[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Cher

  • Format : (215 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : dépendance... des lieux de vie pour les séniors.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 le Cher en actions solidarité i Office public de l’habitat i Rénovation verte à Chârost La construction à Chârost de quatre nouveaux pavillons aux dernières normes environnementales devrait s’achever d’ici au printemps prochain. Mettre à la disposition de quatre familles de Chârost de nouveaux pavillons modernes destinés à remplacer d’anciennes habitations insalubres, un exemple parmi d’autres des projets engagés par l’Office public de l’habitat du Cher à travers tout le département. L’occasion d’allier la vocation sociale de l’organisme aux exigences environnementales désormais indispensables. cher magazine | n ° 3 3 | novembre - décembre 2011 C’est après une mission de contrôle menée voici plusieurs années que l’Office public de l’habitat a décidé la réhabilitation de quatre habitations datant des années 1950 et 1960 et qui n’avaient connu aucune remise aux normes. Selon Alain Thomas, directeur général de l’Office public de l’habitat du Cher : « Ces habitations n’étaient pas bien isolées. Elles étaient par ailleurs restées sur des modes de chauffage Par l a réhabilitation de 4 pavillons, l’oph du cher accompagne l a commune de chârost dans ses efforts de rénovation de l’habitat et répond aux nouvelles exigences environnementales. Une action au cœur des politiques de renouvellement urbain et d’amélioration du patrimoine » Jean-Pierre Charles, président de l’Office public de l’habitat du Cher, vice-président du conseil général « L’Office public de l’habitat du Cher souhaite que l’accès au logement soit possible pour tous dans le département. Nous menons cette mission dans une centaine de communes. Elle consiste notamment en de nombreux travaux de réhabilitation, de rénovation et de construction d’habitations. Notre objectif : proposer un parc compatible avec les moyens des habitants et mis aux normes techniques et environnementales actuelles. Nous intervenons aussi dans la réalisation d’établissements pour personnes âgées dépendantes au bois aujourd’hui dépassés. Avec ces nouveaux pavillons, nous voulons proposer aux familles des constructions moins énergivores. Ils pourront ensuite les chauffer comme ils le désirent, à l’électricité ou au bois. » La démolition des quatre anciens bâtiments puis le relogement des familles ont été initiés il y a quelques mois et devraient aboutir d’ici à février ou mars prochain. « Il s’agit d’une intervention relativement importante. Un investissement global d’environ 550 000 € qui nous permet d’accompagner véritablement la ville de Chârost dans ses efforts de rénovation de l’habitat. Ce travail est tout à fait symptomatique des actions conséquentes menées par l’Office départemental en matière d’environnement. » Antoine Teillet ou de foyers construction de 17 logements à Vierzon. logements. établissement rattaché au Conseil général, l’Office gère environ 6 800 logements pour 20 000 locataires. Cette action, qui s’inscrit au cœur de nombreuses opérations de renouvellement urbain et d’amélioration du patrimoine, représente un budget de 18 à 20 M € par an. Quant à nos travaux, ils génèrent près de 300 emplois équivalents temps plein dans les entreprises du Cher. »
développement le Cher en actions i Interview i « Ligne à grande vitesse : le Cher ne doit pas rester à quai » Le président du Conseil général réaffirme son soutien à la réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse Paris - Orléans - Clermont- Ferrand - Lyon (1) pour favoriser l’interconnexion et l’attractivité du Cher. Cher magazine : Pourquoi le Cher a-t-il besoin d’une ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) ? Alain Rafesthain : En matière d’aménagement du territoire, on constate que les infrastructures ferroviaires ne sont pas à la hauteur de nos enjeux. Nous bénéficions certes de lignes de chemin de fer et du carrefour ferroviaire de Vierzon, mais le Cher a besoin d’une LGV, qui permet des gains de temps importants. Et, surtout, facilite l’interconnexion avec les liaisons rapides vers Paris et ses aéroports. CM : Cependant, une LGV suffit-elle en soi au développement du territoire ? A.R. : Non, cela ne peut suffire et des actions complémentaires seront indispensables. Mais grâce à la LGV, les acteurs économiques verraient d’un autre œil l’attractivité du Cher. Encore faut-il, et j’insiste, que le territoire soit bien desservi... Nous avons besoin de gares et de complémentarité avec des lignes traditionnelles modernisées. Je pense notamment au POLT (2). Le Département et Bourges Plus lancent une étude Le Conseil général participe à hauteur de 5 000 €, avec l’Agglomération de Bourges, au financement d’une étude sur les enjeux et atouts de la LGV et d’une gare TGV dans le Cher. Prenant appui sur des exemples en France et en Europe, il s’agit de « porter au mieux les intérêts du territoire » et de « soutenir le principe d’une desserte la plus équitable possible ». Le Département prépare aussi un « cahier d’acteurs » qui permettra de formuler des propositions, après consultation d’autres acteurs socio-économiques. CM : Entre la LGV et le POLT, vous ne voyez donc aucune concurrence ? A.R. : Je n’y vois que de la complémentarité, c’est pourquoi je suis absolument favorable à la modernisation du POLT ; comme à la liaison routière rapide Châteauroux-Bourges ou encore au projet d’aéroport à Châteauroux/Déols. CM : Vos premières réflexions sur les quatre tracés (1) soumis au débat public ? A.R. : N’en restons pas au seul examen des cartes, qui peut être trompeur. J’élimine d’emblée l’hypothèse du tracé Est, qui n’apporte à peu près rien. Notre préférence va au tracé Ouest, qui passe par Bourges et Vierzon. Le tracé médian mérite d’être étudié. Grâce à la LGV, les acteurs économiques verraient d’un autre œil l’attractivité du Cher. CM : Suivant les tracés, des divergences se font jour entre départements. A.R. : Effectivement, suivant les scénarios, nous ne sommes pas d’accord. Mais je suis persuadé que l’on peut trouver, avec des adaptations, un accord satisfaisant. J’ai proposé en ce sens une rencontre avec les élus de l’agglomération de Nevers et du Conseil général de la Nièvre. J’espère aussi que le débat public fera évoluer le tracé et émerger des positions communes. CM : Comment appréhendez-vous d’ores et déjà les questions à venir du financement ? A.R. : Il est anormal, au niveau des principes, que l’état fasse appel aux collectivités locales pour financer un tel projet. Néanmoins, je suis réaliste, il ne se réalisera pas si les collectivités n’y participent pas. Mais, aujourd’hui, les collectivités ne peuvent pas payer un investissement évalué entre 12 et 14 milliards d’euros. Nous devons avoir l’honnêteté de dire que, dans les conditions actuelles, notre collectivité n’est pas capable de financer. Propos recueillis par Alain Raynal (1) Toutes les informations sur le projet, sur les tracés, le débat en cours et les réunions publiques sont disponibles sur le site de la Commission particulière du débat public www.debatpublic-lgv-pocl.org. (2) Projet de modernisation des matériels et des infrastructures de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse. cher magazine | n ° 3 3 | novembre - décembre 2011 17



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