[13] Accents n°199 jun/jui/aoû 2010
[13] Accents n°199 jun/jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°199 de jun/jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : développement durable, générations solidaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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7 LE GERES L’E X P E RT IS E INTERNATIONALE Le Groupe Energies renouvelables, environnement et solidarités est né à Marseille en 1976 suite au premier choc pétrolier. Quelques universitaires, énergéticiens, géographes et architectes, conscients de notre vulnérabilité énergétique fondent alors l’association pour diffuser leur savoir sur le bioclimatique. C’est ainsi l’une des premières structures à avoir posé très tôt la question de l’énergie, du développement durable et de l’accès des populations les plus pauvres à l’énergie. Au point d’être devenue aujourd’hui un expert pour de nombreux projets de développement durable aux quatre coins de la planète. En France, le Geres constitue un outil d’aide à la décision publique notamment sur les questions de la production d’énergies propres, d’économies d’énergie et de réduction et de traitement des déchets organiques. www.geres.eu 6• ACCENTS LE GERES À VOS AGENDAS Rendez-vous les 12 et 13 juin sur les fermes ouvertes bio ! Les 12 et 13 juin, les agriculteurs bio de la région ouvriront leurs fermes au grand public pour leur faire découvrir la production biologique avec dégustation et animations. L’occasion de rencontres entre agriculteurs et citoyens, pour « Il n’est pas trop tard pour agir » 3 questions à Yvette Lazzeri chercheur au Centre d’études et de recherches internationales et communautaires (Université Paul Cézanne), responsable du Pôle développement durable et territoires méditerranéens. Accents : Aujourd’hui, le développement durable est partout. Mais qu’entend-on par ce terme ? Yvette Lazzeri : Le développement durable a été défini en 1987 dans le rapport Bruntland comme un « mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». Il entend conjuguer la préservation des ressources naturelles pour les générations à venir et le partage plus équitable des richesses pour les générations présentes, au travers d’un développement économique visant « le mieux être, plutôt que le plus avoir ». Les citoyens sont ainsi invités à devenir « consom’acteurs », les entreprises et les administrations « responsables ». A : En Méditerranée, quels sont les enjeux en matière de développement durable ? Y.L. : Le littoral méditerranéen est un espace convoité où se concentrent la population, les infrastructures de transports, les activités de tourisme et des pôles industriels, conduisant à un bétonnage important et à des déséquilibres écologiques majeurs comme la pollution marine ou la dégradation de la biodiversité… qui risquent de s’accentuer. Le bassin méditerranéen est en effet désigné comme un des lieux au monde où les modifications du climat seront les plus immédiatement visibles. Les enjeux sont donc considérables. Quant au territoire des Bouches-du- Rhône, il constitue un formidable laboratoire de recherche tant les questions liées au développement durable y sont prégnantes : l’adaptation au répondre aux questions qui se posent sur l'agriculture biologique. Plus d’infos sur la liste des fermes ouvertes sur www.bio-provence.org rubrique » Espace citoyen » Nettoyage citoyen pour la cité Bassens Pour la 4 e année, l’association Made-in-Bassens organise une journée festive de nettoyage des espaces publics à la cité Bassens à Marseille le 11 juin. Les habitants, les partenaires changement climatique, l’ouverture à l’économie internationale, l’intégration sociale, l’aménagement urbain… Aujourd’hui, les pouvoirs publics sont conscients de la nécessité d’impulser un nouveau mode de développement pour éviter que ce territoire perde les atouts qui font sa richesse. ILS JOUENT COLLECTIF De nombreuses ini - tiatives sont menées telles que le développement des filières de l’innovation autour des énergies du futur, les grands travaux de rénovation urbaine à l’image d’Euroméditerranée ou encore la création du parc naturel des Calanques… Il faut cependant aller plus loin qu’une simple mutation écologique de l’économie et inventer un nouveau modèle de développement. A : Ces efforts suffiront-ils ? Y.L. : La crédibilité du développement durable suppose une sincérité dans les engagements souscrits et une généralisation au plus grand nombre. Et sa faisabilité repose sur une transformation des pratiques, des modes opératoires à tous les niveaux, acteurs publics, entreprises, citoyens. Il n’est pas encore trop tard pour agir. n institutionnels, les bailleurs sociaux se réunissent sous le thème de la propreté, de l’hygiène et du bien-vivre dans le quartier. 60 tonnes avaient été déblayées l’an dernier. Rendez-vous sous le Pont à 11h ! Tél 04 91 09 33 54 Festi’Sol, du 11 au 13 juin Festi’Sol* et les Estivales de la Biodiversité se rassemblent à Saint-Cannat du 11 au 13 juin, avec les acteurs de l’économie Propos recueillis par Pascale Hulot solidaire et des alternatives citoyennes. La manifestation a pour objectifs de faire découvrir des initiatives citoyennes et solidaires, renforcer les réseaux locaux, (é)changer ses pratiques quotidiennes *Festi’Sol est une manifestation écoresponsable réalisée dans le respect de l’environnement Entrée gratuite www.festisol.org
« LE DOMAINE DES POSSIBLES ACTE 1 - HABITER DEMAIN » 12 ET 13 JUIN Journées gratuites et ouvertes à tous. Un événement créé en partenariat avec la direction de l’Environnement du Conseil général, la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA, et le Conseil en architecture, urbanisme et environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE). Tél. 04 90 97 58 60 Manifestation éco-responsable : cuisine et rafraîchissements à base de produits locaux, poubelles de tri sélectif pour les déchets, … Programme complet sur : www.cg13.fr MARSATAC Comment habiter la terre, demain ? Le festival solidaire Pionnier du développement durable, le domaine du Château d’Avignon aux saintes-Maries-de la-Mer propose une manifestation éco-culturelle autour de l’habitat le temps d’un week-end. En devenant en 1893 propriétaire du château bâti au 18 e siècle par la famille d’Avignon, le négociant Louis Noilly-Prat en fit un lieu extraordinairement avant-gardiste dans sa manière de penser le rapport à l’habitat et aux éléments naturels. Au cœur de cet écrin de verdure, le propriétaire transforma la bastide classique, désormais domaine du Conseil général, en un pavillon de chasse doté d’équipements techniques dernier cri. À une époque où certaines trouvailles nées du courant hygiéniste du 19 e siècle n’étaient disponibles qu’aux Expositions universelles, le Château d’Avignon est alors équipé d’une station de pompage et d’assainissement des eaux, d’eau courante, de chauffage central et de lumière, environ 30 ans avant l’éclairage public. « Il est donc le lieu idéal pour s’interroger sur ce qui sera envisageable demain, en matière d’habitat et sur l’adéquation de nos besoins et à nos milieux », explique Bertrand Mazeirat, le responsable du site, à propos de la manifestation culturelle qui se tiendra au château à la mi-juin intitulée « Le Domaine des Possibles ». Au cœur de cet espace naturel sensible, pendant deux jours, une programmation foisonnante (ateliers, conférences, spectacles, randonnées…) invite un large public à repenser nos manières d’habiter. Entre ruralité et urbanité, projet social et questions économiques, critères techniques ou esthétiques, quels projets architecturaux et quels types d’organisation devons-nous envisager désormais ? Entourés d’architectes et d’artistes, vous réfléchirez le devenir du bâti et l’avenir de nos sociétés face aux utopies. n M.R. Marsatac, ce sont 30 000 spectateurs qui, en trois soirées, viennent à pied, surtout en voiture et en bus, écouter, voir, respirer l’atmosphère vivifiante des musiques électroniques et actuelles programmées par le trio fondateur Dro Kilindjian, Béatrice Desgranges et Laurence Chansigaud. En grandissant, le sémillant festival a entamé, pour ses 10 ans en 2008, une réflexion sur son impact environnemental. Elle s’est traduite par une série d’actions écoresponsables : collecte des déchets et tri sélectif, navettes gratuites avec la RTM, garage à vélos, maîtrise de la consommation énergétique, restauration bio, toilettes sèches et séances d’ostéopathie pour les festivaliers… Puis, par un bilan carbone, le premier de France pour un événement culturel de ce type. L’ADEME* a rendu ses résultats l’an dernier. « Ces chiffres nous renseignent sur les pôles de notre action les plus « émissifs », comme les transports », explique Caroline Varrall, chargée de projet environnement. Ceux-ci représentent en effet 72% de l’émission totale des 100 tonnes équivalentes en carbone produites au total, soit celle de 43 Français sur une année. Les données du bilan orientent toutes les décisions des organisateurs par rapport aux prestataires. « Le mode de production doit être irréprochable du début au bout de la chaîne, ajoute Béatrice Desgranges, c’est devenu une mentalité, un réflexe de travail. De toutes façons, les lendemains de fête, c’est un terrain nickel, pas un gobelet qui traîne. » Un bon début. M.R. *Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie www.ademe.fr Marsatac est soutenu depuis le début par le CG13 « Marsatac durable et solidaire » les 23, 24 et 25 septembre 2010 à la Friche de la Belle de Mai. www.marsatac.com D. CARLES ACCENTS• 7



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