[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
[18] Cher magazine n°33 nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Cher

  • Format : (215 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : dépendance... des lieux de vie pour les séniors.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 accueil des personnes âgées dossier Aux « Roses d’Argent », priorité au résident Reportage et témoignages dans un établissement qui confirment le bien-fondé de l’accompagnement individualisé des personnes âgées dans les EHPAD... Belle floraison pour « Les Roses d’Argent ». L’EHPAD du même nom situé à Argent-sur-Sauldre a totalement été restructuré de 2007 à 2009. Soixante-cinq personnes y vivent dans des locaux adaptés et des chambres individuelles et spacieuses. On y découvre le salon esthétique où chacune et chacun peut prendre soin de lui-même, la salle de soins, une salle polyvalente pour les animations quotidiennes... « Les résidents participent selon leurs capacités et leur libre choix, nous privilégions des activités par petits groupes pour que chacun puisse s’exprimer et pratiquer », explique Marie-Christine, animatrice à temps plein. cher magazine | n ° 3 3 | novembre - décembre 2011 Une adaptation aux besoins des familles L’EHPAD comprend aussi une unité protégée de douze chambres pour les victimes de la maladie d’Alzheimer, et depuis septembre un accueil de jour de six places est aussi ouvert. Une offre utile pour soulager, en journée, les aidants familiaux, et faciliter l’éventuelle future entrée d’une personne âgée. Pour la directrice, Sylvie Bogaert, le projet d’établissement met en avant la connaissance et l’accompagnement individualisé de chaque personne âgée. « Toujours mieux la connaître afin d’adapter nos attitudes de professionnels au plus près de ses besoins. » C’est ainsi que dès le premier jour, et progressivement ensuite, sont recueillies auprès du résident ses habitudes et son histoire de vie. « On ne soigne pas la vieillesse, on l’accompagne. On ne parle pas de prise en charge, mais de prise en soins », insistent les infirmières Catherine et Florence. Florence la plus ancienne dans l’établissement a connu les changements rapides et qualitatifs dans le métier. « La prise en soin gérontologique est aujourd’hui globale. » Monique Clémenceau, bénévole pour l’animation, connaît bien l’établissement. Sa maman y a vécu. « Au début, ni elle ni moi ne voulions qu’elle parte de chez elle, puis la maladie a gagné Le projet d’établissement met en avant l a connaissance et l’accompagnement individualisé de chaque personne âgée Les Roses d’Argent proposent un salon d’esthétique, une salle de soins et une salle polyvalente pour les animations quotidiennes du terrain, je ne pouvais plus m’en occuper seule. » Un jour la décision est prise, c’est l’entrée aux « Roses d’Argent ». « Je me suis vite rendue compte que maman, entourée d’un personnel disponible et compétent, était plus détendue, moins isolée qu’à la maison. » A.R. 80 C’est le nombre de logements dans les quatre Maisons d’accueil rurales pour les personnes âgées (MARPA). 537 C’est le nombre de places dans les logements-foyers du département, groupes de logements autonomes assortis d’équipements et de services collectifs.
L’APA et l’aide sociale : deux aides distinctes à la maison comme en établissement, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), attribuée et versée par le Conseil général, finance en partie les besoins liés à la dépendance. à la maison, elle permet de financer des aides à domicile, des changes, des aménagements de logement ou un accueil de jour. Le montant de l’APA est calculé en fonction d’un classement (GIR) des différents stades de dépendance et donc des besoins d’aide à l’autonomie de chacun. Le classement GIR varie de 1 à 6, les groupes 1 et 2 correspondant à la très grande dépendance. Seuls les groupes 1 à 4 donnent droit à l’APA. Il n’y a pas de plafond de ressources mais une participation du bénéficiaire est calculée en fonction de ses revenus et de ceux de son conjoint ou concubin. Pour les personnes plus autonomes (GIR 5 et 6), les caisses de retraite peuvent être sollicitées. En EHPAD, l’APA prend en charge une partie du personnel et les changes et est en général directement versée à l’établissement. Lorsque les ressources d’une personne âgée sont faibles, elle peut aussi bénéficier d’une aide sociale pour prendre en charge le prix de l’hébergement. Dans ce cas, les ressources propres de la personne, mais aussi celles de ses obligés alimentaires (conjoint, enfants, petits-enfants), sont pris en compte. Elle peut également demander l’allocation logement (ALS ou APL). 11 millions d’e * c’est le montant annuel de l’APA versée aux établissements dans le Cher. 7 millions d’e * c’est le montant net versé au titre de l’aide sociale en établissement. 18 millions d’e * c’est le montant de l’APA versée à domicile. * Pour l’année 2010. Où s’informer ? www.cg18.fr (Solidarité et cohésion sociale puis rubrique personnes âgées) Solidarité et Cohésion sociale. Direction de l’Action et de la Coordination gérontologiques Bourges. Tél. 02 48 55 82 14. Dans les Centres communaux d’action sociale des mairies. questions à Irène Félix, Vice-présidente du Conseil général en charge des solidarités et de la cohésion sociale dossier 13 Quelles sont les priorités du Conseil général pour l’hébergement des personnes âgées dépendantes ? Irène Félix : Nous voulons permettre aux personnes âgées de trouver un lieu d’accueil près de chez elles. Le réseau (EHPAD et MARPA) à l’échelle des cantons favorise la proximité et le maillage équilibré du territoire tout en offrant des solutions d’hébergement à taille humaine. Nous avons modernisé les établissements pour améliorer le confort et faciliter le travail des personnels. Et nous souhaitons en outre améliorer le confort thermique et la performance énergétique pour protéger les personnes âgées des canicules. Depuis une dizaine d’années, nous avons, en partenariat avec l’état, renforcé de 30% les moyens en personnels. Nous voulons poursuivre dans ce sens mais, pour cela, il y a urgence à réformer le financement de la dépendance, comme à trouver des solutions pour résoudre la question de la présence médicale en milieu rural. Le report par le gouvernement de cette réforme du financement de l’autonomie pose-t-il problème ? Irène Félix : Les départements de France demandent que le financement de la dépendance soit pris en charge par la solidarité nationale. Actuellement, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ne finance que 37% du coût de la dépendance dans le Cher, dont le nombre de personnes âgées est important. Dans le même temps, le coût qui incombe aux familles est à la limite de l’acceptable. C’est bien pourquoi il est urgent qu’une loi permette à la solidarité nationale de soulager les départements. Et modifie les règles du jeu afin d’alléger les coûts pour les familles. cher magazine | n ° 3 3 | novembre - décembre 2011



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