[18] Cher magazine n°26 jui/aoû 2010
[18] Cher magazine n°26 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Cher

  • Format : (215 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : sapeurs-pompiers du Cher, partout à toute heure.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 le Cher en actions solidarité LE CHER EN ACTIONS Collège du Grand Meaulnes L’ouverture vers la paix Depuis un an, les 4 e option anglais européen du collège berruyer ont su rendre vivant leur jumelage avec le collège Ramla de Gaza. Découverte des réalités de la guerre, de la situation des enfants dans le monde, mobilisation pour leurs correspondantes... Bien plus qu’un simple échange scolaire. Le projet a été initié en 2009 par Jean-Pierre Saulnier et YannGalut, sensibles à la situation dans la région. YannGalut explique : « Le but était de trouver une action porteuse de paix, qui soit politiquement neutre. Le Conseil général est très impliqué dans la coopération décentralisée et je suis personnellement en charge des collèges ». L’idée d’un jumelage est née et Philippe Martin, professeur d’anglais au Grand Meaulnes à Bourges a tout de suite adhéré au projet. Tout s’est ensuite organisé via Internet avec signature d’une convention par visioconférence. Une coopération scolaire avec la Palestine qui semble être une première en France. Le choix du collège a été rapide. « Le collège Ramla des jeunes filles à Gaza est un exemple de la réussite de l'enseignement du français dans les écoles publiques en Palestine, pour plusieurs raisons : le collège Ramla a été la première école en 1996 à enseigner le français et il se situe dans un quartier défavorisé ». (Source www.mediterraneen.crdpaix-marseille.fr) Face aux réalités du monde Gaza est au bord de la Méditerranée et les collégiens du Grand Meaulnes, tout comme Philippe Martin, imaginaient que cette mer que nous partageons était partout semblable, avec ses plages idylliques. Ils savaient que la vie n’était pas facile en Palestine et que leurs 50 correspondantes ne jouissaient pas de la même liberté. Aujourd’hui, après un an d’échange, ils ont grandi toutes et tous, d’un côté comme de l’autre de la mer, et compris que la réalité était tout autre. Visite de l’Institut du monde arabe à Paris, étude des discours de Martin Luther King et Barack Obama, d’Imagine de John Lennon, d’un reportage de Thalassa sur les ports palestiniens, échanges de poésie sur la paix avec leurs camarades gazaouies... et les consciences de citoyens du monde se sont ouvertes comme le disent les élèves de 4 e : Mehdi : « les filles ont peur de la souffrance et de la mort de leur famille. » Amira : « elles n’ont ni les mêmes libertés ni les mêmes droits que les garçons. » Léa : « c’est comme si on ne vivait pas sur la même planète. » John : « on a vu une expo d’art sur la liberté et j’ai ressenti ça comme violent : des ballons avec des visages d’enfants sous les barbelés... » Camille : « on a l’impression d’être tellement riches, on n’ose pas leur dire ce que l’on a reçu à Noël. » Alors, ils se sont mobilisés le 16 juin pour organiser une soirée culturelle au Conseil général, avec Palestine 18 pour récolter des fonds, afin d’offrir au moins un ordinateur à leurs amies et continuer d’enrichir ce jumelage convenu sur 3 ans. En attendant d’accueillir ces demoiselles, le collège a également ouvert ses portes fin juin à une classe de garçons de Jérusalem-Est. Sandrine Gaumer
i Madonah i La maison intelligente La maison de retraite de Bellevue abrite depuis janvier l’appartement pilote Madonah (maintien à domicile diurne et nocturne des personnes âgées ou handicapées). Le Conseil général, scientifiques, chercheurs, soignants, industriels se mobilisent pour rendre les maisons de demain confortables, et maintenir à domicile les personnes à mobilité moins rapide. Tout ici a été réfléchi pour l’ergonomie : literie, penderie, salle de bain, cuisine, et même la vaisselle. Pourtant, on rentre dans un logement de standing. « Nous ne voulions pas de mobilier médicalisé, explique Corinne Bodin, cadre à Bellevue. Mais qu’une personne se sente chez elle. » Il existe trois logements pilotes en France, et celui de Bourges a reçu une distinction nationale en janvier pour son innovation. Le but est de mettre en place des outils grand public visant à sécuriser le logement d’une « Nous ne voulions pas de mobilier médicalisé, mais qu’une personne se sente chez elle. » Pour rester vivre chez soi Les actions de maintien à domicile Le Cher mène des actions en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Les aides peuvent être humaines, techniques et/ou financières. 3 900 personnes bénéficient ainsi de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA). Pour les personnes dépendantes à faibles ressources et isolées, classées en GIR 3 et 4, le Conseil général du Cher peut accorder quatre heures supplémentaires par rapport au plafond national attribuable. Ce quota d’heures supplémentaires peut être porté jusqu’à 6 heures pour les GIR 1 et 2 (grande dépendance) à faibles ressources. Un psychologue et un ergothérapeute aident les familles dans l’appréhension de la dépendance et les aménagements à envisager. Chaque année, depuis 2008, le Département organise en partenariat des forums d’information et des ateliers rencontres en direction des aidants naturels. Le Département favorise aussi la coordination des acteurs de la gérontologie, pour fluidifier le parcours d’accompagnement de la personne âgée et de son entourage. personne à mobilité moins rapide. « Dans une maison, explique Yves Parmentier, chercheur au pôle capteur à Bourges, 50% des chutes se déroulent la nuit, sur le trajet lit-salle de bains (toilettes). » L’appartement pilote a été doté de capteurs qui déclenchent la lumière dès que l’on pose le pied par terre, et qui éclairent ce trajet. Un autre capteur est dans la porte du frigo. Il détermine le nombre d’ouverture de porte, montre que l’on s’est servi à manger ou non. Une personne âgée perd parfois l’appétit quand elle se retrouve seule. Tout est automatique. Mais le résident peut activer ou désactiver un automate : c’est l’humain qui décide. Camille Beaufour, 84 ans, bon pied bon œil, a résidé pendant un mois et demi cet hiver dans cet appartement test, et a aidé les chercheurs à en améliorer l’usage. Tous ses mouvements étaient épiés par les capteurs. « Je me posais développement le Cher en actions la question, si j’étais malade et cloué au lit, qui le saurait ? » Corinne Bodin le sécurise : « L’absence de mouvement nous aurait montré qu’il y avait un problème. » De mars à juillet, 298 visiteurs professionnels sont venus découvrir ce logement modèle en constante évolution. En septembre, une expérience sur les détecteurs de chutes va être menée. E.D. L'appa r t e men t pil ot e e s t voué à é voluer E t à accueil l ir de nouve aux projet s t echnologiques, t e s t é s en t emp s réel avec de s sujet s volonta ires. cher magazine | n ° 2 6 | juillet - août 2010 15



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