260) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'agriculture 2.1.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LE DOSSIER L’AGRICULTURE 2.1 DES HOMMES... ET DES FEMMES La démographie agricole fait écho à l’évolution de la société  : les agriculteurs sont de plus en plus des agricultrices, ils sont davantage diplômés, et leur moyenne d’âge s’accroît... En Côte-d’Or, l’âge moyen des chefs d’exploitation était de 48,8 ans en 2015. Un niveau très proche de la moyenne nationale mais plutôt élevé par rapport aux autres départements de Bourgogne Franche-Comté. 49 ans, c’est une dizaine d’années de plus que l’âge moyen de la population active globale ! Entre 2010 et 2013, en France, la part des agriculteurs de 60 ans et plus a augmenté de 4 points. Un phénomène de vieillissement qui est plus net dans les petites exploitations que dans les grandes. Résultat  : le métier d’agriculteur figure parmi les professions pour lesquelles le départ à la retraite est le plus tardif (64 ans en moyenne en Côte-d’Or). UNE FÉMINISATION DU MÉTIER En 2013, en France, 27% des chefs d’exploitation, co-exploitants ou associés agricoles étaient des femmes contre 8% en 1970. En Côte-d’Or, les agricultrices représentaient 22% des chefs d’exploitation en 2010, une proportion inférieure à la moyenne nationale mais en augmentation constante ! Par ailleurs, cette féminisation n’est pas homogène sur le territoire côte-d’orien  : elle concerne particulièrement la côte viticole et le Dijonnais. Enfin, 30% des exploitantes 20 CÔTE-D’OR LE MAG’189 AVRIL 2019 sont à la tête d’une petite exploitation (contre 24% pour les hommes) et elles sont plus nombreuses que les hommes à être spécialisées dans l’activité viticole et les élevages d’ovins ou de caprins. Hommes ou femmes, tous sont mieux formés ! En Côte-d’Or, en 2010, plus de 22% des chefs d’exploitation disposaient d’une formation initiale supérieure, une proportion plus élevée que la moyenne nationale (17%). Chez les jeunes installés tout particulièrement, la proportion d’exploitants titulaires d’un diplôme supérieur au bac pro (BTSA, licence, Master, voire diplôme d’ingénieur) augmente constamment depuis 2010. LE GTA « TERRES DIJONNAISES », BON EXEMPLE DE GROUPEMENT DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE LE VIEILLISSEMENT EN QUESTION La poursuite du mouvement de vieillissement des exploitants posera des problèmes de reprise des exploitations dans certains secteurs. Des conséquences sont également à attendre en termes de conditions de travail et de santé. LE SAVIEZ-VOUS ? Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à être pluriactifs, c’est-à-dire à exercer une autre activité en dehors de l’exploitation agricole.
« « Je suis fille d’agriculteurs. J’ai su assez tôt que je voulais travailler dans ce domaine. Après mon BTS, obtenu au lycée agricole à Quetigny, j’ai eu l’opportunité de reprendre en janvier 2017 une exploitation, convertie en agriculture biologique, située à 6 km de celle de mes parents. Je suis seule à la tête de mon domaine, spécialisé en élevage et polyculture, même si je peux compter sur l’aide de ma famille ! Depuis juin 2017, je propose aussi de la vente directe à la ferme (œufs, farine, pois chiches, lentilles, viande bovine). J’ai peut-être ressenti quelques réticences quand je me suis installée  : je suis une femme et je suis jeune ! Mais elles ont été très vite effacées. Je me débrouille seule pour les travaux des champs. Il faut dire que l’équipement s’est beaucoup modernisé et rend le travail moins difficile. » « Alexandra KONIECZNY 25 ans, agricultrice à Lamargelle Damien BAUMONT 50 ans, céréalier à Noiron-sous-Gevrey « Je suis spécialisé dans les grandes cultures. En 2009, je me suis associé à trois autres exploitations à travers « La SEP des CBRD »  : chacun a conservé sa propre structure mais on met tout en commun, la main d’œuvre et la récolte. À cette occasion, nous avons été dans les premiers à investir dans du matériel « connecté »  : tracteurs, moissonneuses et pulvérisateurs équipés de GPS et d’aide à la conduite. Il y a 10 ans, c’était assez précurseur d’utiliser des Outils d’aide à la décision (OAD). Les nouvelles technologies ont révolutionné notre façon de travailler, nous ont permis de gagner en précision et en rendement. Par exemple, à la fin de l’hiver, on fait cartographier nos parcelles par satellite  : cela nous permet de mesurer la densité de la plante, de voir où il faut lui apporter de l’azote, et de lui fournir un dosage en engrais intelligent, adapté à ses besoins réels. C’est super mais il ne faut jamais oublier que la meilleure connexion en agriculture, c’est d’avoir les pieds sur terre ! ». UN ACCOMPAGNEMENT HUMAIN DU DÉPARTEMENT Les agriculteurs du XXI e siècle doivent faire face à une évolution de leur métier et à des revenus fluctuants. Une situation qui peut déstabiliser les plus fragiles et créer un stressintense. À travers ses 25 Espaces Solidarités Côte-d’Or déployés sur tout le territoire, le Département accompagne ceux qui ont besoin d’être soutenus. La détresse sociale et psychologique du monde agricole peut être entendue par les travailleurs sociaux du Département. Sous certaines conditions, les agriculteurs peuvent aussi prétendre au Revenu de solidarité active (RSA) financé par le Département et versé par la MSA. 189 allocataires bénéficient du RSA régime agricole en Côte-d’Or. Trouvez l’Espace Solidarités Côte-d’Or le plus proche de chez vous sur cotedor.fr DES TECHNOLOGIES À LA POINTE POUR UNE PRODUCTION DE QUALITÉ LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT 21



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