[13] Accents n°204 avr/mai 2011
[13] Accents n°204 avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°204 de avr/mai 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : un département résolument tourné vers l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Racines visages il vend son vin aux plus grandes tables de new-york C’est en 1973 que sont plantées les premières vignes sur le domaine viticole de Trévallon, au cœur des Alpilles. Plus de 35 ans après, Eloi Dürrbach, son propriétaire, reste fidèle à son idée initiale : marier malicieusement Cabernet Sauvignon et Syrah pour élaborer un vin rouge unique. Cette idée lui fut inspirée par Jules Guyot, agronome du 19 e siècle, qui suggérait déjà l’excellence de cette association sur un terroir de rocaille. « Le vin est quelque chose de simple, souligne Eloi Dürrbach, il faut de bons cépages, un terrain adéquat, du savoir-faire…et du temps ! » Ici, tout est simple : un chai épuré, une cave sans fioriture, des vignes rectilignes, mais surtout un vin d’une exceptionnelle typicité pour un rouge méditerranéen. Aujourd’hui, les 65 000 bouteilles issues des 20 hectares de vigne sont présentes dans les plus grands restaurants du monde : Paris, New-York, Sydney ou Moscou, les sommeliers se pressent pour mettre les meilleurs millésimes à leur table. Depuis quelques années, le vin blanc (exceptionnellement composé de Roussanne, Grenache, Marsanne et Chardonnay) s’est invité au cœur de la propriété, toujours élaboré en bio, marque de fabrique du domaine depuis 30 ans. Une philosophie d’artiste inspirée par l’âme de René Dürrbach, père du viticulteur, et sculpteur de renom, dont les œuvres inspirent encore le cœur du domaine. O. G. www.domainedetrevallon.com 40 ACCENTS n°204 Racines L. Moulet
Ils font rayonner les Bouches-du-Rhône Technicoflor, l’essence du parfum Niché aux pieds des collines de Pagnol, le groupe Technicoflor exporte depuis 30 ans ses essences dans le monde entier. C’est peut-être l’odeur de la garrigue et des senteurs provençales qui ont donné l’idée à François-Patrick Sabater de créer en 1981 le groupe Technicoflor à Allauch. Entreprise spécialisée dans l’essence de parfums pour la cosmétique, la savonnerie ou les parfums d’ambiance, son développement s’est d’abord fait en France, pour ensuite essaimer aux Etats-Unis, en Chine ou en Afrique. 70% des 2 500 tonnes produites chaque année partent à l’étranger pour servir de base à différents produits, notamment en Amérique du nord et en Asie. « Nous voulons maintenant nous ouvrir au marché brésilien et indien, avance Patrice Rouan, directeur général, et être plus présent en Europe. » L’entreprise s’est récemment lancée dans une démarche Photo : C. Rombi Photo : J. P.Herbecq environnementale avec l’utilisation de produits naturels, mais travaille aussi avec des producteurs issus du commerce équitable. www.technicoflor.fr Jean-Paul Decorps, notaire du Monde Ambassadeur du droit notarial français, Jean-Paul Decorps peut se targuer d’être le Marseillais le plus remuant de la planète qu’il a parcourue plusieurs fois en quinze ans. Par passion de son métier, par volonté « d’évangéliser le droit français » partout dans le monde où le droit à revendiquer l’usage ou la possession d’une terre doit être reconnu à ceux qui en sont privés. Me Decorps a une jolie formule pour résumer son engagement : « reconnaître à chacun le droit de posséder une terre, un bien, c’est faire la promotion de la paix dans un monde où les luttes de territoires vont se multiplier avec l’envolée démographique ». Son bâton de maréchal, il l’a conquis en 2005 en ayant convaincu les autorités chinoises d’adopter le système notarial français plutôt que le droit jurisprudentiel américain. Un combat de Titan dont il est sorti avec tous les honneurs et la reconnaissance de millions de petits propriétaires chinois. Un pays qui compte désormais plus de 3000 notaires libéraux. Une légion d’honneur est venue tout naturellement s’accrocher au revers de la veste de ce notaire décidément atypique élu pour trois ans président de l’Union Internationale du Notariat qui regroupe plus de 80 pays. Forcément « globe trotter » (40 000 km par an au compteur) sa priorité, ce sont les pays émergents ou en renaissance après un chaos politique ou économique, pays demandeurs d’un notariat à créer ou à moderniser. « En ce moment, par exemple, à Cuba on prépare l’après Fidel Castro » confie-t-il. Unanimement reconnu et apprécié, Jean-Paul Decorps, 64 ans, a franchi tous les échelons de la profession, élu président du Conseil Supérieur du Notariat entre 1998 et 2000 puis président honoraire du Notariat Francophone, il est aussi membre éminent du Forum pour la paix en Méditerranée. C’est aussi une certaine idée de la France qu’il entend faire rayonner. ACCENTS n°204 Racines 41



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