[17] La Charente Maritime n°45 déc 12/jan-fév 2013
[17] La Charente Maritime n°45 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Conseil Général de la Charente Maritime

  • Format : (265 x 352) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : bonne année 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 TRIBUNE Marylise Fleuret-Pagnoux Conseillère générale du canton de La Rochelle 3. Autres membres du groupe PRG : Marie-Pierre Brunet (Surgères), Pascal Ferchaud (Saujon), Gilles Gautronneau (La Rochelle 1), YannJuin (La Rochelle 5), Jean-Yves Martin (St-Jean d’Angély), Denis Petit (Courçon d’Aunis), Michel Rogeon (La Rochelle 8). www.prg17.com Expression des groupes politiques Créons les conditions d’équité entre tous les collégiens L es 51 collèges de notre département ne sont pas tous sur le même pied d’égalité. C’est paradoxalement un principe « égalitariste » qui conduit le Conseil général de la Charente-Maritime à attribuer une dotation de base identique par élève d’un même montant pour tous les collèges. Ce système de répartition n’interdit pas les inégalités. Bien au contraire, il les maintient en octroyant autant à chaque établissement, que celuici ou tel autre soit composé de familles aisées ou impécunieuses avec, pour conséquence, de fortes injustices entre les élèves. Pour agir avec justice, nous devrions préférer un système de répartition prenant en compte l’ensemble des spécificités des établissements (origines sociales des élèves, situation géographique des collèges, etc.). Puisque les besoins ne sont pas les mêmes partout de façon égale, nous, élus radicaux de gauche, plaidons en faveur de davantage de solidarité et de bon sens. Pour de trop nombreuses familles démunies, les priorités induisent le plus souvent un choix qui, à regret, prive les collégiens d’un même droit d’accès à la cantine ou aux sorties scolaires. Les parents pensent réaliser une économie en faisant rentrer leurs enfants à la maison où l’équilibre alimentaire ne se fait pas forcément. Pour remédier à cela, les tarifs doivent être proportionnels aux revenus, facilitant ainsi l’accès à la restauration scolaire. Aussi, les collégiens aux origines modestes ont besoin de voyages scolaires réguliers et importants. Actuellement, ce sont 1000 € pour chaque collège mais, là encore, distribués sans considérer les capacités financières des familles et, de plus, en alternance. Or, la part qui peut être assumée par les familles n’est bien entendu pas la même pour toutes alors que les voyages, les sorties culturelles ou les échanges internationaux sont absolument indispensables à l’éveil de tous nos jeunes collégiens. Des établissements comme Pierre Mendès France à La Rochelle par exemple, le seul collège Éclair retenu par l’État dans notre département, sont composés d’élèves parfois en grande difficulté sociale souvent à l’origine de difficultés scolaires. Un ajustement dans les dotations aux collèges aurait pour effet de pouvoir accompagner ce type d’élèves dans une ouverture plus grande sur le hors quartier ou de favoriser les parcours accompagnés vers l’entreprise. Il est en effet très important de faire découvrir un métier à ces jeunes. Cela autoriserait pareillement une ouverture culturelle leur permettant de structurer l’apprentissage de l’oral et de l’écrit. Tout cela étant, Monsieur le Président, alors que l’équité vous sert probablement à justifier la forte dotation accordée aux collèges privés, il serait temps de regarder, si ce n’est aussi dans une optique plus laïque, avec une plus grande justesse et plus de justice, les différences inacceptables entre chaque collège. Répartissons différemment les dotations dans le cadre d’une enveloppe qui devrait augmenter plutôt qu’accuser une baisse de 134 761 €. Car l’avenir appartient à nos jeunes ! Christian Brunier Conseiller général du canton d’Aigrefeuille. Autres conseillers généraux du groupe socialiste : Fabrice Barusseau, David Baudon, Jack Dillenbourg, Christophe Dourthe, Pierre Feydeau, Patricia Friou, Jean-Pierre Guillon, Thierry Jullien, Bernard Lalande, Denis Leroy, Jean-Pierre Mandroux, Marc Parnaudeau, Isabelle Pichard-Chauché, Jean-Yves Quéré, Mickaël Vallet. Une Charente-Maritime à deux vitesses « T erre d’accueil », « entre terre et mer », « ouvre de nouveaux horizons », voilà de belles devises pour tenter de définir le caractère atypique de notre département. Il est vrai que la nature lui a procuré de beaux atouts. Le nombre de visiteurs (2 e département français) le prouve chaque année. Certes, l’attrait que procurent l’océan et la bande littorale avec les ports, les îles, les richesses historiques des plus grandes villes sont d’une importance capitale pour l’essor économique du département. La politique départementale en matière de tourisme est unanimement partagée par tous les élus. Mais derrière ces mots et cette belle réussite se cache une autre réalité : l’inégalité en termes d’aménagement du territoire. Un fossé de plus en plus profond se creuse entre la façade maritime et la plupart des zones de l’intérieur. Car miser essentiellement sur ce seul aspect entraîne de facto un fort déséquilibre de répartition des richesses. Puisque « l’argent va à l’argent », on perçoit l’écart grandissant dans un département à deux vitesses. Malgré les aides (favorables en pourcentage aux plus petites communes) apportées par le Conseil général, les collectivités ne sont pas considérées sur le même pied d’égalité. Si certaines peuvent se payer des trottoirs « en or », d’autres n’ont pas même les moyens de s’en offrir le moindre centimètre. La part résiduelle (subventions diverses déduites) ne permet pas à de nombreuses communes de faire ne serait-ce que le strict nécessaire pour une mise en sécurité des voies de circulation, la construction ou la mise aux normes d’infrastructures, sans parler de l’embellissement. De ces faits découle une autre problématique : d’un côté un afflux de population aisée en bordure côtière et jeune en périphérie des zones urbaines, et de l’autre un vieillissement et une désertification de certains territoires et leur corollaire, la diminution, voire la disparition de services publics ou au public. Fermetures de classes, absence d’accueils pour l’enfance ou de médecins, disparitions de commerces, délocalisations d’entreprises, maisons vides… la liste de ces retombées négatives s’allonge de semaine en semaine. A contrario, d’autres secteurs plus proches des agglomérations, accueillent en grand nombre de nouvelles populations, jeunes surtout, mais n’ont pas les moyens d’offrir tous les services nécessaires ni d’assurer la sécurité devant l’augmentation forte du trafic routier sur des routes communales ou départementales inappropriées. Il n’est peut-être pas encore trop tard pour enrayer ce phénomène. Le tourisme c’est très bien, mais le quotidien des Charentais-Maritimes c’est encore mieux. Il ne faudrait pas l’oublier. Pour cela, chaque élu se doit de défendre avec force et conviction son domaine territorial, mais encore faut-il qu’il n’y ait pas de différence de traitement selon que l’on appartienne ou non à la majorité départementale. Tous les élus sont là pour le mieux-être des Charentais-Maritimes.
15 En avant la Charente-Maritime Entretiens avec les élus de la majorité départementale Jean-Louis Frot Conseiller général du canton de Rochefort centre. 1 er Vice-président du Conseil général. e rapport établi par la Chambre Régionale des Comptes mentionne la réactivité exemplaire L du Département et la bonne gestion des crédits affectés à la suite de la tempête Xynthia. La Majorité départementale se félicite de ce rapport. Je rappelle que Xynthia a causé la mort de 12 personnes, détruit de très nombreuses habitations et entreprises, endommagé 120 Km d’ouvrages de défense contre la mer… Le Conseil général a su mobiliser ses services, les moyens humains et financiers nécessaires. Au total, près de 42 M € - avec les concours de l’État, de la Région et de l’Europe - ont été débloqués afin de répondre à cette situation d’une gravité sans précédent. Quelles ont été les actions engagées par le Département ? Le Département est venu en aide aux familles sinistrées particulièrement affectées, aux entreprises et aux Communes touchées dans le cadre de travaux d’urgence. Le Rapport de la Chambre régionale des Comptes souligne « la bonne gestion de crise imposée par la tempête Xynthia… la réactivité des services départementaux, acteurs essentiels… ». Les aides du Conseil général ont pris plusieurs formes : secours d’urgence aux personnes, complétés par des aides aux Communes ou à leurs CCAS, réhabilitation des résidences principales sinistrées, accompagnement au relogement des ménages sinistrés et mise en place par le Département de formulaires communs pour l’attribution d’aides aux activités économiques notamment. Pour information, 1 629 ménages ont été accompagnés par la mission d’appui au relogement. Les agents du Conseil général ont fait preuve d’un professionnalisme et d’un dévouement exemplaires. Comment se présente l’après-Xynthia ? Le Département, accompagné par l’État et de nombreuses collectivités locales, s’est engagé à financer un programme important de renforcement des protections littorales et a approuvé une première enveloppe de 125 M €. La phase 3 qui concerne le renforcement des digues dans le cadre du plan Littoral lancé par l’État est inscrite dans le Programme d’Actions de Prévention des Inondations. Jean-Pierre Tallieu Conseiller général du canton de La Tremblade. Vice-président du Conseil général. Vice-président et secrétaire de la commission Littoral, mer, milieu maritime et conchylicole. L e 12 octobre, le Département a organisé sa première Conférence maritime… Effectivement, élus, services de l’État, chefs d’entreprises et représentants des structures professionnelles et associatives du milieu maritime… nous étions tous réunis autour de Dominique Bussereau afin d’évoquer les adaptations nécessaires et les innovations liées aux filières maritimes. La Charente-Maritime est un des premiers départements maritimes de France. Toute son économie en termes de valeurs ajoutées et d’emplois est intimement liée à la mer. Pêche, conchyliculture, activités portuaires, industries nautiques représentent des enjeux majeurs qu’il convient de valoriser et de développer. Quels constats se dégagent de ces échanges ? Aujourd’hui, chaque filière rencontre des difficultés liées pour beaucoup à la conjoncture économique, aux contraintes environnementales et aux réglementations très contraignantes, entraînant ainsi un manque d’intérêt de la part des jeunes pour les métiers de la mer. Néanmoins, le Département mène une politique volontariste d’accompagnement, de développement et de promotion des entreprises du secteur, et en ce qui concerne les infrastructures portuaires. En 2011, nous avons consacré plus de 5 M € en investissements directs et en subventions d’équipement. Notre action s’ancre dans le concret. Quelles solutions sont envisagées à la suite de cette première Conférence Maritime ? Sélectivité au service de la gestion durable pour la pêche, adoption et diffusion de nouvelles techniques de production pour la conchyliculture, stratégie de développement et de conquête pour la filière nautique et pour le Grand Port Maritime de la Rochelle… Ces propositions doivent maintenant être accompagnées. Nous avons aussi abordé les questions de la mutualisation et de la gestion des ports, ainsi que la faiblesse de l’aquaculture en Charente-Maritime. Cette conférence nous a donné des clefs pour mieux orienter nos actions. Le milieu maritime constitue notre identité et fait notre fierté, nous devons le préserver. C’est pourquoi ce rendez-vous sera désormais annuel. Jacky Quesson Conseiller général du canton de Saint-Genis-de-Saintonge. Vice-président du Conseil général. Président de la commission Développement économique. L’emploi et le développement économique constituent une priorité pour le Conseil général. Le Fonds Départemental d’Aide à l’Immobilier d’Entreprise (FDAIDE) concourt à cette politique volontariste. Oui, tout à fait. Le Conseil général vient de porter à 3,5 M € les crédits affectés au FDAIDE pour 2012. Cette enveloppe va nous permettre de satisfaire les demandes des entreprises et de soutenir des projets générateurs d’activités économiques et d’emplois. Depuis le début de l’année, nous avons soutenu 22 projets pour la construction ou l’extension de bâtiments industriels. À titre d’exemples, l’entreprise Orylag à Surgères spécialisée dans la production de fourrures de luxe, Cintr’Atlantic à Sainte-Soulle qui produit des huisseries cintrées PVC sur mesure, ou encore la société nautique Latitude 46 basée à La Rochelle qui construit les bateaux Tofinou, ont bénéficié du soutien du Département. Plusieurs zones d’activités économiques ont également été soutenues au titre de l’acquisition et de l’aménagement de terrains, dont celles du Château-d’Oléron, de Villedoux ou encore de Saint-Fort-sur-Gironde. Ce dispositif permet donc de soutenir l’emploi. C’est notre objectif, surtout dans ce contexte de crise économique majeure. Depuis janvier 2012, les aides du Conseil général ont contribué au maintien de plus de 1 400 emplois directs et à la création prochaine de plus de 160 emplois. Cette politique de soutien à nos entreprises renforce également le tissu des sous-traitants et leurs emplois. Quels sont les autres investissements du Conseil général ? Le budget 2012 du Département se caractérise par un montant d’investissement substantiel de plus de 200 M €, dont 27,5 M € consacrés aux travaux routiers, 11 M € aux collèges, 9 M € au titre de la revitalisation des communes, près de 7 M € affectés aux digues, 4 M € destinés aux structures départementales… Ces investissements importants génèrent de l’activité économique et de l’emploi. Léon Gendre Conseiller général du canton de Saint-Martin de Ré. Vice-président chargé de la politique du Développement durable. L a Charente-Maritime possède un capital inestimable : des paysages, une biodiversité, un cadre de vie, qui concourent à son attractivité… … Et à son identité ! C’est tout le sens et l’ampleur de la politique environnementale que mène le Département depuis plus de 35 ans avec, au cœur de son action, les Espaces Naturels Sensibles. Il peut s’agir d’espaces dunaires, de forêts, de marais doux ou salés, de prairies ou encore de milieux ouverts qui présentent un intérêt paysager et écologique important, mais aussi une attractivité susceptible d’attirer des visiteurs. Les lois de décentralisation de 1982 et 1983 ont donné compétence aux Départements, pour élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public de ces espaces. La Charente-Maritime a été précurseur en la matière puisque cette politique a été décidée en 1974. Le Département est aujourd’hui propriétaire de près de 2 500 ha répartis sur une quarantaine de sites. Quels sont les moyens de la mise en œuvre de cette politique ? Sur le plan financier, le Conseil général dispose de la taxe d’aménagement perçue sur les constructions dont le produit - 4,5 M € en 2012 - sert exclusivement à l’acquisition, à la gestion et à l’aménagement de terrains sensibles, et de l’écotaxe, qui contribue également au financement de la protection des espaces naturels insulaires. Sur le plan juridique, le Département peut créer des zones de préemption, ce qui permet d’être prioritaire à l’acquisition dans ce même contexte de préservation. Protéger ne veut pas dire figer… Bien au contraire ! L’acquisition de ces espaces s’accompagne d’une conservation active pour maintenir ou développer leur richesse écologique : il peut s’agir de mise en valeur, d’entretien, du maintien ou du développement d’activités économiques respectueuses de l’environnement, de sensibilisation du public. Et en illustration de l’ouverture au public, je citerai la politique exemplaire que mène le Département en faveur des cheminements et liaisons douces, qui offre de merveilleux itinéraires touristiques.



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