[13] Accents n°228 fév/mar 2015
[13] Accents n°228 fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°228 de fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales, mode d'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Au quotidien SANTÉ IVG : un sujet de santé publique « La contraception, l’IVG comme le suivi de grossesse d’ailleurs sont des enjeux de santé publique. L’accueil, l’écoute et l’orientation des personnes font partie des objectifs prioritaires de la politique de prévention pour la santé des femmes, à commencer par les plus vulnérables d’entre elles, mise en place par le Département » explique Jacques Collomb, directeur de la Santé au Conseil général. La stratégie du Département repose en premier lieu sur la prévention des grossesses non désirées. Dans les trente Centres de Planification et d’éducation familiale, répartis dans tout le département, on parle d’éducation sexuelle, d’accès à la contraception, de contraception d’urgence (la fameuse « pilule du lendemain »). On peut y rencontrer des médecins gynécologues, des sages-femmes, des infirmières, des conseillères conjugales et aborder de manière anonyme tous les sujets relatifs à la sexualité. L’IVG y est traitée à double titre. Les CPEF sont habilités pour réaliser l’entretien préalable (obligatoire pour les mineures). En moyenne, chaque année, 600 demandes d’IVG y sont reçues et accompagnées. Quatre d’entre eux pratiquent également l’IVG médicamenteuse -distincte de l’IVG par aspiration dite « chirurgicale » - utilisée en France dans un cas sur deux. Il s’agit d’une double prise de médicaments, la première ayant lieu au CPEF, la seconde au domicile ou éventuellement à l’hôpital. UN SITE POUR TOUT SAVOIR SUR L’IVG : www.ivg.gouv.fr. Attention : veuillez taper très précisément cette adresse qui est celle mise en place par le Ministère de la Santé ; certains sites au nom ressemblant peuvent être inspirés par des opposants à l’IVG. TROUVER LES ADRESSES DES CPEF : www.cg13.fr, RUBRIQUE « le cg13 en action », SOUS-RUBRIQUE « santé » 28 ACCENTS N°228 Au quotidien 17 janvier 1975 : Une loi historique Le 17 janvier 1975 le Parlement légalisait l’interruption volontaire de grossesse. Les débats avaient été particulièrement houleux et les limites de la décence allègrement franchies par les opposants à la nouvelle loi. « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame » avait fait valoir Simone Veil, ministre de la Santé, dont le nom restera définitivement attaché à cette grande réforme. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : une trentaine d’années plus tôt, sous le régime de Vichy, une femme avait été guillotinée pour avoir pratiqué l’avortement et celui-ci était encore considéré comme un crime par le Code pénal. En 1972, lors d’un procès retentissant, le Tribunal de Bobigny avait jugée Marie- Ce que dit la loi Une IVG chirurgicale doit être pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse (quatorzième semaine après le début des dernières règles). Seul un médecin peut la réaliser, à l’hôpital ou en clinique. Une IVG médicamenteuse ne peut être pratiquée au-delà de la cinquième semaine de grossesse (7 semaines après le début des dernières règles). Elle peut être réalisée dans un établissement de santé, chez un médecin libéral, dans un CPEF ou un autre centre de santé. Seule la femme concernée peut faire une demande d’IVG. Si elle est mineure, elle devra être accompagnée d’un adulte référent, un parent ou, à défaut, une autre personne (depuis 2001, l’autorisation parentale n’est plus obligatoire). Claire, 17 ans, pour avoir avorté après un viol. Quant à la contraception, elle n’était autorisée que depuis 1967 et la pilule n’était remboursée que… depuis quelques mois ! La chape de plombqui pèse à l’époque sur la sexualité et les droits des femmes entraîne de fait une catastrophe sanitaire : des dizaines de milliers de femmes ont alors recours à l’avortement clandestin, bien souvent dans des conditions atroces, et chaque année, 250 d’entre elles en meurent. D’ailleurs, la loi Veil n’est promulguée que pour 5 ans et il faudra en fait attendre 1979 pour qu’elle soit définitivement adoptée. Et encore 1982 pour que l’IVG soit -partiellement- remboursée ; la prise en charge à 100%, c’est en… 2013, en même temps que la gratuité de la contraception pour les mineures. J-M. A. Les frais relatifs à l’IVG sont pris en charge par la sécurité sociale : l’intervention elle-même mais aussi (à partir de l’automne 2015) les examens complémentaires. Avant toute IVG, deux consultations médicales sont obligatoires. La première (chez le généraliste par exemple) sert à déclarer la volonté de mettre un terme à la grossesse et de lancer le processus. Entre les deux, un entretien avec une conseillère qualifiée (par exemple en CPEF), vrai moment d’écoute et de dialogue, est obligatoire pour les mineures, facultatif pour les majeures. Si tout est fait pour préserver une certaine confidentialité vis-à-vis de l’entourage, un véritable anonymat ne peut être garanti que dans un établissement de santé qui assure la dispense d’avance de frais. Photo : J-P. Herbecq
highwaystarz - Fotolia.com COLLOQUE COMPRENDRE ET AIDER LES ADOLESCENTS DANS LE CADRE DE LA SEMAINE D’INFORMATION EN SANTÉ MENTALE (DU 16 AU 29 MARS À MARSEILLE), L’ASSOCIATION ARPSYDEMIO ET LE PÔLE INFANTO-JUVÉNILE DU CENTRE HOSPITALIER ÉDOUARD TOULOUSE, À MARSEILLE, ORGANISENT LE COLLOQUE « LES ADOLESCENTS AUJOURD’HUI ». Période de profond bouleversement lié au séisme pubertaire, la traversée adolescente est aussi un moment de forte sensibilité à l’environnement. Certains professionnels parlent de « 2 e naissance ». Riche de potentialités de changement, ce temps des possibles est aussi une période à haut risque d’exclusion. Pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la santé mentale des jeunes est une priorité de santé publique. De fait, 10 à 20% des 15-25 ans présenteront des troubles psychiques, et, si la dépression est la première cause de maladie, le suicide est la troisième cause de décès des 10-19 ans. L’enjeu est donc fort. De nombreux professionnels dans différentes situations contribuent déjà à contenir les mouvements pour accompagner le parcours des adolescents vers la "Mille choeurs pour un regard" Des voix pour la vue Chaque édition de « Mille chœurs pour un regard » l’événement choral national de Rétina France, rassemble chanteurs et auditeurs dans la levée de fonds caritative et la sensibilisation du public aux maladies de la vue. Pour la 20 e édition, sous le parrainage du baryton Franck Ferrari, du 20 au 22 mars, et dès le mercredi 18 mars à 18h30 à l’Hôtel du Département, chorales et chœurs interprèteront des répertoires lyriques, sacrés, populaires ou classiques. Festive et porteuse d’espoirs, la manifestation permettra de financer des programmes et bourses de recherche contre les affections visuelles comme la DMLA, dégénérescence maculaire qui touche plus d’un million de maturité. Celui-ci passe par le développement de la créativité, la construction d’une capacité d’ouverture et de reconnaissance de l’autre. Les adultes, parents comme professionnels, peuvent-ils ensemble se tenir attentifs au sens du « passage à l’acte » et du « dépassement de limite » et composer avec leurs fréquents désarrois ? Placé sous le signe de l’échange, le colloque « Les adolescents aujourd’hui » ambitionne de croiser les points de vue de spécialistes issus de différentes disciplines, de dresser un état des lieux des pratiques (en particulier des partenariats auprès des adolescents) et de laisser s’exprimer parents et adolescents sur les questions que pose cette période cruciale. M. Ruiz COLLOQUE « LES ADOLESCENTS AUJOURD’HUI », LES 17 ET 18 MARS, 9H-18H, HÔTEL DU DÉPARTEMENT, SALLE DES SÉANCES PUBLIQUES, 52, AVENUE DE SAINT-JUST, MARSEILLE 4e. ARPSYDEMIO (AS. DE RECHERCHE EN PSYCHIATRIE ET ÉPIDÉMIOLOGIE) : 04 96 13 06 66 (LES MARDI ET JEUDI DE 9H À 16H). arpsydemio@gmail.com - www.arpsydemio.org personnes en France. À des fins préventives, Retina France offre sur simple demande une grille permettant de détecter chez soi les premiers signes évocateurs de la dégénérescence du centre de la rétine (appelée macula) et d’en savoir plus sur la rétinite pigmentaire. En effet, un dépistage précoce peut être crucial pour bénéficier, dans certains cas, des premières thérapies existantes. POUR S’INFORMER OU RECEVOIR LA GRILLE : ASSOCIATION RETINA FRANCE, 2 CHEMIN DU CABIROL, CS 90062, 31771 COLOMIERS CEDEX. TÉL. 05 61 30 20 50. www.retina.fr Au quotidien SOLIDARITÉ Guide Handicap et Automobile Un outil unique et indispensable Présentation des différents aménagements de voitures et leurs coûts, ainsi que des informations sur les scooters éIectriques, Ies aménagements de camping-cars, motos et side-cars, contacts des constructeurs et équipementiers, les différentes aides financières, la liste des bureaux de l’Éducation routière où s’adresser pour passer son permis B et celle des centres de rééducation fonctionnelle qui préparent au permis de conduire… En 112 pages, le « guide Handicap et Automobile » répond aux nombreuses interrogations sur les possibilités d’être véhiculé ou de se véhiculer soi-même pour toute personne handicapée physique. L’ÉDITION 2014/2015 EST DISPONIBLE AU PRIX DE 15* AUPRÈS DE L’ASSOCIATION POINT CARRÉ HANDICAP, HÔPITAL DE GARCHE 104 BD RAYMOND PPOINCARÉ, 92380 GARCHES. TÉL. 01 47 01 09 60. www.apc-handicap.org 1.4Ide I Water 1. ta}lial ACCENTS N°228 Au quotidien 29



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