[13] Accents n°202 déc 10/jan 2011
[13] Accents n°202 déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°202 de déc 10/jan 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : ils font briller le 13.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR TEST JOB VIS MA VIE Qui n’a jamais songé à changer de vie, de métier ? Mais le rêve se heurte souvent à la réalité de professions que faute d’avoir vraiment approchées, on a seulement idéalisées. C’est pour venir en aide aux candidats à la reconversion que Fanny Richard a créé en 2009 Test Job, une structure unique et innovante. À 34 ans, cette jeune femme est une professionnelle de l’accompagnement à la création d’entreprise. « L’idée est simple : avant de vous lancer dans un nouveau métier, essayez-le » explique t-elle. Vous rêvez de devenir restaurateur, éleveur de chevaux, gérant de chambre d’hôtes ou encore photographe, Fanny Richard vous propose un stage en immersion de deux à quatre jours aux côtés de professionnels partenaires. Pour découvrir les coulisses, se mettre en situation, mais aussi « créer une mise en relation qui puisse se perpétuer dans le temps ». Si le stage coûte 450 euros les deux jours et 200 euros par jour supplémentaire, sachez que vous pouvez utiliser votre Droit individuel à la formation (DIF) pour le financer. I.L. www.test-job.fr Tél. 09 52 57 69 74. 6• ACCENTS Action synthèse, pour la passion en 3D Tout est parfois question de génération. Pascal Rodon, 39 ans, est de la génération « qui a vu naître l’informatique. » Avec une idée en tête : produire sur PC des films d’animation. Une idée de génie pour ce fils d’exploitant de salles de cinéma parisiennes, mais une idée qu’il a fallu défendre avant l’heure. « Au milieu des années 90, je croisais des générations d’artistes en train de se former sur PC avec l’impossibilité pour cette mouvance d’avoir accès au monde du travail. » Voilà pourquoi le jeune homme lance l’idée d’un concours de courts métrages en 3D. « On part de rien, ça grossit, ça devient autonome. On a toutes les connexions avec le monde professionnel, on a identifié de nouveaux talents et on a prouvé l’intérêt du public. » Bref, la chaîne est assemblée pour assister à la naissance d’Action synthèse. Cultissime Pollux La suite se veut logique, même si elle s’articule surtout autour de prises de risque, artistique et économique. Le Parisien s’installe à Marseille en 2000, parce qu’il croit que l’imagination est plus FABRICE MARION PASCAL RODON DR XOR MOTORS, SCOOT TOUJOURS fertile au soleil. C’est avec Pollux, inventé sous l’ORTF en 1963, vendu dans 70 pays dans le monde, « cultissime en Angleterre », qu’il parvient à créer son studio d’animation 3D. En mêlant la volonté artistique et un cofinancement, il fabrique à Marseille, du premier croquis jusqu’au transfert de pellicule, « Le manège enchanté » version 21 e siècle, pour 13 millions d’euros. Il en rapporte 20, fait 1 million d’entrées en France en 2005 et est même le 5 e plus gros succès du cinéma français en Angleterre. Reste que Pascal Rodon doit « alimenter cette usine à images », pour que vive le studio à long terme. Ce qu’il fait, avec une équipe d’une quarantaine de personnes et 12 corps de métiers différents. Action synthèse fabrique ainsi « Le manège enchanté » en série pour M6 et des TV européennes, avec 168 millions de spectateurs pour la saison 1 en Europe ! Cinq productions sont en cours et « Le magicien d’Oz » et « Pollux 2 » pour le grand écran en attente de financement. « J’essaie de garder ma passion envers et contre tout. » Avec comme objectif de sortir des contraintes financières. n Christine François-Kirsch Un concentré d’énergie électrique devrait bientôt faire son entrée dans le monde des cleantech, ces technologies propres. Il s’agit du scooter électrique XO2 inventé par la société Xor Motors basée à Gardanne. Depuis peu, l’engin fait le tour des salons internationaux de moto. Son concepteur, Fabrice Marion en est persuadé : « L’avenir de l’électrique, c’est le plaisir. » Le plaisir du silence, avec une puissance d’accélération « bluffante ». L’engin surprend également par sa maniabilité et sa légèreté (53 kg sans sa batterie, 83 kg avec batterie). En fait, l’autonomie et le temps de charge de sa batterie devraient en faire un concurrent sérieux des scooters classiques : « L’autonomie est de 75 km à 90 km/h et la charge complète se fait en 1h20 sur une prise de courant classique. » Bref, à première vue, le XO2 vient pallier les carences habituelles de l’électrique : vitesse, autonomie et charge. Avec encore une surprise : il est pliable en moins d’une minute et se glisse sans problème dans le coffre d’une voiture. « L’homologation est en cours et nous sommes en train d’organiser la production en série avec un objectif de commercialisation en point de vente au printemps 2011 » espère Fabrice Marion. Pascale Hulot
Flower Box, la déco florale design Ils ont mis des fleurs en boîte, les ont accrochées aux murs et depuis, ils sèment des boutiques un peu partout. L’idée originale de Thibault de Breyne, paysagiste, et Philippe Tisserand, spécialiste en marketing, est née, comme souvent, de discussions un peu folles entre copains, qui, à force de dessiner des jardins et d’arpenter les allées des pépiniéristes, ont fini par regarder les plantes alignées d’un autre œil. Flower Box a donc éclos à Marseille en 2005 et le succès n’a pas tardé. Il s’agit de faire de la plante un objet de décoration murale, un peu comme un tableau, vivant celui-là et déclinable à souhait. De la céramique au carton en passant par le métal comme supports, des centaines de plantes à marier, de la plus petite boîte au totem bio de 2 mètres de haut, des prix variant de 15 à… 600 euros, la gamme de Flower Box s’étend presque à l’infini. Elle ne cesse en plus de s’enrichir de nouveaux supports comme les pots en bâche destinés aux terrasses. PASCAL ZUNINO THIBAULT DE BREYNE Quant à l’entretien des végétaux, rien de plus facile grâce à une pipette qui vous permet d’humidifier la sphaigne dans laquelle ils sont plantés, cette mousse-éponge venue du Chili, capable d’absorber jusqu’à 1000 fois son volume d’eau. Dix boutiques baptisées Flower gallery ont poussé en France, autant à l’étranger, plus d’une centaine de fleuristes revendeurs. Et l’aventure continue. n Irène Lanfranchi Flower Gallery, 65 rue Francis Davso, 13006 Marseille. Tél. 04 91 90 18 12. www.flowerbox-gallery.com NOVADEM VOIT HAUT La start-up Novadem quitte aujourd’hui la pépinière d’entreprises de Meyreuil, non sans avoir réussi son envol. Elle met au point et fabrique des drones. Noms de code ? NX110 et U130. Les petits appareils, rouges pour les interventions d’urgence et jaunes pour l’inspection des monuments d’art, sont conçus pour voir et mesurer des distances et des hauteurs où l’homme peut désormais éviter de se risquer. Les voir défier les lois de l’apesanteur au moyen d’une simple commande tient de la séquence de science-fiction. Pascal Zunino et son ami d’enfance et associé, Fabien Paganucci, deux ingénieurs, ont réalisé le rêve passionné du parfait outil de robotique aérienne : un bijou de technologie électronique et mécanique effectuant des prises de vue et des relevés thermiques. Pensés pour être rapidement pris en main par les hommes de la sécurité civile, sans formation de pilotage, ils effectuent des relevés en cas de fuite de gaz ou de pollution. « Les drones sont aujourd’hui au service des secours, des militaires ou de l’exploration explique Pascal Zunino, mais les futures applications sont encore à inventer. » Pourquoi pas au cinéma ? De la conception de vues panoramiques virtuelles à 360 ° au sauvetage de vies, le drone est déjà l’avenir de l’homme. Muriel Ruiz Novadem : 04 42 61 28 70 www.novadem.com 7 INFORMATIQUE ÉDUCATION LA MÉTHODE « DYS » Nicole Caulavier, la mère, éducatrice spécialisée, se passionne pour l’accès à la lecture des enfants handicapés. Bruno, le père, informaticien, développe des logiciels d’apprentissage. Quant à Virginie, leur fille de 28 ans, après une école de commerce, elle gère la société familiale Informatique Éducation. Couleurs, orientation spatiale, acquisition de vocabulaire… Ensemble ils mettent au point et commercialisent des applications personnalisables et interactives. Leur public : les enfants (ou adultes) atteints de handicaps, présentant des troubles de l’apprentissage, ces « dys » qui emplissent les cabinets des orthophonistes. « Nos logiciels peuvent être utilisés par toute la fratrie » précise virginie. Ces produits se vendent aux établissements spécialisés et aux particuliers partout en France, et commencent à pénétrer les marchés espagnol et belge. Ainsi, Nicole a conduit sur le chemin des mots un petit garçon au QI de 41. Preuve qu’apprendre n’est pas nécessairement une souffrance. M. R. Informatique Éducation : 04 91 73 29 77 www.informatique-education.fr BRUNO ET VIRGINIE CAULAVIER ACCENTS• 7



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