[13] Accents n°253 nov/déc 2019
[13] Accents n°253 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°253 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : votre noël en provence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
#DOSSIER LE SOUTIEN À LA PARENTALITÉ Chef de file de la protection sanitaire de la mère et de l’enfant, le Département gère le service de la Protection Maternelle et Infantile. Au sein de Maisons départementales de la Solidarité (MDS), des équipes pluridisciplinaires (puéricultrices, pédiatres, gynécologues, infirmiers, sages-femmes…) organisent des consultations et des actions de prévention médico-sociale en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de 6 ans. 14 l Le magazine du Département des Bouches-du-Rhône l #253 TÉMOIGNAGE Sandrine Soulas, infirmière puéricultrice en PMI Diplômée de l’école d’infirmière de la Croix-Rouge française, Sandrine Soulas cultive depuis toujours une certaine sensibilité pour le secteur social. Elle n’a pas hésité, au cours de sa carrière professionnelle, à partir 18 mois en Afrique pour une mission humanitaire. À 40 ans, elle s’est spécialisée en puériculture et exerce depuis 2016 en Protection maternelle et infantile à la Maison départementale de la Solidarité Les Flamants (Marseille, 14 e). « Ce métier incarne des valeurs humaines et sociales que j’ai trouvées, bien au-delà de ce que je cherchais. Dans le secteur du Canet où j’interviens, j’ai à faire à une population qui vit dans une grande précarité et qui a besoin de notre aide en consultation à domicile dans un premier temps, puis en consultation puériculture au sein de la MDS en présence d’un médecin. Le point central de mon métier tourne autour du soutien à la parentalité en veillant à la prévention et l’éducation à la santé des jeunes enfants. Cela se traduit, en général, par une première visite au domicile de la jeune maman pour faire un tour d’horizon avec elle sur le mode » Rien ne me fait plus plaisir que lorsque la confiance est établie avec la jeune maman. » d’allaitement, les soins quotidiens, le portage du bébé et le bain. Cette visite est extrêmement enrichissante, elle me permet d’observer le contexte social et l’environnement dans lesquels l’enfant évolue. C’est un moyen de mettre en place par la suite la prise en charge et le suivi des familles avec mes collègues assistantes sociales, techniciennes d’intervention sociale et familiale, médecins… Rien ne me fait plus plaisir que lorsque la confiance est établie avec la jeune maman, de voir la fierté qu’elle éprouve à nourrir son bébé au sein, à le voir grandir en bonne santé avec le sentiment d’être une bonne mère. Je l’avoue, c’est ma marotte ! ».
« L’ABRI », UNE AUTRE FAMILLE POUR SE RECONSTRUIRE #SOLIDARITÉS Tombés du nid trop tôt, Malika, 16 ans, William et Cédric, 17 ans, ont été placés à l’« Abri » par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) alors qu’ils étaient en danger dans leur famille. Cette Maison de l’enfance à caractère social (MECS) située à Marseille (5 e) est devenue leur abri, celui où ils se sentent en sécurité. S’ils ont connu les affres d’une enfance chaotique, aucun d’entre eux ne s’apitoie sur son sort. « Il faut savoir prendre sa chance », clame Malika, cachée derrière ses lunettes et ses boucles brunes et dont le sourire trahit sa timidité. « Ici, ça marche comme dans une petite famille. La semaine, je vais au lycée et, si je respecte le règlement, j’ai le droit de voir mes amis le week-end et parfois après les cours », poursuit l’adolescente, en classe de seconde, qui se projette dans des études de commerce « ou dans un travail auprès des enfants ! ». Une inspiration qu’elle a peut-être trouvée auprès des 21 éducateurs spécialisés qui tournent jour et nuit pour s’occuper des 52 enfants, âgés de 3 à 18 ans, résidant à la MECS de la rue Sainte-Cécile. UN CADRE DE VIE SÉCURISANT POUR REPRENDRE CONFIANCE Dans les étages élevés de l’immense bâtisse, en empruntant un dédale de couloirs colorés séparant les chambres des « écureuils » -les tout-petits- à celles des « lapins » -les moyens-, on arrive enfin dans la section des ados. Celle où se trouve William depuis presque 2 ans. Ce garçon souriant au physique délicat et au doux regard vert est en apprentissage dans la restauration. Il apprécie la confiance que les éducateurs lui portent et la sérénité du lieu, lui, qui depuis 31 MAISONS DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE Les Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS) sont des établissements sociaux, spécialisés dans l’accueil de mineurs et/ou de jeunes majeurs confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), âgés de 3 à 21 ans. Structures gérées par des associations ou des Fondations, elles développent plusieurs types d’accompagnement à partir de petites unités en hébergement collectif. Les MECS sont habilitées et financées par le Département afin de recevoir des enfants relevant de l’Aide sociale à l’enfance. Leurs missions  : > Accueillir des enfants confiés au Département, soit par leurs parents dans l’impossibilité momentanée d’assurer l’éducation de leur enfant, soit par un juge des enfants en cas de danger, pour une durée plus ou moins longue. l’âge de 15 mois, est placé entre familles et foyers d’accueil  : « Je vais avoir du mal à quitter ce lieu où j’ai trouvé mon équilibre mais je vais pouvoir intégrer un studio de jeune majeur dès mes 18 ans en février prochain », explique ce grand supporter de l’OM qui occupe son temps libre à écouter du rap et à écrire des chansons « seulement les jours de pluie ». L’APPRENTISSAGE DE L’AUTONOMIE Cédric, lui, a quitté la chambre qu’il partageait avec William en août dernier pour intégrer « en semi-autonomie » un studio attribué par la structure aux non majeurs. Il avoue fièrement l’avoir équipé d’une télé avec son argent de poche mensuel  : « Malheureusement je n’ai pas une minute à moi pour la regarder, j’ai trop de travail «. Il faut dire que le jeune homme est en prépa Sciences-Po au lycée Thiers à Marseille. Élève brillant, il n’en est pas moins sensible lorsqu’il évoque le rituel du petit échange de textos avec son éducatrice chaque semaine lorsqu’il était en internat l’an dernier. « Ici, les éducs sont très bien. Ils posent un cadre qu’il faut respecter, c’est normal. En échange, on peut compter sur eux à tout moment. C’est très rassurant ! ». > Proposer un cadre de vie protecteur donnant à l’enfant des repères, afin de contribuer à son épanouissement, son développement psycho-affectif, son accompagnement dans sa scolarité et son insertion sociale et professionnelle. > Favoriser les liens familiaux et le soutien à la parentalité. #253 l Le magazine du Département des Bouches-du-Rhône 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :