[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Cher

  • Format : (215 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : dépendance... des lieux de vie pour les séniors.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 le maga zine du Cher portraits Le magazine du cher Audrey Rojas, de la galère à la solidarité Audrey Rojas est une femme avenante de 36 ans, mère de six enfants. Des années de vie difficile lui ont donné le désir et l’énergie de tendre la main aux autres. Elle a gardé l’accent ensoleillé d’une jeunesse passée près de Nîmes et parle avec enthousiasme de l’atelier multiactivité organisé avec des parents et leurs enfants, au sein de la Maison des solidarités à Baugy. « Génial ! Nous décidons avec les enfants de ce que nous voulons faire. Un atelier de cuisine ou de bonbons, de la peinture, une balade pour un herbier, une sortie au Pôle du cheval et de l’âne à Lignières… On ne voit plus nos enfants comme à la maison. Ensemble, on rigole tout le temps. La bonne humeur, l’échange, le partage, c’est ce que je recherche. » Mais c’est aussi ce qu’Audrey Rojas souhaite offrir à d’autres familles car, dans cette ambiance conviviale, un autre projet est né. « C’est venu « La bonne humeur, l’échange, le partage, c’est ce que je recherche. » de nous, les parents. On a ressenti le b e s o i n de se retrouver entre adultes pour partager nos questions, nos soucis, nos expériences et de créer pour cela un espace de rencontres et d’échanges. » Le projet, nommé « Parents&co », devrait bientôt être mis en place. Ses objectifs ? « Réfléchir sur notre rôle de parents, créer du lien social, faire appel à des compétences présentes au sein de la Maison des solidarités ou à l’extérieur, faciliter l’accès aux aides sociales quand on a des problèmes. » Audrey Rojas insiste sur l’importance de ce dernier point. Et si elle a accepté d’être présente dans Cher magazine, c’est surtout pour témoigner de ce que sa propre vie lui a enseigné. « J’ai été l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire : attendre d’être au fond du trou pour faire appel au service social ! Cette expérience, je l’ai vécue et je veux aider celles et ceux qui n’osent pas demander de l’aide, qui ont honte comme moi-même j’ai eu honte. D’abord, il faut savoir que l’accès aux aides est un droit et oublier les idées fausses sur les services sociaux. Les réflexions qui font mal ne viennent pas d’eux. Ils ne sont pas là pour nous juger mais pour nous aider ! » Audrey Rojas a connu de sombres périodes. Profondément bouleversé par les horreurs de la guerre à Sarajevo, son mari qui s’était engagé dans l’armée a mis fin à son contrat. « Il en avait été transformé et, moi-même, je ne voyais plus personne. On a choisi de nourrir les enfants plutôt que de payer les factures car on n’arrivait pas à toucher le chômage. » La situation a fini par se débloquer avec l’intervention du service social du Département et de la CAF. Son mari a alors passé son permis et trouvé immédiatement du travail. Il vient de créer sa propre société de dépannage informatique. « Je l’ai toujours soutenu. J’ai puisé le courage de tenir pendant des années dans mon amour pour lui et pour nos enfants. Aujourd’hui, je suis une femme – et une mère – heureuse et comblée. » L’aventure « Parents&co » va pouvoir commencer. Nadia Monteggia
Valérie Garnier Le dessus du panier Joueuse titrée et entraîneur reconnue, elle prend les commandes du Bourges Basket Club. Présentation. Est-ce un confort ou une gageure d’arriver au sein d’un groupe qui a fini sa saison en fêtant son dixième titre de champion de France avec la ferme intention de le conserver, mais aussi de figurer parmi les huit meilleurs clubs d’Europe ? Pour Valérie Garnier, qui vient de succéder à Pierre Vincent comme entraîneur du Bourges Basket, c’est « un peu des deux mais surtout un merveilleux défi ». Née en 1965 à Cholet, dans l’ouest de la France, Valérie Garnier a longtemps mis cap au Sud : Mirande (où elle a remporté le titre de championne de France en 1988, 1989 et 1990), Aix-en-Provence, Carqueiranne, Montpellier, Le Temple-sur-Lot et Toulouse, comme joueuse puis comme entraîneur. Son arrivée à Bourges bouscule un peu sa boussole perso, mais elle assure que « ce choix professionnel vaut largement la beauté des bords de Garonne. Et puis, Bourges, c’est toujours au sud de la Loire ! » Pour un peu, avec sa chevelure aile de corbeau en baguettes de tambour, ses pommettes saillantes, son énergie dans le coaching et ses méthodes de stratège, on lui donnerait une parenté avec le jeune Bonaparte, période Arcole ! Mais son sempiternel costume noir sur chemisier blanc et son regard un peu triste lui confèrent plutôt l’élégance affûtée d’Anjelica Huston. Reste que le basket de haut niveau, ce n’est pas du cinéma. « Cela peut sembler paradoxal à certains, mais le plaisir du jeu passe par un travail fait de rigueur et de discipline, confie-t-elle. Ma petite musique, ce sera celle-là. » À raison de plusieurs matchs par semaine et confrontée à de gros poissons, ses Tangos * suivent plutôt un rythme de samba. Heureusement, la chef d’orchestre connaît la musique. François Toulat-Brisson * Surnom des joueuses du Bourges Basket. Le Centre contre les manipulations mentales organisera le 17 mars 2012 à Vierzon un colloque national sur les dérives sectaires dans le milieu de la santé. portraits le maga zine du Cher 19 Jean-Claude Dubois, la vigie Il préside, depuis sa création en 2004, le Centre contre les manipulations mentales installé à Bourges. Il marche sur des œufs. Multiplie les confidences et les explications hors micro. Il n’a pourtant rien à cacher, ni à craindre. Il n’a qu’un objectif : protéger et aider les victimes de dérives sectaires et leurs proches. Jean-Claude Dubois a 63 ans. Il découvre l’ampleur des dérives sectaires il y a quelques années, lors d’un stage organisé dans le cadre de sa profession. Il se souvient du deuxième jour où on lui parle de Dieu, puis de deux collègues qui, sous la pression et le doute, s’effondrent. « Après vérification, il y avait là tentative de recrutement sectaire. » Depuis sa création, le Centre contre les manipulations mentales (CCMM) a été saisi de 69 cas dans le Cher, 107 dans la région Centre. L’association suit actuellement une douzaine de dossiers. « Nous n’avons de préjugés envers aucune religion, pratique thérapeutique, philosophie ou vision de l’homme. En revanche, dès qu’elles sont instrumentalisées et qu’elles portent atteinte à l’intégrité physique, morale, psychologique ou financière d’un individu, nous sommes concernés ! » Sylvain Dépée L’association reçoit sur rendez-vous - Contact : ccmm18cvdl@wanadoo.fr cher magazine | n ° 3 3 | novembre - décembre 2011



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