[13] Accents n°228 fév/mar 2015
[13] Accents n°228 fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°228 de fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales, mode d'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photo : C. Rombi En pointe SANTÉ QUAND LES CELLULES JOUENT AU MÉCANO Pour réparer des tissus malades, la thérapie cellulaire remplace les cellules déficientes par des cellules saines. Le Laboratoire de culture et de thérapie cellulaire de l’Hôpital de la Conception (AP-HM), sous l’autorité de son fondateur le Pr Guy Magalon, s’est par exemple distingué en traitant la sclérodermie (la main est touchée par un durcissement et un épaississement de la peau) grâce à l’injection de cellules régénératives contenues dans le tissu adipeux. Ce type de thérapie repose sur l’utilisation de « cellules souches », c’est-à-dire de cellules capables de refabriquer du vivant et de régénérer des tissus. Grosso modo, on peut dire que selon leur âge et leur zone de prélèvement, ces cellules souches ont des potentialités différentes : celles prélevées sur un embryon peuvent théoriquement permettre de refaire tous les tissus (de l’os, des muscles, de la peau, des cartilages, des vaisseaux…), les cellules prélevées dans le sang de cordon ombilical, la moelle osseuse ou la graisse peuvent offrir une bonne palette de possibilités, certaines cellules souches prélevées chez l’adulte sont capables de réparer un tissu précis. Le rôle du LCTC est de prélever ces cellules et de trouver la bonne « préparation » permettant une réinjection à l’efficacité optimale chez le patient. 26 ACCENTS N°228 En pointe HÔPITAL DE LA CONCEPTION NOUVELLE ÉTAPE POUR LA THÉRAPIE CELLULAIRE MADE IN MARSEILLE LE LABORATOIRE DE CULTURE ET DE THÉRAPIE CELLULAIRE DE MARSEILLE VA S’AGRANDIR POUR SE POSITIONNER COMME UNE PLATEFORME RÉGIONALE DE PRODUCTION DE MÉDICAMENTS ISSUS DES THÉRAPIES INNOVANTES. Il y a à peine plus d’un an, nous évoquions dans ces colonnes la percée réalisée par les chercheurs marseillais dans le paysage mondial de la thérapie cellulaire : pôle d’intérêt avec l’accueil de colloques internationaux, pôle curatif aussi bien entendu, avec plusieurs centaines de greffes réalisées sur des patients venus de toute la région. Poursuivant sur sa lancée, l’équipe du Laboratoire de culture et thérapie cellulaire (LCTC) de l’hôpital de la Conception (APHM), est aujourd’hui en passe de franchir une nouvelle étape. D’ici 18 mois, le laboratoire bénéficiera d’une extension et de trois nouvelles « salles blanches » qui lui permettront de répondre aux nouvelles normes sanitaires drastiques édictées -notamment- par l’Union Européenne. L’enjeu : figurer sur la courte liste des métropoles françaises en mesure de poursuivre l’aventure des biothérapies innovantes. « La logique pousse à concentrer les sites et les équipes et à éviter la multiplication des structures de production. Notre laboratoire, ouvert en 2005, a déjà une riche histoire et un profil intéressant. Nous sommes axés sur la médecine régénérative et notre position au sein du CHU permet des échanges constants entre les unités de recherche d’Aix Marseille Université et les equipes cliniques pluridisciplinaires en charge des patients. Nous disposons d’une expertise large et d’une grande adaptabilité qui nous permet, au cas par cas, de développer tous types de projets de thérapie cellulaire en fonction de la demande clinique, notamment quand les soins conventionnels n’aboutissent pas. Grâce aux nouveaux locaux nous pourrons poursuivre notre engagement et l’étendre à la production de médicaments de thérapie innovante au service des patients de la région Paca » explique le professeur d’hématologie et de biothérapie Florence Sabatier qui dirige le laboratoire. FILIÈRE EN ESSOR Le LCTC, qui bénéficie du soutien du Conseil général, à hauteur de 78% pour le projet d’extension, a déjà obtenu des résultats dans toute une série de domaines : la réparation cutanée et le traitement des brûlures sévères (son premier domaine d’intervention), la réparation vasculaire (axe majeur de développement), la réparation cartilagineuse et la lutte contre l’arthrose du genou ou du poignet, la réparation des tissus des cordes vocales ou encore la thérapie neurale pour pallier les asphyxies néonatales... « En France, tous les facteurs sont réunis pour permettre un réel essor de la filière des thérapies innovantes ; et avec ce nouveau laboratoire, notre CHU dispose d’une structure qui va participer activement au développement de ces nouvelles thérapies » souligne Jérémy Magalon, pharmacien biologiste au LCTC. J-M. A. Photo : J-P. Herbecq I.
contrastwerkstatt - Fotolia.com La loi Veil a 40 ans Au CPEF d'Aix, prendre le temps de comprendre ce qui s'est passé Cela s’appelle un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF). Sous ce nom pas très parlant se cache un lieu serein qui permet d’aborder des sujets qui, parfois, à l’extérieur, peuvent fâcher. « Nous sommes un espace de santé dédié à la contraception et à toutes les questions relatives au couple et à la sexualité, de la contraception au suivi de grossesse en passant par l’IVG ou les difficultés de la vie de couple. Nous respectons l’anonymat et le secret, nous accueillons les mineurs sans autorisation des parents » détaille le docteur Florence Heitzler, gynécologue et responsable du CPEF Aix-Sud, quartier d’Encagnane. C’est un centre discret, un peu en retrait mais bien desservi par les transports en commun. Outre le médecin, l’équipe comprend en permanence une infirmière et une conseillère conjugale et familiale. C’est Sylvie Tourame qui occupe ce dernier poste et se charge, à ce titre, de l’entretien préalable à l’IVG. « Lorsqu’une femme s’engage dans une interruption volontaire de grossesse, mon rôle est de l’aider à mettre du sens sur ce qui est en train de se passer. » PRÉPARER LE FUTUR Car si les questions sont multiples « est-ce que je risque de devenir stérile ? (le risque zéro n’existe pas mais il est quasi-nul) », « pourquoi cela m’arrive à moi ? », il faut surtout comprendre et digérer la nouvelle d’une grossesse non désirée. « C’est toujours bien pour le futur d’avoir réfléchi, d’avoir posé les choses. Sinon, il y a un risque que la culpabilité ressurgisse bien des années après. En fait, « Ai-je fait une bêtise ou pas », ce n’est pas vraiment la question. Il faut à la fois déculpabiliser et prendre conscience que ce qui se passe n’est pas anodin. Par exemple, quand une jeune fille a pris un risque, il faut comprendre pourquoi. J’ai envie de dire que mon rôle, c’est de « tenir conseil » avec la femme qui est en face de moi, quitte d’ailleurs à la recevoir plusieurs fois pour pouvoir évoquer toutes les dimensions affectives ou sociales. » Les mineures, souvent plus sujettes à la crainte du jugement, « ont besoin de créer un espace mental à elles, où elles réfléchissent à ce qui est possible, à ce qui est souhaitable, sans être envahie par les adultes, qu’ils soient de la famille ou enseignants. » Bref, l’entretien est un sas, un temps de pause nécessaire. Car pour l’équipe du CPEF d’Aix-Sud, où ont eu lieu 22 IVG médicamenteuses en 2014 (dont 12 chez des jeunes femmes de 18 à 25 ans), « l’IVG est très rarement anodine même si elle n’est pas forcément profondément douloureuse. » J-M. Amitrano Photo : J-P. Herbecq Au quotidien Au quotidien SANTÉ.C...s..- 1. CPEF AIX-SUD, RUE CALMETTE-GUÉRIN, ZUP ENCAGNANE. TÉL. 04 13 31 84 13. PERMANENCE DE 9H À 17H, DU LUNDI AU VENDREDI. ACCENTS N°228 Au quotidien 27



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