[18] Cher magazine n°22 nov/déc 2009
[18] Cher magazine n°22 nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de nov/déc 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Cher

  • Format : (215 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : placer le réseau sur de bonnes voies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 LES ROUTES dossier La sécurité des usagers, une exigence quotidienne Entre 2002 et 2007, 249 personnes sont mortes sur les routes du Cher. Face à ce bilan, la sécurité routière qui relève de l’État, a innervé toute l’action du Conseil général. Au mois de septembre, il s’est fixé avec la Préfecture du Cher, de grands objectifs pour 2012 : réduire le nombre d’accidents liés aux trajets professionnels, agir auprès des séniors, passer sous la barre des 25 tués par an… « Nos compétences sont différentes, mais nos actions sont complémentaires », explique Marie- José Gonçalvès, coordinatrice sécurité routière à la Préfecture. Depuis 2007, le service des routes a ainsi mis en place un système d’information. Son but : fluidifier la circulation. Ainsi, tout au long de l’année, huit patrouilles examinent 7j/7, 24h/24, l’état des grands axes du Cher. Leur nombre passe à quatorze en période cher magazine | n ° 2 2 | novembre - décembre 2009 de viabilité hivernale. Complétées par les informations des communes et des pompiers, les données des patrouilleurs nourrissent le site www.inforoute18.fr et la boîte vocale 0 800 15 15 18. La sécurité passe également par des choix d’aménagement : la multiplication des sens giratoires, la construction de chicanes aux entrées des villes, la sécurisation des arrêts de bus… Le service des routes vient d’ailleurs de recruter un nouvel ingénieur. Le pôle « sécurité » en compte désormais deux, ainsi que trois techniciens spécialisés. Au fil des années, il s’est même découvert une nouvelle fonction, totalement gratuite et informelle : le conseil. De plus en plus, il est sollicité par les communes, et met son expertise en matière de sécurité à leur service. Sylvain Dépée. Le Département roule pour la sécurité des motards Entre 2002 et 2007, 42 conducteurs de deux-roues motorisés sont morts sur les routes du Cher. Le Département s’est donc fixé un objectif : limiter à moins de trois, le nombre d’accidents mortels en 2RM (deux-roues motorisées), d’ici à 2012. Ainsi, aide-t-il chaque année, les « Relais Calmos ». À l’occasion de compétitions au Mans ou à Magny-Cours, ils permettent aux motards de faire une pause pour se restaurer, se reposer ou faire des réparations. Par ailleurs, le Conseil général a ciblé sur les 100 km de glissières de sécurité, dix kilomètres dangereux. 65% ont été réaménagés, soit par la suppression de poteaux isolés ou carrés, soit par la pause d’un profilé en dessous des glissières, qui sans cet équipement, sont de véritables « guillotines » selon les motards. S. D. Chaque année, le Département consacre 5,6 millions d’euros à l’entretien des routes. Un budget stable. Il dépense en plus, 20 millions d’euros en investissements routiers (travaux et aménagements). Le service des routes du Cher possède 350 engins pour l’exploitation des routes, dont 33 saleuses et 47 tracteurs. Entre janvier et mars 2009, en pleine viabilité hivernale, 13 881 connections ont été enregistrées sur www.inforoute18.fr.
Les routes sur la voie du durable Bien avant le Grenelle de l’Environnement, le service des routes du Conseil général s’était saisi des derniers progrès techniques pour réduire l’empreinte écologique des aménagements routiers. Depuis 2007, il a généralisé le revêtement superficiel d’enduit, une technique « à froid » qui comme l’utilisation d’enrobés « tièdes », permet en baissant les températures de chauffe, de limiter les émanations nocives de solvants, de protéger la santé des agents et de faire des économies d’énergie. Chaque année, 120 à 150 km de routes sont réalisés Parole de... selon ce procédé. Pour les couches profondes de revêtement, il recycle de plus en plus, sur place, goudronnages et enrobés usés. Résultats : moins de déchets, moins de matières premières achetées, moins de transport et moins d’extractions dans les carrières. Enfin, tous les nouveaux projets respectent au mieux les normes en matière de nuisances sonores, et minimisent l’impact sur la flore et la faune. Avec l’aide du Muséum d’histoire naturelle de Bourges, le service des routes préserve ainsi l’habitat des chauves-souris. S. D. Benoît Deschamps, technicien en photocopieurs « Je répare des photocopieurs dans tout le département, même au-delà, et je suis motard en plus. C’est peu dire que je fais beaucoup de route par an. Les conditions de circulation se sont considérablement améliorées sur de nombreux axes du Cher. Quand je dois aller à Saint-Amand-Montrond, par exemple, je ne prends plus l’autoroute. Je prends la départementale. Plus de péage, un confort de conduite, pour pratiquement le même temps de route, à dix minutes près. Pareil pour la route d’Aubigny-sur-Nère ! Maintenant que les travaux sont finis, c’est un plaisir de rouler dessus ! » Claude Rossignol, directeur des routes du Conseil général « Le mot ˝sécurité˝ est un peu galvaudé maintenant ; mais, le service des routes n’a pas attendu le transfert des routes nationales en 2007 pour se préoccuper de la sécurité des usagers et agir en fonction. C’est une exigence quotidienne. La taille des arbres, le curage des fossés, la taille des bouchures, la signalisation, le tracé des routes… même quand on se charge d’un ouvrage d’art, on a en tête la sécurité ! On en devient même des experts. Les maires, mais aussi des porteurs de projet, par exemple de petites surfaces commerciales en ce moment, nous consultent pour savoir si les accès ont les bonnes dimensions, si les aménagements n’auront pas d’incidence malheureuse sur la circulation. » S. D. Nouvelle photo à venir dossier 13 questions à Nicolas Sansu vice- pré siden t du Conseil génér a l en charge de s Inf r a s t ruc t ure s rou t ières, de s b ât imen ts, et de s nouvel l e s t echnologie s Pourquoi cette nouvelle classification des routes ? Pour mieux coller aux réalités économiques et sociales, ainsi qu’aux besoins d’aménagement du territoire départemental. Nous travaillons à ce que les principaux pôles d’activités soient correctement reliés. Il en est de même entre pôles cantonaux. Il est important d’assurer la continuité du trafic et de veiller à l’équilibre du territoire en mettant en œuvre des règles équitables sur tout le département. Nous poursuivons les mêmes objectifs de liaisons routières efficaces vers les services publics que nous gérons comme les collèges et les centres médico-sociaux. Ce nouveau classement nous permet aussi de renforcer la viabilité hivernale par un déneigement adapté des routes. Quelles sont les priorités ? Réussir le développement du département du Cher. C’est pourquoi parmi les chantiers routiers prioritaires figure le bouclage de la rocade de Bourges. Idem pour la sécurité routière avec les efforts consentis pour la réalisation d’ouvrages d’art comme les ponts, ou l’augmentation du budget pour la sécurisation des arrêts d’autobus du transport scolaire. Propos recueillis par Alain Raynal cher magazine | n ° 2 2 | novembre - décembre 2009



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