[13] Accents n°228 fév/mar 2015
[13] Accents n°228 fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°228 de fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales, mode d'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Racines AUX SOURCES DR Les mots qui comptent Ajusta : ajouter Colo : équipe Espincha : épier Ges : point, aucun Que que siegue : quoi que ce soit MAI DE COULEGIAN QU’APRENON LA LENGO 1895 coulegian seguiguèron un cous de prouvençau dins li Bouco-dóu- Rose l’annado escoulàri passado. Es mai que li 1799 de l’annado d’avans, segur. E, dins touto l’Acadèmi de z-Ais-Marsiho, se trobo pas de meiouro situacioun. Un cop que l’avèn di, ajustaren que se fai dins un despartamen ounte estùdion 95 000 coulegian. Fau dounc relativisa, que fai rèn que dous dóu cènt. Pamens se troubara pas de meiouro situacioun entre Avignoune Briançoun. Ges de mistèri à-n-acò, leicoulegian nous vènon de l’escolo primàri, ounte aprenon la lengo quàsi 7000 escoulan. Avèn un cas particulié au nostre, qu’uno colo valènto de mèstre fourmatour obron emé la Missioun Academico de Lengo Regiounalo, à espandi un ensignamen de bello qualita. E la resulto se LA PRIMA POLIDA DE L’EDICION EN PROVENÇAU L’EFFECTIF PROVENÇALISANT DES COLLÈGES DU 13 EST EN LÉGÈRE HAUSSE, MAIS RESTE ANECDOTIQUE. CE RELATIF BON RÉSULTAT S’EXPLIQUE PAR LE BON NIVEAU D’APPRENTISSAGE EN PRIMAIRE. EN FAISANT DU PROVENÇAL LES ÉLÈVES SE FORMENT EN DOUCEUR AU MULTILINGUISME. L’ACADÉMIE DEVRAIT MIEUX Y RÉFLÉCHIR. Texte écrit en graphie mistralienne avec les suggestions lexicales de Patrici Gauthier, majoral du Félibrige. UNE DIZAINE D’OUVRAGES DE BEL INTÉRÊT SONT PROPOSÉS, EN PROVENÇAL, PAR QUATRE ÉDITEURS EN CE DÉBUT 2015. Dau pus joine au mens joine, la literatura se publiquèron, fa quauque temps, dins lo jornau Aquò occitana en Provença fa veire totjorn d’Aquí. Lo brave editor Editions des Régionalismes que mai de vòlha. Lei setmanas passadas, de tot costat nos arriban romans, Bagatoni ; un cabús dins l’univèrs de la paurilha mar- remet en vedeta l’òbra classica de Valèri Bernard, cronicas e poësias. Romieg Jumèu, mèstre d’òbra dau selhesa de la fin dau sègle XIXen presentat aquesto Centre de documentacion Creddo, a Graveson, ambé còp en grafia classica. La lenga requista de Joan- Embolh a Malamosca, nos congosta d’un roman negre Ives Casanòva nos regalarà gràcias a Trabucaire, un en riba de mar. Una occasion d’espoussar seis autrei editor que publica tant de libres en catalan coma en libres coma Pantòri e Cronicas imaginàrias (IEO Diffusion). Au meme editor, Joan Saubrement, que festeja e nos parla d’un biais chanut de la solituda, la certi- occitan : L’enfugida es escricha dins une lenga bèla, sei quatre còps vint ans, nos rementa un temps de tuda, l’oblit. Iconoclaste, lo poèta Gui Matieu, eu, nos solidaritats caminòtas. Mai l’enfànçia, que nos evòca far passar lo messatge : De tot temps, de pertot. Ambdins un provençau bèu, se debanèt en Lorraine ! De eu s’agís de l’acompanhar dins un « vira-vira dins la bòn legir : D’una guerra l’autra (ed. IEO). A pena trenta vila ». Enfin, seriá pecat de laissar de caire leiromans ans, Sarà Laurens fa conéisser tanben un temps… nègres de Florian Vernet. L’Institut d’Estudis Occitans d’a passat temps, mescla de sovenirs de familha dins que publica la màger part deis obratges de creacion una ciutat onte richas e modèsts, catolics e reformats contemporanèa presentats aquí a la lèsta, tòrna vivián pròches, sensa aqueleifrontieras que fan dire editat aqueleis enquistas qu’an marcat leis annadas uei au premier ministre que li a d’Apartheids au dintre 1990 : My name is degune Popre ficcion. L’eròi tant de l’exagòn. Lei personatges d’aqueu Cardò son de coma l’istòria ne’n valan la pena. conéisser (ed. IEO), un recampament de cronicas que Écrit en provençal graphie classique avec les suggestions de Pèire Bréchet, professeur certifié d’occitan. 42 ACCENTS N°228 Racines pòu entèndre emé plesi, pèreisèmple au coulège Lakanal d’Aubagno, ounte dins li classo de sieisenco mai que d’un(o) parlo deja proun pèr teni uno pichoto counversacioun. Nous vènon pèr la mage part de la procho escolo Mermoz, ounte s’ensigno la lengo tres ouro pèr semano, e ounte s’ensigno encaro en lengo tres ouro de francés, de matematico o que que siegue. M’agradarié de me trasfourma en rato pèr ana espincha coume se debano lou cous d’anglés d’aquéli nistoun. « Soulo la premiero lengo sèmblo dificilo » me dis Annick Rochier, la bailo de l’escolo gardanenco Elsa Triolet, bilengo aquelo. Lou prouvençau pèr aprene pièi tóuti li lengo e mai reüssi dins la vido proufessiounalo ? Devrien ié pensa mai, nòsti baile de l’Acadèmi… Les mots qui comptent Cabús : plongeon Caminòt : cheminot Paurilha : condition de la pauvreté, ensemble des pauvres Vòlha : entrain, énergie positive DR
Photo : J-P. Herbecq Racines L’INVITÉE Votre première visite dans le 13, c’était où ? À quelle occasion ? Je ne vais pas vous parler de ma première visite dans le 13, car je garde le triste souvenir d’un vol subi à la gare de Marseille… Je préfère vous parler d’une visite quelques années plus tard : la découverte du vignoble de Cassis, à pieds, de domaine en domaine. Puis à la même époque les trois domaines de Palette en vélo. Je venais juste de m’installer en Provence, à Draguignan. Je n’avais pas encore mon permis de conduire, ce qui explique la façon presque excentrique de découvrir ces deux piliers historiques du vignoble des Bouches-du- Rhône. Ceci se passait l’été 2009. En automne, j’avais repris le chemin du 13, pour entamer ma formation BTS Boissons, vins et spiritueux à l’ICOP d’Aubagne. J’en garde un excellent souvenir, encore vif aujourd’hui quand je viens enseigner dans le même institut ! Votre lieu préféré dans le 13, pourquoi ? Le village des Baux-de-Provence, perché, comme s’il était taillé dans la roche, avec ses places provençales ombragées, ses ruelles étroites, son charme le désigne à juste titre parmi les plus beaux villages de France ! JULIA SCAVO RÉPOND AU « QUESTIONNAIRE DU 13 » Quelle activité ou loisir aimez-vous pratiquer dans le 13 ? La dégustation. Quel est votre meilleur souvenir en Provence ? Le jour où je suis arrivée en Provence. Je venais m’installer, afin de rejoindre mon « âme sœur », Bruno Scavo, émérite sommelier. Des souvenirs merveilleux se sont suivis, parmi lesquels notre mariage et la naissance de notre poupée Sophie ! Êtes-vous pastis ou rosé ? Ni l’un, ni l’autre. J’admire l’art de vivre à la provençale, mais je ne pratique aucun de ces deux rituels. Dans la dégustation, ce qui m’intéresse c’est d’analyser les multiples facettes des vins rosés, de la Provence et d’ailleurs. Un plat local ? Je suis très sucre, donc les 13 desserts de Noël. Êtes-vous plongée ou farniente ? J’aime plonger dans l’analyse même quand j’essaye le « farniente » (découvert en Provence…) Un objet d’ici à mettre dans votre valise ? Les calissons d’Aix. TITULAIRE D’UN CAPES DE MATHÉMATIQUES ET PARLANT CINQ LANGUES, JULIA SCAVO A CHOISI DE FAIRE CARRIÈRE… DANS LA SOMMELLERIE. CETTE BRILLANTE ET ÉLÉGANTE JEUNE FEMME DE 31 ANS, NÉE À CRAIOVA EN ROUMANIE, EST ALLÉE JUSQU’EN DEMI-FINALE DE LA PREMIÈRE COMPÉTITION INTERNATIONALE À LAQUELLE ELLE A PARTICIPÉ, LE CONCOURS ASI* DU MEILLEUR SOMMELIER DU MONDE, EN 2010 AU CHILI. AUJOURD’HUI INSTALLÉE À BEAULIEU-SUR-MER, ELLE ENSEIGNE, NOTAMMENT À L’ICOP** D’AUBAGNE, ANIME DES SÉMINAIRES ET DES CONFÉRENCES, TOUT EN PENSANT AUX PROCHAINS CHAMPIONNATS DU MONDE EN 2016. LE 9 FÉVRIER DERNIER, ELLE ÉTAIT À L’HÔTEL DU DÉPARTEMENT POUR FAIRE PARTAGER SES IMPRESSIONS LORS DE LA DÉGUSTATION DES VINS DU DÉPARTEMENT À L’OCCASION DU « MILLÉSIME 2014 » DONT ELLE EST LA MARRAINE. Votre couleur en Provence ? La couleur de la Sainte-Victoire, ce gris a tant de nuances, toutes lumineuses. Sa couleur m’apaise. Votre bonne adresse dans le 13 ? Château Revelette, le domaine où le temps s’arrête et il fait bon vivre, en écoutant les explications de Peter Ficher, maître des lieux, autour de la dégustation de ses vins ou de ce terroir particulier, derrière la Sainte-Victoire. Ce que vous adorez dans le 13 ? La luminosité. Elle me donne une sensation de vecteur d’énergie. Ce qui vous agace dans le 13 ? Je n’habite pas dans le 13, je n’ai donc pas eu le temps de trouver ce qui pourrait m’agacer ici… Où poseriez-vous vos valises dans le 13 ? À Aix-en-Provence, ville de patrimoine, de culture, avec ses édifices conservés, ses platanes, sa vie universitaire, son cœur artistique qui bat au rythme de musique classique et de scènes de théâtre, avec ses places et son identité provençale. * Association de la Sommellerie Internationale ** Institut de chimie œnologie Paris-Provence ACCENTS N°228 Racines 43



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