[13] Accents n°204 avr/mai 2011
[13] Accents n°204 avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°204 de avr/mai 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : un département résolument tourné vers l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Action publique pour une route sûre et durable 8 Pourquoi et comment on construit un pont Un pont sur la Durance, aujourd’hui inadapté, assure la liaison entre Meyrargues et Pertuis. Désormais incapable de faire face aux flux grandissants de véhicules (30 000 véhicules par jour lors de la dernière enquête), l’ouvrage n’est en outre plus adapté aux risques d’inondation. Un nouveau pont va donc voir le jour, toujours sur la RD556, sous maîtrise d’ouvrage du Conseil général des Bouches-du-Rhône, dans le cadre d’une convention avec la Région Paca et le Conseil général du Vaucluse. Signe des temps, le nouvel ouvrage (31 millions d’euros), plus large, comptera notamment une piste cyclable et un cheminement piétons sécurisé ainsi qu’un belvédère (points de vues remarquables sur la Durance). La protection de l’environnement est au cœur du projet dont les phases et le contenu final ont été adaptés aux rythmes de vie de la faune locale. Citons par exemple les chiroptères et les nombreuses espèces d’oiseaux fréquentant le site. Les berges seront remodelées pour mieux faire face aux crues. Les travaux ont débuté fin 2010 avec la réalisation d’un giratoire à la sortie de l’autoroute A51. Ils se poursuivent avec la construction de l’ouvrage lui-même et devraient s’achever en 2013. L’impact sur la circulation sera très faible, le pont actuel continuera d’accomplir sa fonction d’échanges jusqu’à la livraison du projet. ACCENTS n°204 Action publique S’engager pour la Sécurité routière traitement des routes et prévention auprès des collégiens comme des conducteurs... Le Conseil général déploie une politique tous azimuts de lutte contre l’insécurité routière. Le constat est douloureux. Parmi les départements comptant plus d’un million d’habitants, les Bouches-du-Rhône sont les plus touchées par l’insécurité routière. Et 2010 ne fut pas une bonne année, avec un peu plus d’accidents et plus de tués (150 contre 139) qu’en 2009. Que faire ? Le Conseil général, gestionnaire des routes départementales (RD) et acteur militant de la sécurité routière, a choisi de conduire une politique qui s’attaque au problème sous toutes ses facettes. Bien qu’aucune loi ne l’y contraigne. Les jeunes en premières ligne Première priorité : bien analyser les circonstances des accidents, essayer de dégager les tendances de fond. Le Département s’y attelle de concert avec la Préfecture au sein de l’Observatoire départemental de la sécurité routière.Il peut également réaliser des études spécifiques (les accidents impliquant des jeunes lors de sorties nocturnes...). Conclusion : le 13 est au-dessus de la moyenne nationale pour la part des motards et des piétons dans le nombre total de tués. Quant aux 15-24 ans, ils représentent 13% de la population du département, mais 26% des tués. Ce constat dressé, le Conseil général mène une politique de lutte dans deux directions : les routes qu’il faut toujours davantage sécuriser, les usagers qu’il faut toujours davantage sensibiliser. Sur ce dernier point, les jeunes, à commencer par ceux qui fréquentent nos collèges, font l’objet de multiples campagnes : « Partage ta route » (18 000 collégiens rencontrés en 2010), « Cyclo plus », en lien avec le milieu associatif. « Mr Moto » (lire ci-contre) vise un public spécifique tandis que « Les nuits Zéro accident » permettent d’élargir la cible à tous les conducteurs. Quant aux routes, elles font l’objet d’une attention toute particulière sur l’ensemble du réseau (suppression des obstacles latéraux, dispositifs de retenue..). Le Schéma départemental accentuera encore cet effort en inscrivant la sécurité routière parmi ses axes directeurs. Prod. Numérik - Fotolia.com galam - Fotolia.com
Et les nationales devinrent départementales La loi dite « Raffarin », acte 2 de la décentralisation, a entériné le transfert au 1er janvier 2005 de 358 kilomètres de routes, jusqu’alors gérées par l’État, au Département des Bouches-du-Rhône qui en gère aujourd’hui 3 058 kilomètres. La quasi totalité des routes nationales (« RN ») des Bouchesdu-Rhône sont devenues routes départementales (« RD »). 400 agents de la DDE ont depuis rejoint le Conseil général qui a investi 30 millions d’euros pour la remise en état du réseau transféré. Photo : C. Rombi La petite reine trace sa route La « Vélorution » est en marche. Dans son volet « vélo », le projet de Schéma routier départemental va en effet passer le grand braquet avec un ambitieux plan d’action sur cinq ans. 660 des 3000 kilomètres du réseau départemental disposent déjà d’accotements cyclables (les larges bandes ocre sur le bord de la route) ; en 2015 ce seront 1100 kilomètres qui disposeront de leur voie vélo, dont 80 km de pistes cyclables en site propre. « Les boucles du 13 » seront bientôt... 13 (9 actuellement) : soit autant d’itinéraires balisés de 20 à 50 km destinés surtout aux loisirs et à la découverte. Enfin, car aménager l’existant n’est pas toujours possible, 50 km d’itinéraires de substitution seront proposés afin d’éviter les départementales trop rapides et de profiter pleinement de petites routes tranquilles. Questions à... Mr Moto, un motard au service des motards Depuis 2005, Michel Marciano, agent de la Direction des routes, joue le rôle de passerelle entre le Conseil général et le monde des motards, dont il fait partie. Sa mission : sensibiliser aux risques spécifiques encourus par les deux roues motorisées. 1 Vous agissez notamment auprès des jeunes. Sous quelle forme ? Grâce au projet « Partage ta route », nous pouvons nous adresser chaque année à 9000 collégiens de 4 e sur la thématique spécifique deux-roues. Il faut savoir qu’à cet âge-là, la moitié des adolescents ont déjà connu une expérience en scooter, souvent comme passagers, mais parfois aussi comme conducteurs. Il s’agit de remettre en avant le risque corporel et de rappeler, par exemple, qu’un casque ne coûte pas très cher et peut constituer un des cadeaux d’anniversaire. La sensibilisation est à la fois théorique et pratique, via un petit parcours à vitesse réduite. Photo : S. Ecochard Photo : S. Ecochard Vous intervenez aussi 2 auprès de votre propre administration, la Direction des Routes du Conseil général. Qu’est-ce que cela peut changer concrètement ? Je suis motard moi-même et je peux jouer le rôle de testeur. Parfois, il suffit de déplacer un panneau de signalisation de quelques mètres pour sécuriser une trajectoire et cela, un motard peut mieux le mesurer. Au-delà, j’anime des formations auprès des agents des routes sur la psychologie du conducteur, la dangerosité de certains aménagements (formes des bordures, localisation des plaques d’égoût ou autres sur la chaussée etc..). J’ai également attiré l’attention sur la nature de certains revêtements : nous avons ainsi refait la route du Col de l’Ange où l’accidentologie a depuis nettement baissé. Au final ce travail bénéficie à tous les usagers de la route. Poser une question, signaler un problème de chaussée ou un obstacle dangereux : monsieur.moto@cg13.fr jeancliclac - Fotolia.com ACCENTS n°204 Action publique 9



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