[13] Accents n°197 fév/mar 2010
[13] Accents n°197 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de fév/mar 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : transports... coup d'accélérateur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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. Culture C LE RHÔNE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE C’est l’exposition-phare dont tout le monde parle : les découvertes archéologiques faites par l’équipe de Luc Long éclairent d’un jour nouveau l’histoire romaine de la ville d’Arles. Depuis 20 ans, Luc Long, archéologue et conservateur en chef du patrimoine du DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sousmarines), fouille les eaux sombres et tumultueuses du Rhône, des Saintes- Marie-de-la-Mer à Arles. Les découvertes de 2007, dont le fameux buste de César, ou encore la tête géante d’Auguste, attaqués par une lente érosion mais bien conservé après travaux de restauration, ont fait la réputation de l’exposition. Autant de merveilles, auxquelles il faut ajouter des objets de la vie courante, découverts au fond du Rhône, fleuve longtemps considéré comme une décharge dans la cité camarguaise. REVUE DE PRESSE 16• ACCENTS PHOTOS : S. BEN LISA MUSÉE DÉPARTEMENTAL ARLES ANTIQUE César, l’expo qui emballe le monde entier ! César n’est pas seulement un personnage historique au sens où les scientifiques l’entendent. C’est aussi un people », ose Claude Sintès, directeur du musée départemental arles antique. il va même plus loin, ne craignant pas de déranger pour expliquer l’engouement que suscite l’exposition « César, le Rhône pour mémoire, 20 ans de fouilles dans le fleuve à Arles » : « S’il vivait aujourd’hui, ses amours avec Cléopâtre feraient la Une de Gala ! » En 2010, l’exposition fait en tous les cas la couverture de grands journaux. Le magazine de France 3, « Des racines et des ailes », y a consacré une soirée entière, une promotion exceptionnellement AUJOURD’HUI EN FRANCE (10 JANVIER 2010) « Il y avait déjà en Arles des arènes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, une beauté architecturale, un parcours Van Gogh, avec des lieux immortalisés par le peintre hollandais… Il y a désormais un vrai trésor romain composé de joyaux architecturaux remontant à près de 2000 ans, arrachés aux eaux tumultueuses du Rhône, qui traverse la ville. » En images sur Plus de 70 000 en quatre mois seulement : « César, le Rhône pour mémoire », attire les visiteurs du monde entier. Grâce aux médias et au bouche-à-oreille. L’exposition dure jusqu’en septembre. efficace dont Claude Sintès n’aurait même pas rêvé ! L’exposition attire un public aussi varié qu’il est possible de l’imaginer. En quatre mois, depuis l’ouverture le 24 octobre 2009, le fameux buste de César a vu défiler devant lui plus de 70 000 personnes. « On n’a jamais connu un tel emballement », s’enthousiasment Claude Sintès et son équipe. L’exposition précédente, « De l’esclave à l’empereur », avait déjà rencontré son public, 80 000 personnes en quatre mois et demi. Là, César attire les regards du monde entier, de la banlieue arlésienne jusqu’à new-York ! « César, il est où ? » « L’archéologie sous-marine suscite en France un vrai intérêt, souligne Claude Sintès. La découverte du buste de César, dont l’hypothèse très sérieuse évoque THE NEW-YORK TIMES (30 NOVEMBRE 2009) : « Les historiens assurent que les images de César de son vivant sont rares, ce sont en général des versions idéalisées, créées après son assassinat. (…) Mais M. Long est convaincu que le Rhône détient un pouvoir secret. Il préserve le bois, le calcaire et le marbre bien mieux que la mer. » •
• qu’il s’agirait du seul buste au monde sculpté de son vivant, justifie l’intérêt qui va grandissant. » Devant cette figure historique, on s’assoit sur de petites chaises pliables, on photographie, on commente, on s’extasie même. ainsi, un groupe de 3 e âge se confond avec des collégiens venus préparer un exposé. Un couple d’américains de Floride ne regrette pas d’avoir traversé l’atlantique et ce Marseillais rêve de rencontrer Luc Long, qui continue de fouiller le fleuve. « César, il est où ? », entend-on tout au long de la journée dans la bouche des visiteurs, avant de les voir poursuivre la découverte des 500 pièces qui jalonnent le musée. il faut dire que le public est plutôt bien accompagné, notamment avec ce film qui retrace toute la restauration du buste de César. « Nous montrons l’envers du décor, car les visiteurs ne se contentent pas d’admirer la LE MONDE (30 OCTOBRE 2009) : « A Arles, où roule le Rhône, il y a une joyeuse bande de cinglés. Et ils ont fait, au musée départemental de l’Arles antique, l’une des expositions les plus intelligentes et belles qu’on ait vues ces dernières années. Le public ne s’y trompe pas, qui s’y presse : avec curiosité, pour les exogènes, fierté pour les Arlésiens. Dame ! C’est qu’on y est rien de moins qu’accueilli par Jules César lui-même. » CLE LOUVRE, PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ Ce fut d’abord une surprise : il y a un peu plus de trois ans, Henri Loyrette, directeur général du plus célèbre musée du monde, le Louvre, sollicite le musée départemental Arles Antique. « Nous avons à Arles des collections complémentaires en archéologie et le Louvre possède une collection incroyable accumulée par des achats européens, en Italie et en Grèce notamment, au fil de l’histoire » : Richelieu, Mazarin, Louis XIV ont tous contribué à enrichir cette collection. À Arles, la collection est au contraire liée au territoire, trouvée et conservée sur place. Une collection restaurée mais pas complétée, voilà ce qui intéressait Henri Loyrette : « Nous ne rajoutons pas un bras si la statue découverte n’en a plus ». « Nous traitons, précise Claude Sintès, la collection en archéologue, alors qu’au Louvre, il la traite en historien d’art. » Cette complémentarité explique en partie la nouvelle convention 2010-2013 signée à l’Hôtel du Département le 18 décembre dernier, entre le président du Conseil général 13, Jean-Noël Guérini, et le Louvre. Le musée du quai de Rivoli présentera donc une version courte de l’exposition César, probablement en 2011, avec les plus belles pièces. Puis César et une dizaine d’objets emblématiques reviendront à Arles, en exposition permanente. Enfin, un projet commun sur le patrimoine archéologique de Libye se profile, tandis que des chantiers de fouilles pourraient également être envisagés. Vénus trouvée dans le Rhône ; ils veulent également savoir ce qu’il s’est passé entre sa découverte et aujourd’hui. » Ce sont autant de petites histoires qui se racontent devant la grande. « On dépasse largement le seul cadre historique et scientifique », concède Claude Sintès, en ajoutant qu’astérix y est sans doute pour quelque chose dans le phénomène César ! Un phénomène qui ravit également la ville d’arles et tout le département des Bouches-du-Rhône, qui profitent des retombées économiques et du bouche-à-oreille très fort des visiteurs de l’exposition. n Christine François-Kirsch « César, le Rhône pour mémoire » jusqu’au 19 septembre au Musée départemental Arles antique. www.arles-antique.fr LA CROIX (24 OCTOBRE 2009) : « D’autres archéologues se seraient déjà lancés dans des digressions pour spécialistes. Pas Luc Long, éternel étudiant ébloui par le savoir-faire de l’époque romaine qu’il a appris à connaître au fil de ses découvertes. » CONNAISSANCE DES ARTS (1er DÉCEMBRE 2009) « Au début du Casanova de Fellini, lors d’une nuit de Carnaval à Venise, une énorme tête antique émerge lentement des eaux noires du Grand canal. (…) Le surgissement de ce regard venu des abysses n’en communique pas moins un frisson d’horror sacra au spectateur. Cette opération familière aux archéologues « secoue » sans doute un peu quand c’est le regard aigu de César lui-même que l’on croise et ramène à la lumière. » ACCENTS• 17



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